Crédit Photo : Davis Boshet

30 ans du Rex Club : deux St‐Germain pour le prix d’un !

Jeu­di 17 mai à Paris, le pio­nnier de la house française St‐Germain effec­tu­ait une dou­ble per­for­mance dans le cadre des 30 ans du Rex Club. Con­cert sur scène avec ses musi­ciens autour de son dernier album puis DJ set plus rare et intimiste. On y était.

Insti­tu­tion du club­bing parisien, le Rex Club célèbre ses trente ans de musiques élec­tron­iques et organ­ise des événe­ments hors les murs tout au long de 2018. Pas très loin en l’occurrence pour ce con­cert de St‐Germain dans la salle du Grand Rex. Alors que le pub­lic prend tran­quille­ment place — le con­cert n’est pas sold‐out et des fau­teuils res­teront vides – c’est le bri­tan­nique Atjazz qui nous fait patien­ter aux platines. 22h00, Ludovic Navarre et ses musi­ciens des qua­tre coins du globe – Afrique mais aus­si Antilles et Amérique du Sud – investis­sent la scène. Le français, comme à son habi­tude, reste en retrait der­rière ses machines et laisse les instru­men­tistes assur­er le show. Le morceau “For­get Me Not” en intro puis “Real Blues” le titre le plus mar­quant du dernier album posent une ambiance afro où sonorités élec­tron­iques et organiques se mari­ent à mer­veille. Bal­a­fon, Kora, per­cus­sions mais aus­si basse et gui­tare plus clas­sique, chaque musi­cien aura droit à son petit solo. Mal­gré quelques moments de flot­te­ments du fait que le groupe n’a pas joué ensem­ble depuis sa tournée de 2016, la per­for­mance se déroule sans accroc. Sur “Rose Rouge”, le pub­lic se lève et rejoint la fos­se pour danser. Après plusieurs morceaux de l’album éponyme de 2015, St‐Germain sort momen­tané­ment de scène… Pour revenir avec Oumou San­garé avec laque­lle il inter­prète “Fad­jamou”, superbe titre de la diva africaine en ver­sion housey. Deux rap­pels : “Fam­i­ly Tree” — reprenant les accords de piano de “Ces gens‐là” de Brel — puis le bluesy “Sure Thing” en con­clu­sion et il est déjà l’heure de rejoin­dre l’after par­ty. On est curieux de voir St‐Germain aux platines – un exer­ci­ce auquel il se prête très rarement – et il nous sur­prend en très bien avec un set deep‐house/garage claire­ment old‐school.

Meilleur moment : Observ­er une « dream‐team » de la house music autour de Ludovic Navarre durant son DJ set. DJ Deep et Alex from Tokyo – nor­mal, ils étaient bookés à la soirée – mais aus­si Dim­itri from Paris et Joe Claus­sell venus en amis. Respect !

Pire moment : Devoir par­tir avant la fin du DJ set fort sym­pa­thique de St‐Germain, boulot oblige.

 

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