Avec Uncle O, Lindstrøm, Andre Bratten et Clara 3000.

En direct de Cosmic Machine à la Gaîté Lyrique

C’est sous un déluge d’images vin­tage de créa­tures robo­t­iques (Metrop­o­lis, super-héroïnes de car­toon) que la Gaîté Lyrique nous accueille pour con­tin­uer notre Odyssée de l’Espace avec le sec­ond vol­ume de Cos­mic Machine.

Aux platines, alors qu’on pour­rait croire qu’il s’agit d’un robot tout droit sor­ti d’un vieux film de SF, le vis­age cou­vert d’un masque argen­té, nous avons tout sim­ple­ment affaire à Uncle O, le respon­s­able du track­list­ing de Cos­mic Machine. Il pose par­faite­ment l’ambiance via une intéres­sante sélec­tion de galettes cos­miques. Par­mi plusieurs clas­siques du genre, on recon­naît le “Unit” de Log­ic Sys­tem, petit bijou de 1981 dans une belle ver­sion italo.

Lind­strøm, petit prince de la space dis­co norvégi­en­ne, reprend ensuite les com­man­des. Hélas, son set flirte davan­tage avec l’Eurovision qu’avec les élé­gantes ritour­nelles syn­thé­tiques qui ont fait la célébrité du pro­duc­teur de “Where You Go I Go Too”… Un peu comme s’il avait pris une mau­vaise cuite sous le soleil d’Ibiza au milieu d’Anglais venus écouter de la house au kilo­mètre, son set se perd dans des affres com­mer­ciales pas très con­va­in­cantes. Dom­mage car il ne nous a pas tou­jours habitué à cela. Troisième round avec le set d’Andre Brat­ten qui, même s’il com­mence très bien avec le clas­sique de Todd Ter­je “Ragysh”, ne fera pas mieux. Sa sélec­tion s’enlise très vite et se perd dans une plat­i­tude digne d’un dimanche de novem­bre à Vezoul…

La fin de la par­ty sera tout de même sauvée par Clara 3000 aux excel­lentes sélec­tions acid, net­te­ment plus inspirées que celles de ses prédécesseurs. Men­tion spé­ciale au light show et aux visuels qui ont été indé­ni­able­ment un des temps forts de cette soirée et big up à Uncle O qui a su nous don­ner envie d’acheter le deux­ième vol­ume de la Cos­mic Machine avec son excel­lente presta­tion. (Eva Marie Pinon)

Meilleur moment : Bon début avec la sélec­tion d’Uncle O et bon final enlevé avec Clara 3000.

Pire moment : Andre Brat­ten qui n’a pas su faire décoller le dancefloor.

 

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