Darkside, ici l’ombre

Et dire que son pre­mier album, Space Is Only Noise, a été accueil­li comme un “éloge de la lenteur”… Depuis, Nico­las Jaar a tout pris sauf son temps, enchaî­nant les tournées, une thèse en lit­téra­ture com­parée et les sor­ties de son label Clown & Sun­set. Le voilà qui entame en duo un nou­veau chapitre de sa car­rière : Darkside.

En juin dernier à Barcelone, Nico­las Jaar et Dave Har­ring­ton font une appari­tion en marge du Sónar pour un DJ-set sur­prise. Au détour de leur sélec­tion jail­lit un refrain con­nu de tous, chan­té par Phar­rell Williams. Excla­ma­tion de joie et de sur­prise mêlées dans un pub­lic qui n’avait rien vu venir tout comme l’ensemble d’Internet qui décou­vri­ra quelques jours plus tard leur relec­ture inté­grale du dernier album de Daft Punk, Ran­dom Access Mem­o­ries. Une asso­ci­a­tion un brin éton­nante pour le New-Yorkais plus habitué à citer Erik Satie, Kei­th Jar­rett ou Gon­za­les mais qui pousse habile­ment Dark­side sur le devant de la scène. Ini­tié sur la route en com­pag­nie de son gui­tariste Dave Har­ring­ton, ce qui n’était jusqu’alors qu’un side-project passe cet automne au pre­mier plan avec la sor­tie de Psy­chic, huit titres élec­triques et inclass­ables flir­tant même avec un inat­ten­du for­mat pop, bien éloigné des canons d’une scène deep house ayant con­sacré Nico­las Jaar depuis la sor­tie du maxi “Time For Us” en 2010. Une époque pas si loin­taine pour­tant révolue à l’instar de son label Clown & Sun­set sur lequel il tire un trait défini­tif au prof­it d’Other Peo­ple. Une page blanche pour un nou­veau départ. En duo cette fois-ci.

 

Riz au poulet à Harlem

Je ne con­nais­sais stricte­ment rien à son sujet. À cette péri­ode, j’évoluais dans des sphères com­plète­ment dif­férentes, j’étais dans une tonne de groupes, rock, jazz ou expéri­men­tal. Dans la mesure où j’avais le temps, je dis­ais oui à tout donc quand Nico­las est venu me trou­ver, j’ai dit ‘ok, cool, pourquoi pas’”, se remé­more Dave Har­ring­ton assis sur le canapé de l’intéressé, l’air presque amusé après ces deux années passées avec son com­parse à écumer les meilleurs fes­ti­vals inter­na­tionaux, du Mon­treux Jazz Fes­ti­val à Nuits Sonores jusqu’au Sónar. À l’époque de leur ren­con­tre, Nico­las Jaar jouit pour­tant d’une petite répu­ta­tion et part régulière­ment — entre ses semes­tres d’étudiant — tourn­er aux qua­tre coins de l’Europe. Là-bas, bien que para­doxale­ment il ne cul­tive aucune présence en ligne, sa notoriété ne cesse de grandir et ce notam­ment à mesure que s’échangent les enreg­istrements de ses pre­miers lives au Mar­cy, le feu mythique QG du crew Wolf+Lamb.

