Confiné.e.s avec… Marina Trench

par Tsugi

Alors que le décon­fine­ment approche pro­gres­sive­ment, les musi­ciens, comme le reste de la pop­u­la­tion, sont tou­jours blo­qués chez eux. Nous leur avons demandé com­ment ils occu­pent leurs journées, avec au pas­sage quelques recom­man­da­tions cul­turelles. Aujourd’hui, c’est l’artiste Mari­na Trench qui se prête au jeu.

Où es-tu en ce moment ?

Actuelle­ment chez moi en région parisi­enne, con­finée depuis quelques semaines avec mon copain et mon chat. Et présen­te­ment sur mon canapé, ordi­na­teur sur les genoux.

Quel est le livre que tu lis actuelle­ment ?

En ce moment, je suis sur un très joli livre que l’on m’a offert, Motown aux édi­tions Textuel par Adam White. Je ne suis pas très roman et je préfère les livres plus visuels ou théoriques sur l’art en général. Celui-ci est un bon com­pro­mis entre écri­t­ure et image – avec une approche soci­ologique, des pho­tos doc­u­men­taires et de belles images de pochettes de dis­ques du label Motown.

Le livre du label Motown pour célébr­er ses 60 ans © Mari­na Trench

Un album que tu viens de redé­cou­vrir et que tu aimes écouter tran­quille­ment, en entier, instal­lé dans son canapé ?

Le superbe Alien de Lar­ry Heard sur Black Mar­ket Inter­na­tion­al. J’ai tou­jours été très fan de Lar­ry Heard bien-sûr. Ce LP colle par­faite­ment à l’air du temps, à la fois relax­ant et var­ié. Il est aus­si inspi­rant d’un point de vue de la pro­duc­tion car c’est un album assez hybride dans les influ­ences.

Un disque pour danser dans son salon ?

Dance And Shake Your Funky Tam­bourine de Love Machine sur EMI Records. J’adore ce petit 45 tours Je l’avais acheté par hasard au Dis­quaire Day à Paris il y deux ans car j’avais flashé sur le titre et la pochette – au final je le joue assez sou­vent et la musique dis­co il n’y a pas mieux pour se redonner la pêche et danser.

Un film à revoir, par­mi les clas­siques qui t’ont mar­quée ?

Open­ing night de John Cas­savetes qui date des années 70 et dont je ne me lasse pas. Le ciné­ma de Cas­savetes est très par­ti­c­uli­er et intri­g­ant. Bonne immer­sion, surtout en ce moment, superbe his­toire et émo­tions garanties !

Un jeu à faire en famille ou tout seul ?

Un grand clas­sique – le Scrab­bles bien évidem­ment pour se ménag­er un peu les neu­rones !

Un site Inter­net à fouiller ?

Tou­jours le même — Discogs, le Saint Graal – on peut vrai­ment y pass­er des heures et s’y per­dre.

Un plat que tu aimes cuisin­er ?

Je cui­sine tou­jours avec grand plaisir à la mai­son, là je pré­pare une Parmi­giana, une recette qu’une copine ital­i­enne m’a appris, j’adore les saveurs méditer­ranéennes.

Une activ­ité que tu aimes faire ces jours-ci ?

Mes activ­ités ne changent pas beau­coup de mes habi­tudes hors-confinement : musique, musique, musique (rires). En revanche, j’ai quand même plus de temps pour me relax­er, dor­lot­er mes plantes et dessin­er.

Tu as envie de faire quoi en pre­mier à l’extérieur quand le con­fine­ment se ter­min­era ?

Etant don­né que je vis proche de Paris ce sera l’in­con­tourn­able resto-terrasse avec des amis et plus tard quand on pour­ra bouger un petit peu plus loin… nag­er dans la mer.

Tu pré­pares quoi pour cette année ?

Pas mal de choses sont en route, tout d’abord des guest mix­es pour des radio shows, le prochain à sor­tir sera sur World­wide FM dans les jours qui arrivent. Un pod­cast égale­ment pour une chaîne hol­landaise que j’adore au mois de juin. Côté pro­duc­tion, c’est assez floris­sant, je bosse sur un remix qui devrait voir le jour sur un label anglais et égale­ment un nou­v­el EP qui j’e­spère ver­ra le jour avant la fin de l’an­née sur un label que j’adore. J’es­saie de garder le cap même si ça n’est pas évi­dent de prévoir quoi que ce soit. L’én­ergie est quelque peu dif­férente, le rythme des gigs te met dans une dynamique très forte. Réin­ven­ter sa rou­tine n’est pas tou­jours évi­dent mais je reste motivée.

Qu’espères-tu que ce con­fine­ment va chang­er dans nos vies ?

Tout d’abord une prise de con­science d’une manière col­lec­tive. J’e­spère de tout cœur qu’après ce con­fine­ment le monde en général aura une plus grande empathie et que les gens seront plus touchés par des com­bats essen­tiels tels que la lutte con­tre les vio­lences faites aux femmes et aux enfants, la bataille écologique, le prob­lème de la sur­con­som­ma­tion et je pour­rais en citer telle­ment d’autres. De façon plus indi­vidu­elle, repenser en général les méth­odes de vie et la manière dont nous con­som­mons, voyons les choses. Cela serait déjà quelque chose de posi­tif.

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