Mr White (à gauche) et Mr Fingers (Larry Heard). Mais où est Mr Pink ?

Dix (bonnes) raisons pour lesquelles il fallait se rendre à la soirée des dix ans de Smallville Paris

Ce week-end on s’est ren­du au Wan­der­lust pour fêter les dix ans d’activités du mag­a­sin de disque Smal­l­ville Paris. A la manière d’un site “piège à clics” et pour chang­er des reports tra­di­tion­nels, voici dix raisons pour lesquelles vous auriez dû faire de même. Ou pas.

1 – Parce qu’on aime le Wan­der­lust plus que le Wan­der­lust ne nous aime
La Cité de la Mode, sa gigan­tesque ter­rasse, son dance­floor open-air, ses beau­ti­ful peo­ple, ses pintes à neuf euros… En fait, il y a peu de gens qui boivent de la bière ici. C’est un endroit chic, après tout. C’est ce qu’ont dû se dire tous les pau­vres hères qui se sont fait refouler sans ménagement.

2 – Parce que c’était les dix ans du mag­a­sin Smal­l­ville à Paris
Tenu depuis dix ans par Jacques Bon, par­fois dans des con­di­tions pré­caires, Smal­l­ville est le repère parisien des amoureux de house et de deep house — voir les détails dans notre numéro de juillet-août tou­jours en kiosque, voilà ça c’est placé. Défen­dant le sup­port vinyle depuis tou­jours, même dans des temps où celui-ci n’était plus en odeur de sain­teté, cet anniver­saire n’en est que plus admirable. Bra­vo et longue vie !

3 – Parce que Paris c’est trop cool en été
Si les réseaux soci­aux pul­lu­lent de pho­tos de vos potes les doigts de pieds en éven­tail sur une plage de sable fin ou alors la tête à l’envers dans un fes­ti­val à Pétaouch­nok dites-vous bien que c’est au cœur de l’été que la cap­i­tale est la plus agréable à vivre. Plus de temps pour prof­iter de la vie, moins de stress, moins de monde surtout. L’occasion de pou­voir enfin ren­tr­er dans ce club dont le videur vous regarde d’ordinaire de tra­vers parce qu’il sait qu’il n’aura aucun mal à rem­plir même — ou plutôt surtout — sans vous. Enfin, c’est ce qu’on dû se dire ceux qui se sont fait refouler sans ménage­ment. Ok, j’arrête avec ça.

4 – Parce que le sound-system de la ter­rasse du Wan­der­lust est trop mor­tel et qu’on peut le pouss­er à fond sans déranger le voisinage
Heu, en fait, non.

5 – Parce qu’il y avait un live de Lar­ry Heard et que ça ne se rate pas
Et oui Lar­ry Heard alias Mr Fin­gers la légende de la deep-house de Chica­go, celui à qui l’on attribue la pater­nité du genre avec son morceau “Can You Feel It” qui a con­clu magis­trale­ment sa presta­tion. On s’est demandé au début qui était son acolyte mous­tachu avant de com­pren­dre qu’il s’agissait de Mr White, l’homme au vocaux de “The Sun Can’t Com­pare” son clas­sique de 2006, égale­ment enten­du ce soir-là. Entre pure deep­ness et phas­es plus acides le live des deux com­pars­es nous a régalés pen­dant près d’une heure et demie.

Le pub­lic du Wan­der­lust. On n’a tou­jours pas retrou­vé Mr Pink… Crédit : Nico­las Bresson.

6 – Parce que le pub­lic était du coup assez hétéroclite
Aux jeunes habitués du Wan­der­lust s’était joint un nom­bre non nég­lige­able de vétérans de la house venus spé­ciale­ment pour Lar­ry Heard. Un mélange des généra­tions, des échanges, une com­mu­nion autour d’une même musique intem­porelle. C’était beau…

7 – Parce qu’on aime tou­jours tomber sur le/la relou de service
En l’occurrence une jeune demoi­selle qui nous reproche d’avoir accédé à l’espace VIP sans bracelet. Il est vrai qu’il y avait foule devant Lar­ry Heard et peu de place pour danser alors on est passé du côté VIP sans qu’aucun agent de sécu ne nous en empêche. Mais la demoi­selle n’est pas con­tente, elle est du “staff” parait-il et nous explique qu’il faut être invité pour pou­voir être là. On lui mon­tre notre tick­et exonéré en expli­quant être invités par Jacques qui fête l’anniversaire de son mag­a­sin. “C’est qui Jacques ?”  nous rétorque elle sans bronch­er.  Deux min­utes après, les mecs de la sécu­rité enlèvent les bar­rières. La fron­tière entre les deux espaces n’existe plus. Bour­geois et pro­los enfin réu­nis sur le même dance­floor. La relou, elle, a disparu…

8 – Parce qu’il y avait aus­si Smallpeople
Alias Julius Stein­hoff et Dionne, DJ’s, pro­duc­teurs et aus­si respon­s­ables du Smal­l­ville orig­inel, celui basé à Ham­bourg et qui est aus­si un excel­lent label. Un DJ set exé­cuté à qua­tre mains qui a ravi les ama­teurs de pure house qui n’avaient pas déserté après le live de Lar­ry Heard. Avec pas mal de clas­siques. Voir juste après.

9 – Parce que c’était l’occasion de se faire un track ID en live
Trop facile de ren­tr­er à la mai­son et de lancer des “track ID ?” à la can­ton­ade sur des groupes Face­book. C’est quand même mieux de trou­ver en direct non ? Pen­dant le set de Small­peo­ple on a recon­nu pas mal de tueries, toutes épo­ques con­fon­dues. Au hasard “Quo Vadis” de G Man, “Lovelee Dae” de Blaze ou encore “Bring It On Down”  de D‑Rail, pas enten­du sur un dance­floor depuis… Jamais enten­du sur un dance­floor en fait.

10 – Parce qu’on peut ramen­er un petit sou­venir et dire “j’y étais”
Une petite vidéo par exem­ple. Track ID ?

(Vis­ité 530 fois)