En direct de Superpoze à l’Elysée Montmartre 

Puis­sant et déli­cat : voilà les deux mots qui décriraient par­faite­ment le nou­veau live de Super­poze, présen­té hier soir à l’Elysée Mont­martre. Et on était sur place.

Il est 21h, et le pub­lic resser­ré sous les arceaux métalliques de l’Elysée Mont­martre s’apprête à suiv­re Super­poze dans son voy­age entre bass­es puis­santes et claviers déli­cats. Entouré de ses machines, Gabriel Leg­eleux est venu ce soir-là présen­ter les titres de son dernier disque For We The Liv­ing (voir Tsu­gi 100) tout en les lais­sant vivre sur scène.

Alter­nant séquences dansantes et phas­es intimistes, le live du jeune pro­duc­teur est un savant mélange d’ambiances : tout en respec­tant la finesse de sa musique, le Caen­nais ne se prive pas de l’enrichir en bass­es plus prop­ices au for­mat con­cert. Super­poze passe ain­si d’une machine à l’autre, envoie des bass­es puis­santes sur une con­sole, part ensuite sur un de ses claviers pour ajouter quelques notes plus déli­cates, tan­dis que der­rière lui un grand mur de lumières, très sim­i­laire à celui de son pre­mier live, accom­pa­gne les dif­férents tableaux du con­cert. Pen­dant 15 min­utes, on savoure ain­si l’enchaînement “Azur” — “Gleam/Shelter” en obser­vant des lumières tour­bil­lon­ner au dessus de nos têtes, suivi de séquences plus calmes au piano (“On The Moun­tain Top”) qui nous plon­gent dans la pénom­bre pour mieux observ­er Super­poze au piano. Con­stru­it à la manière d’un DJ set sans aucune inter­rup­tion, le live de Super­poze nav­igue sur dif­férentes ambiances : un peu club, puis un peu plus calme, suivi d’une séquence seul au piano, avant de revenir à de l’électro puis­sante… Une per­for­mance qui respecte par­faite­ment la musique du pro­duc­teur, douce et remuante à la fois.

Après 1h20 de con­cert et un “Open­ing” d’aurevoir magis­tral, Super­poze sort de scène pour finale­ment revenir accom­pa­g­né d’un invité sur­prise : son pote Dream Koala. Pen­dant quelques min­utes, la voix du jeune Français d’origine brésili­enne l’accompagne aux claviers de l’autre côté de la scène sur “A Pho­to­graph”. Le morceau, déjà poignant sur disque, en devient habité. À tel point que le pub­lic en rede­mande, et appelle Super­poze pour un sec­ond rap­pel. Il revient alors pour inter­préter sans doute le meilleur titre de sa discogra­phie : “North”. Une balade d’adieu qui, on avoue, nous a mis des gros fris­sons. Comme une bonne par­tie du con­cert d’ailleurs.

Meilleur moment : Les poils qui se héris­sent lorsque le piano de “North” reten­tit. Tout sim­ple­ment.
Pire moment : Note aux gens qui font des Face­book live de leurs con­certs : per­son­ne ne les regarde.

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