| The Hundred In The Hands |
|
|
|
| 05-09-2012 | |||||||
Red Night (Warp/Differ-Ant)
Ceux qui se faisaient chambrer pour avoir défendu ce groupe à l’époque de son premier album et de ses hits électro-disco un chouïa putassiers tiennent leur revanche. Avec Red Night, The Hundred In The Hands relève fièrement la tête. Même s’il est impossible de se rendre immédiatement compte du changement, ceux qui s’attendaient à retrouver une contrefaçon de Blondie moyenne gamme proche des Cardigans constateront que chez le couple de Brooklyn, on a désormais fini de remuer du derrière. Dorénavant, on s’imprègne de l’ambiance, et on se tait. Moins racoleur mais plus sulfureux, le duo a essoré ses productions de ce qu’il restait de guimauve, pour s’en tenir à des morceaux polyrythmiques auxquels s’associent nappes de synthé et pads obscurs. Les compositions flottent dans un coulis d’influences krautrock, hip-hop (“Recognize”) et même psyché-pop (des chœurs fantasmagoriques, façon Pet Sounds, réaniment “Lead In The Night”). Cet album consacre le talent indéniable de Jason Friedman à une production paradoxale - précise mais abstraite, allez comprendre - et la voix ensorcelante d’Eleanore Everdell. On pense évidemment aux Yeah Yeah Yeahs, mais aussi à Beach House ou Broadcast. Et si quelques intermèdes (“Red Night” ou “Stay The Night”) nous laissent sur notre faim, Red Night révèle un talent indéniable, sous réserve de meilleurs résultats au troisième trimestre. (David de Araujo)
Les 10 dernières chroniques :
Powered by !JoomlaComment 3.25
3.25 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved." |
|||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|



