Caged Animals Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
26-01-2012
Eat Their Own (Lucky Number/Differ-Ant)

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Vincent Cacchione vient, comme beaucoup de descendants d’Italiens émigrés aux États-Unis, du New Jersey. Et vivre au New Jersey, c’est considéré comme une sacrée défaite là-bas, paraît-il. D’autant que New York est à côté. Du coup Vincent, étouffé par la honte, déménage à Brooklyn. Et comme faire de la musique ça rend les jupes des filles un peu plus volantes, il décide, pas nigaud, de composer de la pop lo-fi un peu psyché dans sa chambre. Évidemment. Poncifs et rêves de hipster mis à part, on est quand même bien content de voir arriver le ­premier album de son projet solo Caged Animals (il dirige en parallèle les rockers de Soft Black). D’abord parce que le bonhomme a un sens aiguisé du “hook”, ce truc qui fait que la pop, même indé, s’accroche à ton esprit faible (écoutez “Teenagers In heat” ou “Teflon Heart”). Ensuite parce que c’est un gros nounours romantique capable de faire du doo-wop avec des “choubidou, choubidou wap” et d’écrire “<3breaker” au lieu de “heart breaker”. Enfin parce qu’à l’instar de How To Dress Well ou Discovery (le groupe formé par Rostam de Vampire Weekend et un mec de Ra Ra Riot), il déringardise le R&B avec délicatesse (“Piles of $$$”). De la chouette pop, volatile mais inspirée, dans l’air du temps mais personnelle. Ça suffit. (François Blanc)

 

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