Focus label #08 : Ghostly International Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-12-2009
Cette semaine, nous nous sommes entretenus avec le label Ghostly International. Son fondateur, Sam Valenti IV, nous parle de son amour de toujours, la techno de Détroit et des artistes de son clan, comme l’illustre Matthew Dear.

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D’où provient le nom du label ? Est-il supposé refléter l’esprit général du label ?
Sam Valenti IV : Le mot « ghostly » (fantomatique) me poursuivait, dans les livres que je lisais, dans des discussions… Le mot s’est infiltré dans mon esprit et imposé comme nom de label !
Ca symbolise quelque chose de présent et d’absent à la fois, comme nous, par moments.

Quand et par qui a-t-il été lancé ?
SVIV : Je l’ai lancé à la fac, pendant l’été 99.

Pourquoi avoir pris la décision de fonder ce label ?
SVIV : Une envie de faire partie du monde de la musique, mais pas de son industrie !

Avez-vous aussi des sous-labels ? Pour quelles raisons ?
SVIV : En 2000, on a lancé Spectral Sound, qui se concentre sur des sorties plus dancefloor. Comme ça, Ghostly pouvait continuer à suivre son propre chemin.

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Comment décririez-vous le style du label ? Y-a-t il un genre musical qui lui corresponde parfaitement ?
SVIV : Ghoslty offre quelque chose de vaguement familier, mais surtout d’inattendu.
Spectral, à l’opposé, représente la chair et les os, de la pure et simple dance music. Pour Spectral on peut vraiment parler de genre précis, lié à la house et la techno de Détroit/Chicago.

Possédez-vous un magasin ou une boutique web ?
SVIV : On a un magasin online depuis 2001 et on a aussi un magasin temporaire à Berlin, chez Rotation Records.

Dans quel pays distribuez-vous ? Qui est votre distributeur ?
SVIV : Grâce à !K7 et Kompakt, on est distribué dans le monde entier.

Comment découvrez-vous d’autres artistes ?
SVIV : La plupart du temps, maintenant qu’on est bien établis, les artistes viennent d’eux-mêmes. Parfois on entend simplement quelque part de la bonne musique et il s’avère que l’artiste n’est pas signé ! C’est en tout cas rare que le processus soit enclenché par une démo.

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Pensez-vous qu’il vaut mieux un nombre très limité d’artistes, ou un gros catalogue, pour attirer plus d’attention ?
SVIV : On préfère se limiter à un nombre d’artistes restreint, pour pouvoir leur accorder tout le temps nécessaire !

Comment vous occupez-vous des démos ? Qui les écoutes et prends la décision de faire signer l’artiste ?
SVIV : J’écoute les démos par groupe, de temps en temps. Rarement en fait, puisque je n’y trouve presque jamais ce que je cherche.

Combien avez-vous de sorties par an ? Combien de temps ça prend de planifier la sortie d’un disque ?
SVIV : On eu 40 sorties en 2009 et ça prendre entre 4 semaines et deux mois pour en planifier une.

Ressentez-vous une influence de la ville d’origine du label sur son contenu ? Ca aurait été différent dans une autre ville ?
SVIV : Certainement ! Nos origines de Metro Detroit nous ont lié fortement à l’histoire et à la sensibilité de cette ville.

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Quel est selon vous le plus gros succès du label ?
SVIV : Notre plus gros succès c’est indéniablement que certain de nos artistes peuvent vivre de leur musique !

Au-delà des chiffres de vente, quelle est votre sortie préférée sur Turbo ?
SVIV : Peut-on déterminer quel est son enfant préféré ? :-)

Combien de temps cela vous prend pour décider si une sortie est un succès commercial ou non ?
SVIV : On ne vise pas vraiment le succès commercial… On espère récupérer l’argent investi et pouvoir faire tourner le label, mais on s’attend rarement à plus.

Pensez-vous que les choses sont de plus en plus difficiles pour les labels à cause du peer 2 peer ?
SVIV : Bien sûr, mais je pense qu’on peut en faire une force, s’en servir comme promo !

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Quel genre de media utilisez-vous pour la promotion ? Comment les sélectionnez-vous ?
SVIV : Ca dépend du disque. Internet est notre plus grand ami, évidemment.

Quelle importance revêtent les media pour un label de disques ? Avez-vous déjà eu de mauvaises expériences avec eux ?
SVIV : Bien sûr, ils peuvent encore conditionner notre succès ou notre échec. Mais je pense qu’ils ont de moins en moins cette possibilité.

Quelle importance revêt l’amitié et la confiance entre les protagonistes de votre business ?
SVIV : Fondamentale ! Personne n’est ici à cause de l’argent, nous sommes tous des gens qui aiment la musique. Il faut donc que ce soit basé sur de bonnes relations.

Quelle est la pire chose qui vous soit arrivé à la tête du label ?
SVIV : Être à deux doigts de la banqueroute fréquemment.

Et la meilleure ?
SVIV : Ne jamais y être complètement !

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Vous avez ressenti quoi le jour où vous avez eu entre vos mains le premier disque de votre catalogue ?
SVIV : Une euphorie indescriptible.

Quel est le producteur que vous êtes le plus fier d’avoir découvert ?
SVIV : Mon côté sentimental pense tout de suite aux débuts, avec Matthew Dear, Tadd Mullinix, Osborne… Mais Deastro, School Of Seven Bells ou Choir Of Young Believers en font partie aussi !

Comment voyez-vous le futur du label ?
SVIV : Je veux juste continuer à étonner et exciter les gens…

Faut-il être fou pour diriger un label en 2009 ?
SVIV : Evidemment !

Arpentez-vous encore les magasins de disque, bien que vous passiez votre vie dans le monde de la musique ?
SVIV : Ca reste un de mes grands plaisirs.

Quelles sont les prochaines sorties programmées ?
SVIV : Mux Mool - Skulltaste, une compilation de morceaux exclusifs de la team Spectral, Solvent - Subject To Shift et The Sight Below - It All Falls Apart.



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Dernière mise à jour : ( 07-12-2009 )
 
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