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29 mars 2013

Interview : Trésors, le groupe français à suivre

par rédaction Tsugi

Trésors, c’est le duo français que personne n’a vu venir. Les deux Adrien aux manettes se revendiquent d’un héritage musical complexe et c’est ce puzzle qui a séduit à l’étranger. Avec déjà quelques sorties au compteur, le groupe a fait surface. Une montée en grade qui a fait que le magazine de référence Dazed Digital a choisi de streamer via Soundcloud leur EP Pleine Lune remixé par de gros noms de la scène indé mondiale. Une sacré performance qui annonce un chemin lumineux pour le groupe parisien. Avant d’avoir à passer par trois agents et deux responsables presse pour leur parler, on s’est dit qu’il était temps de leur poser quelques questions.

Pouvez-vous nous parler de la genèse du projet Trésors ?
 
Rien de très original. Adrien D jouait dans Jordan et Adrien K dans Looking for John G, deux groupes post-punk et noise. Après avoir fait la tournée des caves et des squats planétaires (et oui), on a décidé d’essayer autre chose. On n’avait pas trop les mêmes influences (Adrien K est plutôt folk 70’s et noise rock et Adrien D electro lo-fi et pop 80’s) et ça a donné un mélange qui nous plaisait. Au début, on était nuls en production, mais maintenant on a su retourner nos points faibles en points forts (enfin je crois). Et on s’est beaucoup nourri de l’imaginaire 70’s (Dennis Hopper, Neil Young, Altamont, Badlands, etc…). Le but était de faire une musique un peu hors du temps et de la réalité.

A l’heure où la France se met à la saveur électro-pop indé, où situez-vous Trésors sur l’échiquier musical français ?
 
On ne sait pas trop. On ne sent pas du tout proche de la nouvelle scène française ni des trucs électro-pop éphémères. On a des amis dont on aime la musique et qui ne sont pas si loin de nous au niveau du son (Holy Strays, Lonely Walk, Egyptology par exemple). Après on est très fiers d’être chez Desire, notre label, dont on aime l’esthétique et la démarche mais il n’y a pas tant que ça de groupes français. Au niveau de l’éthique, on respecte beaucoup Arnaud Rebotini, la démarche de Born Bad ou Music Fear Satan par exemple… On est des enfants de Shellac et des Deftones et on le restera sûrement toute notre vie. En tournant, on a joué avec des groupes qui ont un peu le même parcours que nous à l’étranger ceci dit (Mi Ami, Protect-U ou Suuns par exemple…).

La mise en ligne sur Dazed Digital de remixes de votre EP Pleine Lune constitue une sacrée reconnaissance et un coup de pub significatif. Pouvez-vous nous expliquer comment s’est passé votre rencontre avec le média britannique ? Et si ça a déjà ouvert quelques portes ?
 
Notre manager a envoyé le lien à quelques médias étrangers et eux ont réagi rapidement, c’est cool pour un groupe comme nous d’être entre Jamie XX et John Talabot. C’est bien en tous cas, ça fait parler du single, le vinyl est déjà sold-out en précommande (il sort lundi) et on est très contents. Niveau opportunités, on verra mais en tous cas, ça ouvre des portes, c’est clair.

Les remixeurs de votre EP sont de gros noms de la musique indé. Comment se sont passées ces collaborations ?

On a fait une liste de nos envies à Jérôme qui s’occupe de Desire et il a fait le relais. Holy Strays et Anoraak sont des amis. Et on aimait bien Blackmail qui est aussi un peu un groupe de « rock sans guitare ». On a beaucoup remixé d’artistes cette année donc c’est chouette que ça se fasse dans l’autre sens. Là on attaque un remix pour PVT d’ailleurs. Les remixes de Pleine Lune  sont très variés et chacun s’est bien attribué une des facettes du son du groupe. Après notre rêve ultime ce serait que Robert Wyatt, Hot Chip ou Chino Moreno touche à notre son….

Quelle est la prochaine étape pour Trésors maintenant que votre popularité a grimpé en flèche?

Je ne suis pas sûr que la flèche soit encore très haute mais on sent que les gens ont vraiment aimé le disque et c’est super comme sentiment car il nous semblait pas très facile d’accès par rapport à ce que les groupes français sortent en ce moment…Mais on a encore des concerts et on commence l’enregistrement du nouvel album ce mois ci à Paris puis on va bouger pour bosser dans des lieux différents, un peu comme le premier qu’on a fait à Baltimore. On a une tournée US en projet avec Montag, le clip de Pleine Lune va sortir bientôt et on voudrait s’acheter un nouveau synthé !

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