Les équipes de Donald Trump ont demandé à Moby de jouer à son inauguration

Artiste-vegan-activiste-démocrate : quand on voit le CV de Moby, difficile de l'imaginer voter pour Trump. Impossible même, pour un peu que l'on suive ses différents comptes sur les réseaux sociaux, puisque l'auteur de "Porcelain" s'amuse régulièrement à ridiculiser son nouveau président à coup de photos-montages et prises de position plus sérieuses. Bref, Moby est politisé, et Moby, en fervent défenseur de l'écologie (entre autres), n'aime pas beaucoup Donald Trump. Et pourtant : en manque d'artistes-amis, les équipes du républicain sonnent à toutes les portes pour essayer de trouver quelqu'un qui accepterait de jouer à sa soirée d'inauguration - elle est prévue pour ce 20 janvier et le line-up est désespérément vide. Les dites-équipes sont alors allé contacter Moby, qui s'est bien marré : "Hahahahaha, un bookeur vient de me demander si j'accepterais de mixer à l'une des soirées inaugurales de Trump. Hahahahaha, attends, hahahaha, vraiment ? Je suppose que j'accepterais ça si en échange Trump payait ses impôts. Aussi, je jouerais du Public Enemy et des remixes de Stockhausen pour amuser les républicains. J'en ris encore. Hahahaha. Donc Trump, t'en penses quoi ? Je mixe pour toit et tu payes tes impôts ?", peut-on lire sur son compte Instagram

La blague aurait pu s'arrêter là. Mais Billboard n'a pas pu s'empêcher de tiquer sur ces références à Public Enemy et Stockhausen, l'un des pères de la musique d'avant-garde. Quelle serait la playlist idéale pour ce 20 janvier fatidique selon Moby qui, au moment de l'élection de Trump, avait écrit une lettre ouverte pour alerter sur "le pire président que notre pays a jamais vu" ? Entre "Fight The Power" de Public Enemy, Rage Against The Machine, "American Idiot" de Green Day et l'ultra-engagé "Strange Fruit" de Billie Hollyday, le producteur derrière Hotel s'est fait plaisir :