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18 février 2015

En direct de Ghost Culture à la Boule Noire

par rédaction Tsugi

« Presque ». Ce sera le mot de la soirée. Mais attention, pas ce « presque » qui gifle, rabaisse, qui renvoie à un meilleur modèle. Non, Ghost Culture est « presque » parce qu’il touche à un peu tout en même temps : presque sosie de Connan Mockasin d’abord, avec lequel il partage une coupe de cheveux blonds et une place dans le label d’Erol Alkan, Phantasy Sound. Mais aussi presque Depeche Mode, pour cette voix profonde et grave, tranchant avec un physique d’allumette, sur fond de synthés 80’s. Presque acid ensuite : quand l’Anglais frôle avec ces sons, c’est pour terminer le morceau aussi sec, faisant monter l’excitation. Et, enfin, il offre une ambiance presque club. Si on ne l’atteint pas, ce n’est pas de sa faute : il est 21 heures, difficile de se lâcher.

En somme, un concert presque parfait, s’influençant d’un tas de styles sans les copier totalement. Encore mieux : Ghost Culture se lâche plus que sur son premier album éponyme sorti en janvier. James Greenhood (son vrai nom) amplifie les bruits bizarroïdes du disque, frôlant le 8-bit. On pense alors à Leila Arab ou à Jackson & His Computer Band : l’Anglais offre à la Boule Noire un mélange parfait entre les identités de Warp et de Phantasy. Forcément, ça prend.  

Meilleur moment : un interlude guitare-voix, un très cool « Mouth » et un timbre grave excellent en live.

Pire moment : 50 minutes à tout casser, un peu court pour autre chose qu’un showcase.

Crédits photo : Todd Hart

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