Le Top 10 2013 de la rédaction

Ce fut un ter­ri­ble champ de bataille que de décider de ce top 10 2013, mais nous y voilà, enfin !

10 Par­quet Courts // Light Up Gold (What’s Your Rup­ture)

 

Il a fal­lu une réédi­tion par le label What’s Your Rup­ture pour que cet album sor­ti en 2012 finisse, en 2013, par séduire autant qu’il le devait. Plus qu’un énième revival punk, Light Up Gold envoie vingt pistes coups de poing ultra-compactes (jamais plus de 3 min­utes) et désen­chan­tées, aus­si rétro que car­ré­ment actuelles.

 

 

09 Blue Hawaii // Unto­geth­er (Arbu­tus)

 

L’énième bonne nou­velle venue du crew mon­tréalais Arbu­tus, Blue Hawaii, réus­sit l’ex­ploit de mélanger froideur d’une pro­duc­tion élec­tron­ique tech­noïde et chaleur d’une pop ronde tra­ver­sée par la voix incan­des­cente de sa chanteuse. Petit mir­a­cle sup­plé­men­taire, le duo for­mé par Ra et Agor glisse en plein ter­rain bass-pop le plus beau morceau folk de l’an­née.

 

 

08 Thun­der­cat // Apoc­a­lypse (Brain­feed­er)

 

Deux ans après un pre­mier album touchant mais brouil­lon, Stephen Bruner, l’homme der­rière Thun­der­cat, a su gom­mer ses erreurs. Tou­jours épaulé par son grand copain Fly­ing Lotus, Thun­der­cat con­tin­ue à plonger son funk dans un mélimé­lo cos­mique mais gagne en cohérence et en folle maes­tria.

 

 

07 Jack­son & His Com­put­er Band // Glow (Warp)

 

Smash avait porté Jack­son au rang de génie en 2005, lui qui est (tou­jours) le seul français hébergé chez Warp. La suite aura mis 8 ans à s’écrire mais elle est fasci­nante, invi­tant les six­ties, l’élec­tron­i­ca, le garage, James Bond, The Wall, la bass music, la magie noire, la musique sym­phonique et les con­tes du futur. Bril­lant.

 

 

06 Atoms For Peace // Amok (XL)

 

Spon­tanéité, urgence, plaisir et pourquoi pas, danse. Le pre­mier album d’Atoms For Peace, le pro­jet bâti par Thom Yorke avec l’aide de Nigel Godrich (pro­duc­teur de Radio­head), de Flea (bassiste des Red Hot Chili Pep­pers), Joey Waronker et Mau­ro Refos­co atteint ses objec­tifs de départ avec beau­coup de sim­plic­ité.

 

 

05 Dark­side // Psy­chic (Oth­er People/Matador)

 

Oui, Psy­chic est un album plutôt pointu. Oui, la plu­part des morceaux tour­nent sur un tem­po assez lent et ils déga­gent quelque chose de sérieux. Il faut un temps pour l’ap­privois­er et saisir toute la qual­ité et l’au­dace du pro­jet. On passe dans une autre dimen­sion, un blues cos­mique où l’on peut crois­er Lind­strøm, Chris Rea, Phuture et Pink Floyd.

 

 

04 Dis­clo­sure // Set­tle (PMR)

 

Qu’il est loin, le temps de l’EP The Face, où l’on décou­vrait alors un duo qu’on plaçait dans la grande ronde néo-house anglaise, au même titre que Julio Bash­more ou Bicep. Aujour­d’hui, force est de con­stater que nous avions mal estimé l’am­bi­tion des frères Lawrence, qui ont mis le feu aux échelles de mesure de la cooli­tude. Ce pre­mier album a tout pour lui : des for­mats pop, des voix effi­caces et sexy en dia­ble, une pro­duc­tion au cordeau et surtout un son.

03 Jon Hop­kins // Immu­ni­ty (Domi­no)

 

Croyez-le ou pas, l’au­teur du morceau tech­no le plus puis­sant de 2013 a bossé avec Cold­play et Bri­an Eno, et pos­sède un pas­sif plutôt théâtre-pub-piano. Immu­ni­ty reste pour­tant l’un des albums les plus tel­luriques du panora­ma musi­cal de cette année, sans par­ler d’une par­tie bien plus intro­spec­tive. Nous, pen­dant ce temps-là, on se remet “Open Eye Sig­nal”.

 

02 Earl Sweat­shirt // Doris (Colum­bia)

 

Il y a trois ans, quand le crew Odd Future com­mençait à faie par­ler de lui, son plus jeune mem­bre, Earl Sweat­shirt, intriguait déjà folle­ment. Entre temps envoyé par ses par­ents dans un camp pour mineurs à prob­lèmes, Earl est revenu, écla­tant de toute sa classe l’an­née hip-hop, sur­pas­sant son boss Tyler et tous les autres rappeurs.

 

 

 

01 James Blake // Over­grown (Atlas)

 

Il n’ex­iste pas aujour­d’hui de génie plus pur que James Blake. Soul­man à la voix et au jeu de piano cristallins, pro­duc­teur d’avant-garde fou, le jeune Anglais con­tin­ue avec ce deux­ième album à réc­on­cili­er deux mon­des inc­on­cil­i­ables, sans jamais vers­er dans la musique d’in­tel­lo chi­ante. Il méri­tait ample­ment ce trône.

 

 

(Vis­ité 34 fois)