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9 octobre 2013

En direct de… MGMT à l’Olympia

par rédaction Tsugi

Chef-d’œuvre pour les uns, bouse absconse pour les autres, le troisième album de MGMT a divisé. Comme nous sommes plutôt proche du premier avis, nous avons donc pris le chemin toujours plaisant de l’Olympia afin de constater si leur psychédélisme échevelé passait l’épreuve de la scène. On ne va pas faire de suspense : la réponse est très mitigée. Car justement le psychédélisme était plus présent dans leurs projections visuelles (limaces tourbillonnantes et chapelets de saucisses) dirigés par un drôle de lutin bondissant -le seul à sembler s’amuser sur scène pendant le concert- que dans une musique terriblement molle et exécutée sans flamme où les chansons du sobrement intitulé MGMT étaient réduites à la portion congrue. Dommage car d’un autre côté, leurs anciens hits “Kids”, “Electric Feel” ou “Time To Pretend” sont balancés sans fièvre à un public de plus en plus absent au fur et à mesure du show.

Rare d’ailleurs de voir une audience qui semble aussi peu concernée par ce qu’elle voit et entend. Saluons donc les trois (on les a comptés) mecs du premier rang qui ont vaillamment agité leurs bras pendant une heure et quart. Par contre, ceux qui étaient perdus au premier étage tout au fond de l’immense balcon ont dû désespérément chercher à capter du réseau, histoire d’occuper leurs doigts. Bien sûr, MGMT n’a jamais eu la  réputation d’être un foudre de guerre sur scène mais delà à donner l’impression d’assister à un concert d’une sorte de Supertramp du pauvre, il y a une marge. Pour preuve, on garde en mémoire, l’excellente prestation qu’ils avaient donnée au Trabendo à la veille de la sortie de leur deuxième album. Mais Ben Goldwasser et Andrew VanWyngarden accompagnés par leurs laborieux musiciens réservent visiblement leur folie à leurs seuls enregistrements. Quand soudain une petite soucoupe volante, oui oui, une vraie soucoupe volante aux lueurs multicolores, apparut au dessus de MGMT puis du public. Le moment le plus intense du concert, de loin. Et qui était aux manettes de cet étrange engin à la finalité indéterminée ? Notre lutin à bonnet fluo. Le vrai héros de la soirée.

Meilleur moment : quand les lumières se rallument.

Pire moment : avec le recul, quand les lumières se sont éteintes.

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