Découvrez le nouveau clip poétique et contemplatif de Maud Geffray

Non vous n’êtes pas en train de regarder la bande-annonce d’Ad Astra, le dernier film de James Gray, mais êtes bien devant le pre­mier clip extrait du prochain album de Maud Gef­fray. On n’est pour­tant pas très loin du ciné­ma : le clip de “STILL LIFE, Part 5” est en effet un extrait de Still Life, un film réal­isé par Kevin Elamrani-Lince et qui sor­ti­ra onze petits jours après l’al­bum de la pro­duc­trice. Le disque ren­dra un hom­mage à Philip Glass, célèbre com­pos­i­teur améri­cain de musique con­tem­po­raine, à tra­vers le mélange d’in­stru­ments clas­siques et de musiques élec­tron­iques. En col­lab­o­ra­tion avec la harpiste Lavinia Mei­jer. Maud Gef­fray a décidé de s’in­spir­er de deux oeu­vres de Glass : Ein­stein On The Beach et The Pho­tog­ra­ph­er.  Selon elle, “l’impor­tant était de trou­ver des points de jonc­tion, des passerelles entre ces deux oeu­vres, com­pren­dre son sens de la répéti­tion, sa façon d’utiliser des boucles qui ne sont jamais iden­tiques. L’idée n’était pas de faire des repris­es exactes et c’est ce qui m’a séduite dans ce pro­jet. Lavinia est une spé­cial­iste de Glass, et elle l’interprète à mer­veille, mon rôle était de bous­culer tout ça, d’emmener tout ce monde ailleurs, vers les machines, l’électronique et mon ressen­ti”. Ce n’est pas la pre­mière fois que les deux musi­ci­ennes col­la­borent, puisque Sour­dor­eille les avait invitées dans sa série “Vari­a­tions”, qui rap­proche chaque année des duos électronique-acoutisque autour d’oeu­vres de com­pos­i­teurs clas­siques ou de musique con­tem­po­raine.

Côté vidéo, le clip s’ou­vre sur une minute trente d’im­ages qui nous plon­gent dans une ambiance médi­ta­tive, comme la bande-originale d’un film spa­tial. Les images très styl­isées et esthé­tiques y sont pour beau­coup avec ce dézoom du soleil couchant, un trav­el­ling sur une fusée, la nuit orageuse ou encore le ciel nuageux. Cela pour­rait presque être une scène d’Inter­stel­lar. Puis le syn­thé et la harpe ren­trent en scène pour dévoil­er une atmo­sphère assez dif­férente, plus opti­miste. On décou­vre alors les images glanées par Kevin un peu partout sur la planète : des Pays-Bas au Japon, il a suivi les deux artistes dans une représen­ta­tion de l’al­bum live à tra­vers le monde. Avec sa caméra, il cap­ture dif­férents moments de vie : de la frénésie de l’activité humaine à la pléni­tude de la nature en pas­sant l’af­folante tech­nolo­gie. Le spec­ta­teur est ques­tion­né sur la place de l’homme et son impact sur ce qui l’en­toure. La musique de Maud Gef­fray et les images de Kevin Elamrani-Lince fusion­nent alors pour don­ner une vision poé­tique et con­tem­pla­tive du monde, de l’e­space et du temps. Tout un film.

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