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15 novembre 2013

En direct de Dallas Frasca et Scarecrow au Petit Bain

par rédaction Tsugi

Le jeudi 14 novembre, déprimant par sa météo, était finalement porteur d’une bonne nouvelle : c’était la première soirée du festival How To Love au Petit Bain, qui se tient du 14 au 23 novembre. Et pour démarrer les hostilités, la péniche accueillait les Toulousains de Scarecrow et la tonitruante Dallas Frasca. Petite particularité du jour : les bluesy Scarecrow ont joué après la tête d’affiche. Bizarre bizarre.

Place donc à Dallas Frasca et ses deux musiciens. Avec ses cheveux rouges coiffés à la Cindy Lauper et sa voix forte et rocailleuse, l’Australienne attaque directement : son rock est brut, puissant, frontal. Et décomplexé surtout ! Au bout de quelques chansons, elle n’hésite pas à descendre chanter dans le public. Bain de foule ? Non, simplement une grosse envie de bière. Après son aller-retour au bar, elle nous gratifiera d’un petit rot distingué. Le ton est donné. Pendant ce temps là, son guitariste saute partout, et ne s’arrêtera pas. Le batteur bodybuildé s’acharne sur ses fûts, habillé d’un mini-mini-short. Ils osent tout, même la reprise de « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin au beau milieu de leur morceau « Coming Home » : casse-gueule mais franchement réussi. Quand la chanteuse ose dire que les Français sont mous, un « Then bring it on, cunt ! » (je ne traduirai pas) fuse. Et si les parisiens ne pogotent pas, ils chantent, crient, apostrophent le groupe. Une super ambiance qui se prolongera au merchandising, où le trio papote avec plaisir avec le public, sans avoir l’air de tant s’intéresser à la vente de leur dernier album Sound Painter. On a adoré, comme cet obscure guitariste chevelu qui a un jour dit d’eux : « super voix, super riffs et super groove ». Le gratteux en question ? Slash.

Du coup, c’est devant un public bien remonté qu’est apparu Scarecrow, avec leur blougiboulga blues-hip-hop-rap-français, comme si Java se prenait un bain dans le Mississippi. L’ambiance redescend d’un cran pour une écoute plus attentive. Le chanteur Slim Paul a décidément une voix exceptionnelle, parfaitement taillée pour le blues et leur titre « Ain’t Got No Chance (But Buying You) » (issu de leur album Devil & Crossroads) est d’une efficacité exemplaire. Le bassiste fait le show, le rappeur fait son job. Rien à redire !

Meilleur moment : le guitariste de Dallas Frasca a un problème technique ? Pas de problème, le super-musclé batteur se met à quatre pattes et fait le dos rond/dos creux façon yoga. Drôle de manière de faire patienter !

Pire moment : faire démarrer le deuxième groupe à 23h30, vraiment ? On fait comment pour prendre le métro ?

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