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9 décembre 2013

Le Top 10 2013 de la rédaction

par rédaction Tsugi

Ce fut un terrible champ de bataille que de décider de ce top 10 2013, mais nous y voilà, enfin !

10 Parquet Courts // Light Up Gold (What’s Your Rupture)

 

Il a fallu une réédition par le label What’s Your Rupture pour que cet album sorti en 2012 finisse, en 2013, par séduire autant qu’il le devait. Plus qu’un énième revival punk, Light Up Gold envoie vingt pistes coups de poing ultra-compactes (jamais plus de 3 minutes) et désenchantées, aussi rétro que carrément actuelles.

 

 

09 Blue Hawaii // Untogether (Arbutus)

 

L’énième bonne nouvelle venue du crew montréalais Arbutus, Blue Hawaii, réussit l’exploit de mélanger froideur d’une production électronique technoïde et chaleur d’une pop ronde traversée par la voix incandescente de sa chanteuse. Petit miracle supplémentaire, le duo formé par Ra et Agor glisse en plein terrain bass-pop le plus beau morceau folk de l’année.

 

 

08 Thundercat // Apocalypse (Brainfeeder)

 

Deux ans après un premier album touchant mais brouillon, Stephen Bruner, l’homme derrière Thundercat, a su gommer ses erreurs. Toujours épaulé par son grand copain Flying Lotus, Thundercat continue à plonger son funk dans un mélimélo cosmique mais gagne en cohérence et en folle maestria.

 

 

07 Jackson & His Computer Band // Glow (Warp)

 

Smash avait porté Jackson au rang de génie en 2005, lui qui est (toujours) le seul français hébergé chez Warp. La suite aura mis 8 ans à s’écrire mais elle est fascinante, invitant les sixties, l’électronica, le garage, James Bond, The Wall, la bass music, la magie noire, la musique symphonique et les contes du futur. Brillant.

 

 

06 Atoms For Peace // Amok (XL)

 

Spontanéité, urgence, plaisir et pourquoi pas, danse. Le premier album d’Atoms For Peace, le projet bâti par Thom Yorke avec l’aide de Nigel Godrich (producteur de Radiohead), de Flea (bassiste des Red Hot Chili Peppers), Joey Waronker et Mauro Refosco atteint ses objectifs de départ avec beaucoup de simplicité.

 

 

05 Darkside // Psychic (Other People/Matador)

 

Oui, Psychic est un album plutôt pointu. Oui, la plupart des morceaux tournent sur un tempo assez lent et ils dégagent quelque chose de sérieux. Il faut un temps pour l’apprivoiser et saisir toute la qualité et l’audace du projet. On passe dans une autre dimension, un blues cosmique où l’on peut croiser Lindstrøm, Chris Rea, Phuture et Pink Floyd.

 

 

04 Disclosure // Settle (PMR)

 

Qu’il est loin, le temps de l’EP The Face, où l’on découvrait alors un duo qu’on plaçait dans la grande ronde néo-house anglaise, au même titre que Julio Bashmore ou Bicep. Aujourd’hui, force est de constater que nous avions mal estimé l’ambition des frères Lawrence, qui ont mis le feu aux échelles de mesure de la coolitude. Ce premier album a tout pour lui : des formats pop, des voix efficaces et sexy en diable, une production au cordeau et surtout un son.

03 Jon Hopkins // Immunity (Domino)

 

Croyez-le ou pas, l’auteur du morceau techno le plus puissant de 2013 a bossé avec Coldplay et Brian Eno, et possède un passif plutôt théâtre-pub-piano. Immunity reste pourtant l’un des albums les plus telluriques du panorama musical de cette année, sans parler d’une partie bien plus introspective. Nous, pendant ce temps-là, on se remet « Open Eye Signal ».

 

02 Earl Sweatshirt // Doris (Columbia)

 

Il y a trois ans, quand le crew Odd Future commençait à faie parler de lui, son plus jeune membre, Earl Sweatshirt, intriguait déjà follement. Entre temps envoyé par ses parents dans un camp pour mineurs à problèmes, Earl est revenu, éclatant de toute sa classe l’année hip-hop, surpassant son boss Tyler et tous les autres rappeurs.

 

 

 

01 James Blake // Overgrown (Atlas)

 

Il n’existe pas aujourd’hui de génie plus pur que James Blake. Soulman à la voix et au jeu de piano cristallins, producteur d’avant-garde fou, le jeune Anglais continue avec ce deuxième album à réconcilier deux mondes inconciliables, sans jamais verser dans la musique d’intello chiante. Il méritait amplement ce trône.

 

 

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