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19 janvier 2017

Katapult : précurseur un jour, précurseur toujours !

par Mathilde LESAINT

Ce week-end, Karat Records aka Katapult fête ses vingt ans, vingt ans de présence dans la scène parisienne, vingt ans de nuits de fête, vingt de productions, vingt ans de tremplin pour de jeunes artistes talentueux. Au fil des années, Alex et Laetitia se sont installés dans la musique électronique et sont devenus avec leur label et leurs soirées une valeur sûre. Pendant trois jours de fête, A la folie, à Mains d’Oeuvres et au Point Ephémère, ils ont choisi un line up à leur image entre petits nouveaux et coeur de la maison Karat. Une fête qui sera sûrement mémorable avec l’habitué de la maison Ricardo Villalobos, Masomenos, The Mole ou encore Jef K. Afin de dresser un portrait de l’esprit Katapult on est allé leur poser cinq petites questions.

Comment l’histoire Karat à commencé ?

On a débuté avec une boutique à Rouen en 96 et notre label de hardcore Katapult, la musique que l’on écoutait à l’époque. On avait du mal à être visible vis-à-vis des médias, on a pris conscience que si on voulait faire avoir de l’impact il fallait que l’on parte à Paris, ce que l’on a fait en 99. Dès nos début en tant que disquaire, on cherchait des disques un peu partout en Europe. On partait toutes les semaines en voiture pour acheter des galettes, on avait donc un gros stock de bons disques de hardcore, de house, de techno… Grâce à ce stock ça a marché très vite.

De plus, quand on est arrivé à Paris, les gens étaient un peu lassés de la french-touch. On est arrivés avec des Perlon et d’autres labels allemands que personne d’autre n’avait. Fabrice Desprez de chez Phunk a fait partie des premières personnes à venir à la boutique et il a fait courir le bruit dans tout Paris qu’il y avait une nouveau disquaire avec plein de musiques intéressantes. En deux mois la boutique était pleine.

Pourquoi avoir commencé à organiser des soirées ?

Personne n’invitait d’artistes dans notre genre. On a eu envie de développer le truc jusqu’au bout et faire venir un nouveau son à Paris. Cabanne, qui venait souvent au magasin et gérait les lumières au Rex, nous a présenté Christian Paulet, le directeur artistique de l’époque, il nous a fait confiance. On a organisé une première soirée un jeudi avec Ark notamment et mille personnes sont venues. On a gagné notre résidence une fois par mois et les soirées ont continué ainsi !

C’est quoi l’esprit des nuits Katapult ?

On préfère faire des soirées plus intimistes où les DJs se sentiront en confiance et où ils pourront prendre des risques en proposant n’importe quel son. Et lorsque tu sors des clubs autant générer une âme avec des lieux insolites. Les soirées que l’on organisait au bateau River’s King il y a deux ans par exemple, il y avait une super belle énergie, en plus avec la croisièreLa fête à son apogée. On s’entoure de gens motivés, et du point de vue artistique on essaye de ramener quelque chose d’intéressant en mélangeant les styles, en invitant de gros artistes étrangers comme de plus petits.

Quelle est la différence entre la scène d’hier et d’aujourd’hui ?

C’est complètement différent, mais il y a aussi une nouvelle excitation. Toutes générations confondues, il y a plein de gens qui achètent des disques, des disquaires qui ouvrent, c’est super, une rennaissance en quelque sorte ! En 2000, il y avait quand même des soirées au Rex ou au Pulp, mais c’était assez limité.

Au final, ces 20 ans, c’est un peu un anniversaire de famille ?

Oui c’est sur, on voulait absolument le faire avec Ricardo qui vient tous les ans à nos soirées. C’est quelqu’un qui a un bel état d’esprit, on est les premiers à l’avoir fait jouer à Paris à une époque où il avait du mal à décoller, où personne ne croyait vraiment en lui. Je pense qu’il est reconnaissant du travail que l’on a fait en amont et vu que c’est quelqu’un de bien, il nous fait profiter de son succès, c’est une belle amitié.

Pour nos vingt ans, on a aussi invité des artistes qui ont un manque de reconnaissance par rapport au talent qu’ils ont, Oxyd par exemple. C’est une manière de les mettre en avant. Il y a aussi les jeunes de D.KO qui jouent beaucoup, mais ils sont venus une fois sur le bateau au Quai Anatole France et on a eu envie de les rebooker.

La meilleure des soirées ?

Probablement la soirée à l’Electric à la Porte de Versailles en 2013, avec Ricardo d’ailleurs.

Si vous voulez faire partie de ces trois jours d’anniversaire A la folie, à Mains d’Oeuvres et au Point Ephémère, on vous fait gagner des places. Pour cela envoyez un gentil mail à [email protected] !

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