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©Andrea Frigerio
18 février 2021

✅ Artiste Tsugi à suivre : Tamburi Neri, le lent, le tribal, l’ombre

par Antoine Barsacq

Tamburi Neri a sorti hier son premier album Ombre chez les Stéphanois de Worst Records. Le duo de Milan nous emmène dans les profondeurs de leur univers sombre et envoûtant. Après cette expérience d’hypnose, on se devait de leur donner leur carte de membre du très sélect’ club des Artistes Tsugi à suivre.

Leur musique est inclassable : folk, electro et tribal sont des qualificatifs que Tamburi Neri peut facilement s’approprier. C’est probablement de leurs influences très variées que vient cette impossibilité à les classer dans un genre. Des mastodontes comme Massive Attack et Pink Floyd ou des pionniers avant-gardistes comme Chris Carter et Moritz Von Oswald sont cités par les deux Italiens.

Après trois EPs entre 2019 et 2020, le duo de Milan s’est lancé cette année dans l’aventure du long format avec Ombre, qui sort aujourd’hui chez Worst Records. Avec l’aide d’Hiroko pour la voix, c’est une belle réussite pour le duo qui sait s’y prendre pour composer un disque menant droit vers la transe. À chaque track, on est hypnotisé à force de rythmes tribaux et d’étranges voix réverbérées. On s’est demandé comment ils faisaient ça alors on leur a demandé.

À propos de votre dernière sortie : quel était le contexte de sa production, que viviez-vous à ce moment-là ?

Pendant cette période, nous nous amusions comme d’habitude, et cherchions de nouvelles possibilités pour enrichir notre son.
Dans nos derniers tracks figuraient quasiment toujours la voix d’Andrea, pour raconter une histoire et comme sonorité de fond. C’était cool, super, mais nous ressentions le besoin d’essayer d’interchanger la voix et de faire de nouvelles choses avec. C’est là qu’Kiroko est arrivé dans le projet et nous avons essayé ça sur des morceaux comme « Barritono » et « This Is The End ».

Quels étaient vos objectifs et les avez-vous atteints ?

Les objectifs ne doivent jamais être atteints, ils doivent seulement être renouvelés. Nous sommes assez fiers de cet album mais on préfère ne pas s’y arrêter ; on continue d’aller de l’avant, toujours.

Comment travaillez-vous ensemble, au studio ?

Nous écoutons toujours beaucoup de musique. Andrea apporte régulièrement des disques au studio que nous écoutons et les laissons nous inspirer. Souvent, nous commençons à partir des idées de Claudio que nous développons ensuite ensemble. De nombreuses fois nous avons eu une idée créative pendant l’écoute commune d’un disque.

« Nous essayons avant tout de ne plus avoir de contraintes : lent, rapide, distordu, doux, tout est valide ! »

En quoi cet album est-il différent de votre précédent disque ?

L’intention ici était vraiment de travailler les voix. Nous sortions d’une période où nous enregistrions toujours des histoires. Il y avait un besoin de changer un peu la donne. Ce processus est d’ailleurs encore en cours. Nous ajoutons plus de percussions aux morceaux et nous essayons avant tout de ne plus avoir de contraintes : lent, rapide, distordu, doux, tout est valide !

Si vous deviez le décrire en une phrase à vos parents, que diriez-vous ?

L’amour, la ténacité et la passion qui dansent autour du feu.

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