Situé en plein cœur de Williams­burg à Brook­lyn, ce petit club DIY aux murs en bois et à la déco soignée sera pen­dant quelques années le théâtre de soirées occa­sion­nelles où se pro­duiront pour la pre­mière fois Voic­es Of Black, Soul Clap ou encore Seth Trox­ler. Une généra­tion d’artistes dont Nico­las Jaar fait par­tie, pour­tant c’est presque par hasard qu’il met les pieds pour la pre­mière fois au 108 de l’avenue Mar­cy. Igno­rant tout de l’écosystème de ce lieu pre­scrip­teur pour le moins éloigné du lycée français qu’il fréquente alors, il entend un soir par­ler à la radio Gadi Mizrahi, à qui il décide d’envoyer une démo. La tête pen­sante de Wolf+Lamb lui sug­gère sim­ple­ment d’ajouter un kick à ses pro­duc­tions et le morceau en ques­tion devien­dra “The Stu­dent”. Jaar s’en sou­vient bien : “Le track orig­i­nal n’avait rien à voir avec de la dance music. Gadi a été vision­naire, per­son­ne d’autre n’aurait été capa­ble de voir cela. La pre­mière fois qu’il a enten­du ‘Mi Mujer’, il m’a dit que ce serait un hit. Qui aurait par­ié ça ?” Lui qui n’a alors jamais mis les pieds dans un club est invité à se pro­duire au Mar­cy devant la petite com­mu­nauté cos­mopo­lite et arty qui com­pose son pub­lic. Une véri­ta­ble armée d’ambassadeurs qui une fois de retour dans leur pays d’origine répan­dent son nom tan­dis qu’au même moment son cama­rade Seth Trox­ler, lui aus­si en pleine ascen­sion, ter­mine cha­cun de ses sets avec “Time For Us”, le morceau qui propulse Nico­las Jaar dans la lumière.

Si les charts com­men­cent à s’exciter, à Prov­i­dence, sur le cam­pus de Brown, l’étudiant en lit­téra­ture com­parée reste un par­fait incon­nu. Son entourage n’écoute pas plus sa musique. À part peut-être Will Epstein, son ami d’enfance avec qui il jouait ado­les­cent de l’accordéon dans les rues du Harlem his­panique. “Nous n’avions nulle part où jouer à l’époque. On avait bien essayé d’envoyer des CD’s pro­mo aux salles mais ça n’avait pas marché donc nous allions juste à Harlem tous les samedis. On mangeait du riz au poulet pour pas cher et on jouait tout l’après-midi. Sou­vent, des gens venaient se join­dre à nous avec leurs con­gas ou autres. C’était sim­ple­ment mag­ique”, se sou­vient Nico­las Jaar.

 

Faire fumer les enceintes

Début 2011, alors qu’il ren­tre d’une tournée solo pleine de frus­tra­tions, (“J’avais moins d’expérience que main­tenant et je voy­ais les choses trop stricte­ment. J’en voulais aux clubs sans com­pren­dre à ce moment-là qu’un bon con­cert peut avoir lieu n’importe tout”), le New-Yorkais demande à son ami d’enfance de lui présen­ter les meilleurs musi­ciens qu’il con­naisse. Son pre­mier album est sur le point de sor­tir, l’idée de s’entourer d’un groupe prend forme. Accom­pa­g­né d’un bat­teur, ils com­men­cent à répéter : Will au sax­o­phone, Nico­las au clavier et un cer­tain Dave Har­rig­ton à la gui­tare. Un New-Yorkais lui aus­si, de cinq ans l’aîné de Nico­las : “J’aimais cette idée d’avoir un bassiste qui joue de la gui­tare, quelqu’un qui fasse des riffs mais sans le back­ground d’un gui­tariste, analyse Nico­las Jaar. Dave était par­fait pour ça, il n’avait jamais joué de gui­tare dans un groupe aupar­a­vant. Ce n’était pas seule­ment mes débuts avec un groupe, mais aus­si les siens jouant de la gui­tare !” Dès lors, le groupe peut con­stru­ire sa pro­pre méthodolo­gie, comme Jaar l’avait fait aupar­a­vant pour sa musique, déci­dant très tôt d’arrêter les leçons de piano, trop alié­nantes à son goût. Aus­si réalise-t-il très rapi­de­ment que la musique qu’ils jouent ensem­ble prend une tout autre tour­nure, sans rap­port avec la sienne. “Le tout début de Dark­side c’est ça, quand nous trans­formions mes morceaux en quelque chose que je n’avais jamais créé.”

 

     
 

Nicolas Jaar en 10 dates

1990 : Nais­sance à New York.

1993 : Il part vivre avec son père à San­ti­a­go au Chili.

2004 : Acqui­si­tion d’un clavier Midi et du logi­ciel Reason.

2008 : Pre­mier maxi “The Stu­dent” sur Wolf+Lamb.

