©Andrea Frigerio

✅ Artiste Tsugi à suivre : Tamburi Neri, le lent, le tribal, l’ombre

Tam­buri Neri a sor­ti hier son pre­mier album Ombre chez les Stéphanois de Worst Records. Le duo de Milan nous emmène dans les pro­fondeurs de leur univers som­bre et envoû­tant. Après cette expéri­ence d’hyp­nose, on se devait de leur don­ner leur carte de mem­bre du très sélect’ club des Artistes Tsu­gi à suivre.

Leur musique est inclass­able : folk, elec­tro et trib­al sont des qual­i­fi­cat­ifs que Tam­buri Neri peut facile­ment s’ap­pro­prier. C’est prob­a­ble­ment de leurs influ­ences très var­iées que vient cette impos­si­bil­ité à les class­er dans un genre. Des mastodontes comme Mas­sive Attack et Pink Floyd ou des pio­nniers avant-gardistes comme Chris Carter et Moritz Von Oswald sont cités par les deux Italiens.

Après trois EPs entre 2019 et 2020, le duo de Milan s’est lancé cette année dans l’aven­ture du long for­mat avec Ombre, qui sort aujour­d’hui chez Worst Records. Avec l’aide d’Hi­roko pour la voix, c’est une belle réus­site pour le duo qui sait s’y pren­dre pour com­pos­er un disque menant droit vers la transe. À chaque track, on est hyp­no­tisé à force de rythmes trib­aux et d’é­tranges voix réver­bérées. On s’est demandé com­ment ils fai­saient ça alors on leur a demandé.

À pro­pos de votre dernière sor­tie : quel était le con­texte de sa pro­duc­tion, que viviez-vous à ce moment-là ?

Pen­dant cette péri­ode, nous nous amu­sions comme d’habitude, et cher­chions de nou­velles pos­si­bil­ités pour enrichir notre son.
Dans nos derniers tracks fig­u­raient qua­si­ment tou­jours la voix d’Andrea, pour racon­ter une his­toire et comme sonorité de fond. C’était cool, super, mais nous ressen­tions le besoin d’essayer d’interchanger la voix et de faire de nou­velles choses avec. C’est là qu’Kiroko est arrivé dans le pro­jet et nous avons essayé ça sur des morceaux comme “Bar­ritono” et “This Is The End”.

Quels étaient vos objec­tifs et les avez-vous atteints ?

Les objec­tifs ne doivent jamais être atteints, ils doivent seule­ment être renou­velés. Nous sommes assez fiers de cet album mais on préfère ne pas s’y arrêter ; on con­tin­ue d’aller de l’a­vant, toujours.

Com­ment travaillez-vous ensem­ble, au studio ?

Nous écou­tons tou­jours beau­coup de musique. Andrea apporte régulière­ment des dis­ques au stu­dio que nous écou­tons et les lais­sons nous inspir­er. Sou­vent, nous com­mençons à par­tir des idées de Clau­dio que nous dévelop­pons ensuite ensem­ble. De nom­breuses fois nous avons eu une idée créa­tive pen­dant l’écoute com­mune d’un disque.

Nous essayons avant tout de ne plus avoir de con­traintes : lent, rapi­de, dis­tor­du, doux, tout est valide !”

En quoi cet album est-il dif­férent de votre précé­dent disque ?

L’intention ici était vrai­ment de tra­vailler les voix. Nous sor­tions d’une péri­ode où nous enreg­istri­ons tou­jours des his­toires. Il y avait un besoin de chang­er un peu la donne. Ce proces­sus est d’ailleurs encore en cours. Nous ajou­tons plus de per­cus­sions aux morceaux et nous essayons avant tout de ne plus avoir de con­traintes : lent, rapi­de, dis­tor­du, doux, tout est valide !

Si vous deviez le décrire en une phrase à vos par­ents, que diriez-vous ?

L’amour, la ténac­ité et la pas­sion qui dansent autour du feu.

(Vis­ité 921 fois)