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22 août 2014

Burning Man : quand l’élite de la Silicon Valley gâche la fête

par rédaction Tsugi

Cela fait quelques années que le festival Burning Man est victime du syndrome du c’était-mieux-avant. Il semblerait que l’on soit passé à une toute autre étape. La faute aux techos millionaires (milliardaires ?) de la Silicon Valley. 

Le New York Times nous dresse le tableau : le festival Burning Man dans le désert Black Rock du Nevada attire de plus en plus la nouvelle vague des magnats de la vallée de la tech. Si les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ou celui d’Amazon, Jeff bezos, sont des Burners de longue date et se fondent dans la masse avec plus ou moins de discrétion, la nouvelle génération ne prend pas tant de pincettes pour respecter les règles de la communauté marginale des festivaliers – avec en premier lieu, celle de laisser l’argent hors des frontières du camp : à Burning Man, tout se donne, tout se reçoit. 

Sous l’impulsion de Marck Zuckerberg (fondateur de Facebook), des employés de Twitter, de Zynga ou de Uber, les tentes et camping cars deviennent des yourtes avec air conditionné, électricité, Wi-Fi et chefs privés qui cuisinnent pour leurs riches invités sushis, homars et steak tartare sous 44 degrés. Au lieu des 300 dollars la semaine pour les festivaliers classiques, on passe à 25 000 dollars par tête de pipe (sauf pour quelques invités VIP, le plus souvent des mannequins venues de New York aux frais de la princesse). 

Tyler Hanson, qui travaillait en tant que Sherpa (grosso modo une aide payée) pour cette nouvelle scène des festivaliers grand luxe, raconte au New York Times: « Ta nourriture, tes drogues, tes costumes, tout est géré pour toi. Dans le camp dans lequel je travaillais, il y avait à peu près 30 Sherpas pour 12 invités. Les start-up tech vont maintenant à Burning Man et prennent des drogues à la recherche de la prochaine idée géniale d’appli.« 

Face à cet embourgeoisement, triste constat de cet insider : « Burning Man n’est plus une contreculture. C’est devenu le miroir de la société« . 

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