2009 : Fon­da­tion de son pro­pre label, Clown & Sunset.

2010 : Maxi “Time Of Us”, Nico­las Jaar se fait un nom dans les charts.

2011.1 : Space Is Only Noise, pre­mier album.

2011.2 : Ren­con­tre et tournée avec Dave Har­ring­ton, gui­tariste, ils déci­dent de faire de la musique ensemble.

2012 : From Scratch, Nico­las impro­vise cinq heures sous le dôme du MoMA PS1 (New York).

2013 : Sor­tie de Psy­chic de Dark­side sur Oth­er Peo­ple, le nou­veau label de Nico­las Jaar.

 
     

Leur pre­mier live en pub­lic aura lieu au Bain, au dernier étage du Stan­dard Hotel à New York, le sec­ond au Rex, à Paris. Un con­cert bondé et bouil­lon­nant à l’issue duquel Nico­las, sous l’effet de l’excitation, ­lancera lit­térale­ment une claque en pleine face de son cama­rade Dave. À par­tir de là, à mesure que les dates s’enchaînent, le groupe va façon­ner ses espaces d’improvisation ain­si que son ­pro­pre lan­gage à l’instar de Jaar cri­ant sur scène à son gui­tariste “Dark­side ! Dark­side !” en référence au fameux Dark­side Of The Moon de Pink Floyd. C’est à la toute fin de l’été, leur tournée s’achevant, qu’ils déci­dent finale­ment d’enregistrer quelque chose ensem­ble. Ils s’enferment dans une cham­bre d’hôtel berli­noise, Dave com­mence à impro­vis­er le riff de ce qui devien­dra “A1”, Nico­las le boucle, glisse un beat dessus et enreg­istre un vocal jusqu’à ce que leurs petites enceintes com­men­cent à fumer puis finale­ment explos­er, plongeant leur cham­bre dans la pénom­bre. Comme un signe.

 

Une consécration surprise

Quelques mois plus tard, le duo sort dans une rel­a­tive dis­cré­tion Dark­side, un pre­mier EP de trois titres. Au même moment, les lecteurs de Res­i­dent Advi­sor élisent Nico­las Jaar et son Space Is Only Noise album et live de l’année 2011. Con­sécra­tion pour le pro­duc­teur qui se fend en retour d’un sobre remer­ciement sur le site, où il compte plusieurs cen­taines de mil­liers de fans alors même qu’il y poste moins de cinq mes­sages par an. Son album, qui fran­chit la barre des 25 000 copies ven­dues, finit inévitable­ment par arriv­er aux oreilles des ayants droit de Ray Charles, sam­plé sur le titre “I Got A Woman”. L’extrait ayant été déclaré à l’ayant droit qui n’a pas don­né de réponse, comme c’est le sou­vent le cas pour un album de niche, le disque, dont le pre­mier pres­sage s’épuise en un rien de temps, sera amputé du titre en ques­tion lors de sa sec­onde édi­tion. C’est dire si l’aura de sa musique dépasse ample­ment le micro­cosme élec­tron­ique et les attentes ini­tiales du label parisien Cir­cus Com­pa­ny sur lequel il sort.

