En direct des Jardins Suspendus à Marseille

Dans le Sud, on red­outait un peu l’effet souf­flet de l’après “Cap­i­tale Européenne de la cul­ture” en 2013. Il sem­blerait pour­tant que la citée Phocéenne ait encore des cartes à jouer. En ligne de mire (même si on s’éloigne un peu de la cul­ture) : l’ouverture du cen­tre com­mer­cial des Ter­rass­es du Port doté d’un splen­dide rooftop au dernier étage. Ce dernier a été inau­guré dimanche après-midi par le col­lec­tif Gour­man­diz, qui trans­formera ce lieu en un club éphémère deux dimanch­es par mois. Au pro­gramme des Jardins Sus­pendus: de la house sur vinyles, de quoi grig­not­er et du street art coloré.

On arrive vers 14h, le ciel est bleu, le soleil tape. Les lunettes de soleil sont de rigueur. On monte les escaliers extérieurs des Ter­rass­es du Port pour arriv­er sur le rooftop relooké en “Jardins Sus­pendus”. Une fois sur la ter­rasse on admire la vue à 360 degrés sur Mar­seille. D’un côté le lieu sur­plombe la mer et le port autonome, de l’autre il nous offre une vue impren­able sur la ville, la plaine et la bonne mère (pronon­cé avec l’accent).

Par chance les organ­isa­teurs ont pen­sé à faire un peu d’ombre avec des ten­tures fab­riquées avec des T‑shirts. Cette tech­nique home made n’est pas sans rap­pel­er d’ailleurs les déco­ra­tions de l’illustre Row 14, club barcelon­nais qui a réou­vert ses portes récem­ment. On entend quelques bribes de con­ver­sa­tion qui com­par­ent même les Jardins Sus­pendus aux évène­ments Off du Sonar. Le spot, la musique, le chill-out nous don­nent l’impression d’être dans un cadre priv­ilégié, surtout lorsque l’on sait que l’évènement était annon­cé à guichets fermés.

Un peu plus tard dans la journée une légère brise rafraî­chit l’atmosphère, la piste se rem­plit. A prox­im­ité de la scène on peut voir le live paint­ing de l’artiste Julien Ray­naud.  Âgé d’à peine 25 ans ce Mar­seil­lais croise les arts un peu comme il croise les bombes de pein­ture, avec des travaux hauts en couleur qui emprun­tent au street art, au néo-expressionisme et au pop art.

Au niveau de la touche locale, ce sont DJ Steef et Mod­ern Jam qui ont ouvert les hos­til­ités. Et pour cette pre­mière inédite, c’est le père du label parisien Rob­soul Record­ing, Phil Weeks, ain­si que son acolyte Chris Car­ri­er qui ont pris le relais. Les DJ’s se suc­cè­dent durant l’après-midi pour tiss­er un fil con­duc­teur de house funky et dansante sur les 1500m² du toit terrasse.

La sauce à l’air de pren­dre, le soleil se couche, la majorité de la pop­u­lace est en train de danser et c’est égale­ment le peak time der­rière le bar. Il est donc l’heure de cass­er la croûte : on patiente 45 bonnes min­utes pour engloutir d’une traite un gros burg­er. Le ven­tre plein, on décide d’aller élim­in­er le menu “cheese” sur la piste.

La nuit est claire et quelques lumières illu­mi­nent main­tenant le toit. On quitte les “Jardins Sus­pendus” avec les paumettes rosies par le soleil, l’estomac rem­pli d’un burg­er (qui nous vau­dra une belle indi­ges­tion aujourd’hui) et un arrière-goût de vacances express dans un lieu magique.

Le meilleur moment : le couch­er de soleil en bord de mer.

Le pire moment : quit­ter les Jardins Sus­pendus et tra­vers­er une immense galerie marchande désertée (un peu flippant).

Pour suiv­re la page des Jardins Sus­pendus c’est par ici.

Crédit pho­to : Lio Mar­i­ot­ti

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