Discwoman, le collectif qui veut faire bouger les choses sur la place des femmes dans l’électro

Vous n’êtes pas sans savoir qu’hi­er, le 8 mars, nous célébri­ons la journée des droits des femmes. Heureuse­ment, comme l’on con­tin­ue de s’in­téress­er à une per­son­ne le lende­main de son anniver­saire, on peut tou­jours être con­cerné une fois la date passée.

À cette occa­sion, le Smirnoff Sound Col­lec­tive a sor­ti le pre­mier épisode de Tribes, sa nou­velle série doc­u­men­taire sur le monde de la musique. Celui-ci est con­sacré au col­lec­tif New-Yorkais Dis­c­woman qui s’évertue depuis 2014 à plac­er des femmes der­rière les platines. Il faut con­stater que les chiffres énon­cés dans la vidéo sont limpi­des : en 2015, seule­ment 10,8% des grands fes­ti­vals élec­tron­iques avaient des femmes à l’af­fiche. Et 18% des labels de musique élec­tron­ique comptent des artistes de sexe féminin dans leurs rangs.

De quoi faire dire, assez juste­ment, à Frankie Decaiza Hutchin­son (fon­da­trice de Dis­c­woman) : “Beau­coup de gens pensent que la tech­no, l’élec­tro est une musique d’homme. Et ils n’ont pas tort de penser cela.” Car si ces sta­tis­tiques font réfléchir, l’ob­jec­tif pour les trois fon­da­tri­ces de Dis­c­woman est surtout de chang­er les choses. Pensez ain­si à la dernière fois où vous avez assisté à une soirée avec un line-up exclu­sive­ment mas­culin, puis main­tenant à l’in­verse, unique­ment féminin. Si le deux­ième cas ne vous rap­pelle rien, cela n’é­tonne pas Vivian Host (Star Eyes) : “C’est presque comme une mafia. Regardez la pro­gram­ma­tion de n’im­porte quel grand fes­ti­val avec env­i­ron 80 DJs à l’af­fiche : par­mi eux, avec un peu de chance, il y aura qua­tre femmes. Et on pense que la dance music est si libre, si ouverte, qu’elle est issue d’une idéolo­gie utopique. Ce n’est pas du tout ça !

Leur mes­sage sem­ble en tout cas gag­n­er du ter­rain, puisqu’elles ont été en charge d’une Boil­er Room en févri­erMais il ne faut pas oubli­er que plus que l’élec­tro, ce mal touche l’ensem­ble de l’in­dus­trie musi­cale. Ce que nous rap­pelle cet arti­cle de Rachel Brod­sky, datant lui aus­si du 8 mars, dans lequel elle décrit sa ren­con­tre gênante avec Miles Kane lors d’une inter­view de The Last Shad­ow Pup­pets.

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