| Leo Zero |
| 15-02-2012 | |||||||
Acid Life (Leo Trax)
Avoir 20 ans et économiser l’argent des repas pour s’acheter des vinyles en import dans l’une des rares officines qui les distribuent au compte-gouttes… À l’heure de la dématérialisation, une telle idée est anachronique. En 1986, pour le jeune Britannique Christopher Leo Elstob, c’était le seul moyen de pénétrer l’univers de l’électronique nord-américaine alors balbutiante. Puis sont venus l’acid house, Ibiza, les clubs, une passion pour le psychédélisme, qui ont fait de lui un graphiste reconnu et l’un des membres du groupe A Mountain Of One… Vingt-cinq ans après, Leo Zero retombe à pieds joints dans la grande bassine acid house. Accompagné d’un chanteur aperçu chez Classic ou Junior Boy’s Own, le voilà qui rebranche ses vieilles machines pour un Acid Life millésimé Detroit/Chicago circa 1989, où planent les ombres de Derrick May, Phuture, Larry Heard ou Marshall Jefferson. Un exercice de style, certes nostalgique, mais qui ne souffre d’aucun maniérisme. Pas de copier-coller, ou de tracks “à la façon de”, juste une dance music honnête et brute, parfaitement composée et sans constructions alambiquées, où les machines transpirent à l’unisson du dancefloor. En fermant les yeux, on se verrait presque en baggy dans un hangar mancunien. (Benoît Carretier)
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