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Crédit : Marie Magnin
25 juillet 2017

Dure Vie, vendredi : c’était l’amour à la Plage

par Pierre-Louis Hahn

En plein mois de juillet, et si comme nous vous êtes encore au travail, difficile de ne pas rager devant votre écran lorsque vous croisez les photos de doigts de pieds en éventail prises à l’autre bout du monde. Bali, la Corse, les Pouilles italiennes ou le Pays Basque deviennent alors autant de raison de jalouser ceux qui dans quelques semaines compareront fièrement leur peau dorée à votre teint blafard. Heureusement, si les embruns de l’océan sont difficiles à percevoir dans la capitale en plein été, la Plage de Glazart et Dure Vie vous offraient ce weekend la possibilité d’oublier un instant les cartes postales de votre timeline. Niveau météo d’abord, pas besoin de prendre l’avion pour bronzer ! Le programmateur du lieu nous avait même prévenu quelques jours plus tôt : « Vous allez voir, Dure Vie, ils ont le chic pour ramener le soleil à chaque fois ». Et on ne nous a pas menti ! Si aujourd’hui le crachin parisien glisse lentement sur les fenêtres de votre open space, les seuls nuages que nous avons croisés vendredi Porte de la Villette venaient des vapoteuses du public. Et quel public ! Qui n’a jamais fait de soirée organisée par le webzine parisien ne peut comprendre, mais avec les adeptes du culte de Duke et Gonzo, la fête s’écrit en bulles de savon capitales. Il n’y a qu’à les voir s’affubler des nombreux goodies offerts par l’équipe pour le comprendre : pistolets à eaux, colliers de perles ou de fleurs, lunettes de soleil, paillettes, ballons en forme d’animaux, tout l’attirail du fêtard est disponible. Sans oublier la célèbre visière de Johnny Depp dans Las Vegas Parano, film dont les patrons de Dure Vie ont tiré non seulement leurs surnoms mais aussi l’esprit complètement déjanté qui imprègne leurs événements.

Crédit : Marie Magnin

Pour mieux le comprendre, on vous propose d’ailleurs un petit exercice de projection mentale : imaginez vous les pieds dans le sable par une douce nuit d’été. Au loin, une mélodie vous hypnotise : c’est la house rêveuse du « Woman to Woman » de Moomin qui retentit. Aux platines, vous discernez Wolf Music qui reprend le flambeau après Hidden Spheres. Bercée par la mélodie, vous vous rapprochez de cette nuée de bras en l’air qui brille dans la nuit. A ce moment, la voix chaleureuse du « Come With Me » de Martin Solveig s’élève comme une invitation à danser tandis que les plumes dans vos cheveux dodelinent nonchalamment de gauche à droite entre deux gorgées de bière fraîche. Detroit Swindle viennent de terminer leurs 3 heures de set sous les applaudissements et Frits Wentink prend place. Surpris par un ballon en forme de masque de Dark Vador qui vogue au-dessus des gens, les rires de vos voisins de dancefloor viennent résonner à vos oreilles au moment de renvoyer le père de Luke au milieu d’une foule d’un millier de sourires. Ça commence à venir ? Visualisez alors des danseurs s’élancer depuis la scène dans l’espoir de réussir à slammer et atterrir la tête la première dans le sable. Vous sentez soudain cette immense vague d’euphorie qui doucement vous inonde, celle qui accompagne vos meilleurs souvenirs de soirée. C’est bon ? Vous l’avez ? Et bien croyez nous, vous êtes encore à mille lieux d’imaginer la folie qui régnait dans le club du 19e arrondissement parisien ce soir là. Donc ok, on est d’accord : le canal de l’Ourcq ne sera sans doute jamais couleur turquoise et ne passera pas Porte de la Villette. Mais tant qu’on aura Dure Vie et la Plage de Glazart, on n’aura franchement rien à envier aux juilletistes !

Crédit : Marie Magnin

Meilleur moment : voir Lars Dales, la moitié de Detroit Swindle, large sourire aux lèvres derrière les platines avec les lunettes de soleil et la visière de Duke à l’envers sur la tête.

Pire moment : assis dans le métro au petit matin, lorsque l’on se rend compte que notre portable n’est plus dans nos poches…

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