Crédit: Tom McGeehan

En direct de The Internet au Trabendo

De pas­sage à Paris, The Inter­net, l’entité R&B issue du col­lec­tif Odd Future, a livré un live alter­nant pro­duc­tions col­lec­tives et pro­jets solos.

Un pour tous, tous pour un. Depuis son troisième album Ego Death sor­ti en 2015, le groupe The Inter­net a pris de l’ampleur. Un suc­cès qui a don­né des envies d’escapades soli­taires à cha­cun des mem­bres. Trois d’entre eux ont déjà sor­ti leurs pro­jets solos, les deux autres ne sauraient tarder. Matt Mar­tians, sourire aux lèvres, pull à pois et lunettes ros­es, accueille la foule d’un Tra­ben­do annon­cé com­plet le jour suiv­ant la mise en vente des tickets.

Crédit: Tom McGeehan

En guise d’amuse-bouche, le con­cert s’ouvre sur deux titres de Ego Death. La foule con­quise, reprend en chœur et agite les bras sur “Under Con­trol”. Les lumières s’éteignent, puis se ral­lu­ment sur Steve Lacy, le gui­tariste du groupe, qui annonce inter­préter des titres de son EP sor­ti en févri­er dernier. Sa voix sem­ble fatiguée mais son jeu de gui­tare est au point. Les cou­plets sont ponc­tués par des solos de gui­tare don­nant une touche d’improvisation à ce show très cal­i­bré. Puis, choisie dans le pub­lic pour avoir paru la plus sincère, une cer­taine Madeleine monte sur scène pour son pré­ten­du anniver­saire. L’occasion pour Steve Lacy d’interpréter un morceau lui étant spé­ciale­ment dédié en lui tour­nant autour avec sa guitare.

Crédit: Tom Mc Geehan

Après le morceau “See Girl”, la chanteuse Syd revient sur le devant de la scène pour inter­préter deux autres titres du groupe, accom­pa­g­née par les chœurs du cou­ple juste der­rière nous. Puis c’est au tour de Matt Mar­tians de pren­dre la lumière pour quelques titres de son album The Drum Chord The­o­ry. Les nappes de syn­thé et les per­cus­sions façon Nep­tunes envahissent la salle et instal­lent une ambiance planante. Le bal con­tinu. Patrick Paige II le bassiste et Christo­pher Smith le bat­teur ont eux aus­si le droit d’interpréter une de leurs pro­pres com­po­si­tions. Rap inspiré par sa sœur pour l’un, solo de bat­terie pour l’autre, le pub­lic décou­vre avec plaisir ces morceaux en avant-première.

Après “Girl”, le morceau avec Kay­trana­da, Syd tha Kyd, t‑shirt blanc et crête blonde, s’avance pour con­clure le con­cert par des extraits de son album Fin. Des pro­duc­tions plus som­bres et élec­tron­iques sur “Shake Em Off” et “Body”, puis un retour à une ambiance feu­trée et funky sur “Inse­cu­ri­ties” et “Curse”. Après presque deux heures d’un live en mode relais, les lumières se ral­lu­ment, le groupe s’en va, pas les sourires du public.

Meilleur moment: la per­for­mance vocale de Syd sur “Curse”. Qui a dit qu’elle n’avait pas de voix ?
Pire moment: les écarts de voix de Steve Lacy. Dommage.

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