Interview exclusive : Philippe Zdar parle de son implication sur le prochain Beastie Boys
11-01-2011
L’éminent membre de Cassius et producteur du dernier album de Phoenix, dans son interview donnée à Tsugi pour l’article consacré au groupe, dévoile qu’il mixe le prochain Beastie Boys !

 

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Comment s’est passée la rencontre avec les Beastie Boys ?

 

Adam Yauch (un des trois Beastie Boys,  NDLR) m’a téléphoné en me disant qu’ils avaient beaucoup écouté l’album de Phoenix. Je leur ai posé pas mal de questions même si j’étais déjà conquis d’avance. Je leur ai raconté que j’avais été au concert du Rex à Paris en 1987, où ils jouaient avec Run DMC, celui où les cailleras avaient tout pété.

 

 

Que fais-tu sur cet album ?

 

Il était fini depuis plus d’un an et ils voulaient le retoucher, que je lui apporte du sang frais. C’est un travail de mixage des pistes, même si il y a aussi petits travaux de production car on s’est dit “si il y a des trucs qui peuvent sonner mieux, et bien refaisons les”.

 

 

Comment s’est passé le travail avec eux ?

 

Je suis resté trois semaines à New York, elles sont passées comme un grand tunnel de boulot. Je me suis bien mis la pression, je suis arrivé à l’heure, j’ai beaucoup travaillé, d’habitude je travaille beaucoup mais je suis très à l’aise dans les horaires (rires) Mais là je voulais vraiment défoncer le truc. Au début, j’arrivais très tôt puis après je suis arrivé de plus en plus tard, j’avais réussi à imprimer ma patte, à leur faire comprendre que j’étais en retard et qu’il fallait l’accepter parce que je ne pouvais pas travailler autrement. Par contre, je pensais qu’ils ne viendraient pas au studio, qu’ils étaient à l’ouest. Mais pas du tout, ils étaient les premiers à arriver au studio. Ces mecs écoutent tout, ils entendent tout. Ce sont des malades mentaux de musiques comme toi et moi. Ils sont fantastiques et très très drôles.

 

 

C’était comment de ne pas travailler dans ton studio personnel ?

 

Au début, c’était très dur de ne pas être dans mon studio où il y a toutes mes machines. Là, il y avait très peu de matériel, et au fur et à mesure j’en rajoutais, je leur ai dit “ vous verrez, on va finir par toucher le plafond !” et c’est ce qui est arrivé. Je n’utilise que des machines analogiques, je ne veux pas utiliser de machines digitales, donc on ramenait du matos tous les jours. J’aimais bien ce côté américain, je leur disais : “Je peux avoir ça ?” et le lendemain, je l’avais.

 

 

Propos recueillis par Patrice Bardot

 

 

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Dernière mise à jour : ( 11-01-2011 )