Tsugi Podcast 240 : Mondkopf Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-06-2012

 

 

Il est devenu grand, bien plus que l'on osait l'imaginer. Mondkopf, qui avait su charmer les mélomanes intellectuels et les danseurs à neurones avec Galaxy Of Nowhere, s'est drapé de noir, opérant une mue presque effrayante, mais exerçant un aura de charisme sur ses ouailles comparable au grand Aphex Twin en son temps. Rising Doom, son dernier album en date, sorti il y a maintenant un an, recèle une force ancestrale toute droit aspirée des raves, de l'âge d'or de l'IDM, voire même du black metal norvégien (première période). Le live tiré de cet album nous a tous mis délicieusement à l'épreuve, mais il semble vouloir proposer autre chose à son auditoire sous peu. Le 2 juillet, Mondkopf dévoilera une nouvelle façon se se présenter à son public, a priori plus ambient, à la Cité de la Musique, dans le cadre de Days Off. Son label In Paradisum, avant cela, se fêtera à la Gaîté Lyrique le samedi 30 juin, avec Ben Frost en invité d'honneur. Tout en écoutant ce mix qui ouvre toutes les facettes du personnage, y compris celles auxquelles nous ne sommes pas habituées, on lui laisse la parole pour tenter d'expliquer ce qui nous attend sur scène.

 

 

 

Comment appréhendes-tu ce live à la Cité de la Musique ? Cela est-il particulier pour un musicien avec un bagage comme le tien de jouer dans une telle salle ?

 

 

J’avais déjà dans l’idée de composer des morceaux moins rythmés, plus ambient, et surtout avec un côté beaucoup plus progressif que ce que j’ai pu faire jusqu’ici. Cette demande de la Cité m’a permis de vraiment me lancer là-dedans et je pense qu’improviser autour de ce genre de musique va vraiment procurer des sensations différentes, du coup j'ai assez hâte. Mais en même temps, j'angoisse un peu. Quand j’ai fait mon premier live “electro” c’était dans une cave avec des amis, et là j’ai l’impression de repartir à zéro mais dans une salle de musique classique de 800 personnes…

 

 

À quoi doit-on s'attendre par rapport à ce qu'on a pu voir sur la dernière tournée "régulière" ?

 

 

Il n'y aura aucun rythme, mais pas mal de basses ! Je l’ai conçu comme un seul morceau qui me permettra de jouer pendant 45 minutes, avec de l'expérimentation noise et parfois des moments plus mélodieux. Ce sera donc beaucoup plus progressif que le live qui accompagnait Rising Doom. J’ai choisi de retravailler avec le collectif visuel Trafik, qui a réussi à faire quelque chose d’à la fois cohérent et très différent. Cette fois-ci, ils ont conçu une matrice, un univers qui réagit à la musique. Mais il y a toujours cette énergie lumineuse, ce combat entre lumière et ténèbres.

 

 

Ce live est-il amené à être joué dans d'autres lieux au cachet plus "noble" comme celui-ci ?

 

 

Je n'aime pas trop penser en termes de noblesse mais c’est vrai qu’il sera joué dans des endroits plus propices à l'écoute qu’à la danse, avec des publics assis par exemple. Ce qui est sûr c’est qu’il ne pourra pas se retrouver au milieu d'une soirée club !

 

 

Peut-on y déceler une nouvelle direction musicale pour le futur de Mondkopf en tant qu'entité ?

 

 

Pour moi c’est une direction parallèle, une expérience. Ça ne m’empêche pas de faire des DJ sets et des choses plus techno dans la poursuite de mon maxi Ease Your Pain. Je dirais même : au contraire...




     

 

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Commentaires
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exellent
Sanjna 2012-06-21 18:37:27

Mondkopf je te met au defis de me faire une playlist de chants de Noel
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Dernière mise à jour : ( 20-06-2012 )
 
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