| The Roots |
|
|
|
| 21-02-2012 | |||||||
Undun (Barclay/Universal)
Il arrive bien souvent qu’un concept-album ne soit qu’un projet fumeux qui n’intéresse que ceux qui l’élaborent. Il n’en est rien ici. Undun, treizième album des Roots, est un condensé de vie où l’on retrouve neuf chroniques sur la rude existence de Redford Stevens, personnage fictif qui doit son nom à une chanson de Sufjan Stevens, reprise ici par les pères du hip-hop organique. Un disque rempli de paradoxes où le rayonnement solaire et la chaleur rassurante des quelques accords de septième contrastent dramatiquement avec les lyrics tragiquement crachés par Black Thought. Les boys de Philadelphie réactualisent l’idée de Rousseau selon laquelle la société corrompt l’être humain. Undun n’est pas tant un disque qu’un tableau de maître, soucieux de peindre la misère sociale. Bourré de références bibliques, il raconte aussi bien la déchéance (“Sleep”), que la frustration et l’attente fébrile de l’au-delà (“The Other Side”), le combat contre la vie et l’appel du crime (“Stomp” et “Lighthouse”). Si la forme est moins provocante que sur Phrenology ou Things Fall Apart, rarement les Roots ont été si ténébreux, si dignes. Quatre mouvements d’une suite quasi classique plus tard, on réécoute en boucle. Longue vie aux Roots. (David de Araujo)
![]() Les 10 dernières chroniques :
Powered by !JoomlaComment 3.25
3.25 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved." |
|||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|




