| Justin Martin |
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| 05-07-2012 | |||||||
Ghettos & Gardens (Dirtybird/Module)
En toute franchise, on n’attendait pas grand-chose de ce disque. Parce qu’on pensait que Justin Martin, l’un des piliers du label Dirtybird, y compilerait la plupart des maxis qu’il a sortis depuis neuf ans. Parce qu’en général, lorsqu’un producteur de house passe au format album, c’est rare que l’on ne regrette pas l’époque où il ne faisait que des maxis. Rien de tout ça ici. Et pour cela, Justin n’a même pas eu besoin de virer pop ou de faire venir pléthore d’invités vocaux. Ghettos & Gardens propose tout ce que l’on peut attendre d’un bon album de house music : qu’il soit dansant, sans donner à son auditeur l’impression de se farcir une autoroute de beats monolithiques. Le rythme est varié et syncopé, le groove omniprésent, et le producteur américain n’a jamais paru aussi à l’aise. Sa formule, qui mêle lignes de basse piquées au dubstep et à la drum’n’bass, nappes deep house et un soupçon de swag emprunté à E-40 et à la scène rap de la Bay Area, semble atteindre son climax sur ce disque. Lequel ressemble à ce second album spontané et bouncy qu’aurait dû sortir Claude VonStroke, au lieu d’aller se perdre dans les méandres d’une house minimaliste et mentale. (Gérome Darmendrail)
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