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19 septembre 2013

5 questions à Dro Kilndjian (Marsatac)

par rédaction Tsugi

Et de quinze pour le festival Marsatac qui se déroulera cette année à Marseille du 19 au 29 Septembre prochain. On est allés faire un petit bilan avec Dro Kilndjian, boss de l’évènement, qui nous a aussi donné quelques pistes pour l’avenir.

Quinze ans après, quel regard porte tu sur le Festival Marsatac ?

Il a bien vieilli, même si il est encore adolescent. On a réussi à lui donner une vraie trempe et un vrai particularisme, c’est devenu un évènement un peu phare dans notre région. J’aime beaucoup aussi la démarche humaine et sensible de l’évènement, l’équipe qu’on a réussi à constituer autour de nous est devenue une véritable famille. Et puis travailler à 10-15 dans des bureaux en centre-ville avec le bruit des cigales, ce n’est pas désagréable !

 

Vous avez toujours des nouvelles idées, des moyens de réinventer le festival ?

C’est tout l’enjeu de l’évolution de notre festival. Savoir se maintenir, se réinventer, créer des choses nouvelles et ne pas rester figé dans une posture. Donc oui, on a bien l’intention de rénover et améliorer notre organisation, c’est notre boulot au quotidien. On essaye aussi de travailler avec de nouvelles personnes, rajeunir les équipes en collant à une génération (les 18-30 ans). Cela passe par des lieux différents, une augmentation du nombre de scènes, une nouvelle ville concernée, Nîmes, la programmation qui s’étoffe… on a doublé le nombre d’artistes présents par rapport à il y a quelques années. Mais c’est aussi de nouveaux projets, comme Mixatac, où des artistes européens rencontrent des musiciens d’Afrique. Tout ça a fait que l’évènement ne s’est jamais endormi ou répété, avec un bon accueil du public.

 

Est-ce que tu as l’impression que le public du festival a évolué depuis les débuts du festival ?

Effectivement, oui. Quand on a commencé en 1999, le public était bien plus segmenté je crois. Les gens qui écoutaient du hip-hop n’écoutaient que du hip-hop, de même pour les fans de techno. On a commencé sur un créneau hip-hop, avec un public très tranché, puis on s’est ensuite ouverts à de nouveaux genres et donc à de nouvelles personnes. La tendance étant aux mélanges, on a vu le public s’élargir, se mélanger, pour se diversifier. Il y a beaucoup moins de chapelles aujourd’hui, et c’est tant mieux.

 

L’année dernière, vous avez pour la première fois délocalisé le festival à Nîmes, quel bilan en tires-tu ? Vous souhaitez repousser encore les frontières ?

Si les opportunités se présentent pourquoi pas, mais ce n’est pas notre intention première ! Ici, c’est plutôt la rencontre avec l’équipe du Paloma à Nîmes qui nous a poussés à sortir de Marseille. Une nouvelle salle, des gens qui sont venus nous voir plein d’enthousiasme, tout était là pour que nous acceptions. Au final, on en est très content. Mais si il fallait partir ailleurs, je serai plutôt intéressé par l’international, des territoires inexplorés un peu particuliers. Je reviens du fin fond de la Turquie à côté de la frontière irakienne, ça pourrait bien être une piste à exploiter…

 

Qu’est-ce que tu espères pour l’avenir du festival Marsatac ? Des nouveaux projets ?

J’espère que le festival continuera à donner beaucoup de plaisir aux gens, et même plus. Marsatac est attendu comme un grand moment dans la région, on aimerait que les gens gardent cette vision de notre travail. On a par ailleurs envie d’éclater le festival dans la ville, jouer dans différents lieux de Marseille, en trouvant des autorisations pour arriver à investir des places, des rues et des parcs. Ce n’est pas encore dans les mentalités du coin, mais on y travaille !

Marsatac, du 19 au 29 septembre, Marseille/Nîmes

www.marsatac.com

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