Réal­isé en grande par­tie après 17 h, une fois ren­tré des cours “à l’heure la plus ennuyeuse de la journée”, Space Is Only Noise est le résul­tat de trois années d’enregistrement. Trois années pen­dant lesquelles l’étudiant s’assoit inlass­able­ment devant son ordi­na­teur et rem­plit son disque dur de morceaux com­posés en quelques heures seule­ment. “Générale­ment, au bout de cinq heures d’affilée, les morceaux sont ter­minés. Je n’y touche plus jamais, j’aime leur sig­na­ture dans le temps.” Lorsque vient le moment d’élaborer un track­list­ing, Jaar réalise en piochant dans sa col­lec­tion de titres que l’écriture d’un album n’a rien à voir avec celle d’un morceau. Inès, la com­pi­la­tion qu’il sort peu de temps avant l’album, lui per­met d’éliminer quelques tracks sans pour autant les jeter. “À un moment, je pen­sais écrire ma thèse sur Hen­ri Berg­son car j’aimais vrai­ment ses idées sur le temps. J’ai organ­isé l’album autour de cela mais le résul­tat était trop éthéré. Puis le titre ‘Space Is Only Noise If You Can See’ est venu apporter cette touche som­bre et sale qui me man­quait.” L’alchimie est trou­vée. Sur les qua­torze titres finale­ment retenus pour Space Is Only Noise, on croise le cri­tique de ciné­ma Serge Daney con­ver­sant avec Jean-Luc Godard, le poète dada Tris­tan Tzara réc­i­tant Pour compte ou encore Mouchette de Robert Bres­son sous auto­tune. Autant de références à une cul­ture française dans laque­lle Nico­las Jaar baigne depuis sa nais­sance par l’intermédiaire de sa mère, Eve­lyne Mey­nard. Française et danseuse pour la com­pag­nie de Mer­ce Cun­ning­ham, elle l’initie très jeune aux courants d’avant-garde au côté de son père le pho­tographe chilien Alfre­do Jaar, qui lui offre pour ses 14 ans un album de Ricar­do Vil­lalo­bos, Thé au harem d’Archimède. Une révélation.

À l’évidence, la musique de Nico­las Jaar sera pro­fondé­ment mar­quée par les ryth­miques du Chilien Vil­l­abo­bos en même temps que l’environnement intel­lectuel du cam­pus de Brown infusera ses pro­duc­tions. Cita­tions pom­peuses pour cer­tains, géniales pour d’autres. Jaar con­fessera timide­ment à ce sujet avoir “épuisé cette par­tie de lui”, une rup­ture claire­ment mar­quée lors la sor­tie à l’inverse éton­nement silen­cieuse du EP Don’t Break My Love. Deux titres offerts en télécharge­ment gra­tu­it où il dévoile un tout autre style bien éloigné des ritour­nelles binaires et naïves d’un morceau comme “Encore”. Au con­traire, avec ses vocaux trafiqués et ses ryth­miques acci­den­tées, le EP pré­fig­ure d’une cer­taine manière Dark­side, qui ver­ra le jour dans des con­di­tions com­plète­ment différentes.

 

L’un dans la tête de l’autre

En tournée esti­vale à tra­vers l’Europe, Nico­las Jaar et ses musi­ciens ont comme point de chute un loft parisien situé à prox­im­ité de Ménil­montant. “Le sou­venir que je garde de cet été, c’est d’avoir été con­stam­ment éveil­lé, en mode pro­duc­tif, racon­te Dave Har­ring­ton. Nous enchaînions qua­tre ou cinq shows, ren­tri­ons dormir toute une journée puis allions au stu­dio ensem­ble faire des ses­sions de dix heures.” Sur la route, le groupe passe tout son temps à esquiss­er le live qu’ils joueront le soir même ; de retour à Paris, les musi­ciens déversent en stu­dio toute l’intensité et la fatigue accu­mulées sur scène. “La musique que nous jouions en live avait déjà un aspect psy­chédélique mais dans un reg­istre émo­tion­nel et joli. En stu­dio, nous pou­vions aller plus loin et faire quelque chose de plus som­bre et agres­sif”, décrit Nico­las Jaar. Vivant con­stam­ment entouré par le matériel qu’ils doivent régler à chaque sound­check, les deux s’avouent com­plète­ment fascinés par le bruit et s’entêteront par exem­ple à utilis­er en stu­dio un mixeur défectueux, devant la plus grande incom­préhen­sion de l’assistant-réceptionniste qui les croise tous les jours.

C’est de retour à New York que Psy­chic prend véri­ta­ble­ment forme, inspiré par de longs mois de tournées à l’étranger. “Avions-nous le mal du pays ? s’interroge Nico­las Jaar. Je ne crois pas que nous ayons eu le temps de penser à cela, même si objec­tive­ment nous avons été éloignés pen­dant plusieurs mois de notre famille et de nos amis. Sûre­ment incon­sciem­ment, oui. Ce qui est cer­tain c’est qu’à la fin de l’enregistrement, nous étions obsédés par cette idée d’Amérique.” Un fan­tôme qui plane sur l’album comme l’ombre du nou­veau World Trade Cen­ter sur le vaste apparte­ment qu’occupe Jaar en plein TriBeCa, sur Man­hat­tan. “Je pense aus­si que revenir vivre à New York où tout est plus com­plexe et bruyant qu’à Prov­i­dence a eu une énorme influ­ence”, ajoute-t-il. Un envi­ron­nement que son com­pagnon Dave Har­ring­ton fuit occa­sion­nelle­ment au prof­it d’une grange au nord de l’État où il a l’habitude de s’enfermer plusieurs jours. À l’aide d’un mixeur, de quelques claviers et autres pédales d’effets, le gui­tariste enreg­istre des heures de démo, sans jamais rien ter­min­er ni s’interdire, comme ces morceaux à la clar­inette qu’il ébauche sans avoir jamais pra­tiqué l’instrument.

De ces dizaines heures accu­mulées ces dernières années, Dave n’en avait rien fait jusqu’à ce que l’écriture de Dark­side se mette à patin­er. “Je cher­chais partout dans mon ordi­na­teur quelque chose à ajouter, racon­te Jaar. Et Dave m’a envoyé ses trucs. Instan­ta­né­ment, j’ai su que nous avions ce qu’il nous man­quait. Jusqu’alors nous ne pen­sions même pas avoir un album.” Les sons tripés de Dave amè­nent un grain aux morceaux et leur don­nent une tex­ture plus élec­trique, à l’instar de ce bour­don­nement cathodique qui hante l’ouverture de l’album. Un exer­ci­ce de per­ver­sion en quelque sorte, comme ce qu’ils se sont amusés à faire sur le dernier album des Daft Punk, qu’ils ont remixé titre après titre, écla­tant les pistes en mono sur un mixeur Boss BX-60. Par sim­ple jeu, comme lorsqu’en stu­dio l’un d’entre eux lance une idée qu’ils se met­tent à suiv­re pen­dant des heures. Une con­ver­sa­tion entre les deux musi­ciens, où cha­cun suit les impul­sions de l’autre, “l’un dans la tête de l’autre”, com­mente Nico­las Jaar avant d’ajouter : “Après cinq années à faire des choses dans mon coin, c’est le genre de ques­tion que l’on se pose : com­ment crée-t-on ces moments mag­iques ? Je ne suis pas sûr aujourd’hui que la réponse soit seul.”

Antoine Car­bon­naux

Psy­chic (Oth­er People/Beggars/Wagram)
facebook.com/DarksideUSA

 

     
 

Other People

Lancé début sep­tem­bre avec une com­pi­la­tion inti­t­ulée Trust, le nou­veau label de Nico­las Jaar entend rompre avec une cer­taine esthé­tique col­lant à la peau de l’artiste. “Clown & Sun­set avait une imagerie très spé­ci­fique et était asso­cié dans l’esprit des gens à une sorte de house lente et émo­tion­nelle. Je ne voulais pas être enfer­mé là-dedans. Cer­taines per­son­nes me voient peut-être tou­jours comme le mec qui fait ce genre de choses mais je ne pense pas que ce soit encore per­ti­nent.” Alors qu’il avait déjà ten­té l’expérience d’un nou­veau mod­èle de dis­tri­b­u­tion avec The Prism, un petit cube orné d’une prise jack, cette fois-ci Oth­er Peo­ple se fonde sur un mod­èle en vogue : l’abonnement (cf. Drip.fm, voir Tsu­gi n°59), per­me­t­tant le télécharge­ment des morceaux pour 5 dol­lars par mois, disponibles égale­ment en stream­ing gra­tu­it. Avec une pub­li­ca­tion chaque dimanche sous la forme de numéros, on y retrou­vera bien évidem­ment un entourage fam­i­li­er de Clown & Sun­set (Valentin Stip, Acid Pauli, Will Epstein…) ain­si que des col­lab­o­ra­tions inédites.

 
     
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