© Estelle Hanania

Mathilde Fernandez d’ascendant vierge : “Tant de raisons d’aimer Bruxelles”

par Tsugi

Brux­elles, je t’aime? C’est un oui franc et mas­sif pour Mathilde Fer­nan­dez. On a demandé à la moitié du duo ascen­dant vierge ‑avec son com­père Paul Seul- de nous servir de guide. En effet depuis des années, la chanteuse et musi­ci­enne vit à Brux­elles et aime pro­fondé­ment cette ville. Voilà pourquoi.

Comme toutes les cap­i­tales d’Europe, Brux­elles renaît après la crise du Covid. C’est l’une des villes où la nuit est la plus vivante, avec quan­tité de bars et de clubs déments, comme le Fuse dont on vous a racon­té l’histoire récem­ment, encore plus facile­ment acces­si­ble grâce au Vol­ume Brus­sels par­ty pass. Mais BX c’est aus­si une ville idéale pour flân­er en after (et en before), vis­iter un musée, traîn­er sur la grande place ‑l’une des plus belles au monde- manger déli­cieuse­ment… Suiv­ez le guide ou plutôt la guide, puisque c’est Mathilde Fer­nan­dez, moitié d’ascen­dant vierge, qui nous mon­tre le chemin.

Peux-tu nous dire pourquoi tu aimes tant Bruxelles ?
Pour ses habi­tants et le côté bis­cor­nu, drôle et absurde par­fois, de la ville avec son archi­tec­ture art nouveau/art déco… Il y a plein de choses à voir à Brux­elles, on y croise même, volant aux côtés des pigeons, des per­ruch­es vert fluo, été comme hiv­er. Il y a moins de monde dans les métros que dans les autres grandes villes comme Paris, et les gens y sont plus souri­ants. C’est aus­si une ville où la cul­ture tient une place impor­tante. C’est une ville européenne, très cos­mopo­lite, on peut y ren­con­tr­er toutes sortes de per­son­nes. En fait, il y a énor­mé­ment de raisons d’aimer Bruxelles.

Com­ment est-ce que tu as décou­vert Brux­elles et décidé d’y rester ?
J’ai com­mencé à m’intéresser à cette ville lorsque je fai­sais mes études, en me ren­dant compte que toutes les com­pag­nies de théâtre et de danse dont j’étais fan venaient de là-bas… Peep­ing Tom, les bal­lets C de la B d’Alain Pla­tel, Need­com­pa­ny… Rapi­de­ment, il est devenu assez clair qu’une fois mon diplôme en poche, ce serait dans cette ville que je m’installerais.

Quel est ton quarti­er préféré ?
J’adore le quarti­er où je vis, for­cé­ment, Saint-Gilles, For­est… mais j’aime bien les quartiers chics et un peu excen­trés comme Woluwe-Saint-Lambert ou Watermael-Boitsfort. On dirait des vil­lages. Étant niçoise moi-même, ça me trans­porte com­plète­ment ailleurs, c’est très rési­den­tiel, avec de jolies petites maisons, des espaces verts, des salons de thé à l’ancienne.

Quel est ton bar préféré ?
J’aime bien Goupil Le Fol dans le cen­tre, c’est un ancien bor­del, la déco est bien bizarroïde avec des bou­gies sur toutes les tables, des stat­uettes religieuses, de vieilles affich­es de cabaret et un juke-box Wurl­itzer. Ils ser­vent à peu près toutes les bières pos­si­bles, même si je dois avouer que je n’aime pas la bière. On peut y dis­cuter tran­quille­ment, sans qu’aucune lumière du soleil ne pénètre dans la salle.

Et ton club favori ?
En réal­ité, je ne sors pas vrai­ment donc ça va être dif­fi­cile de con­seiller les meilleurs clubs… Mais j’aime bien le Cabaret Made­moi­selle dans le cen­tre dont le slo­gan est “Bur­lesque, freaks, queens and every­thing in between” et j’aime aus­si aller voir des con­certs au Café Cen­tral qui a une pro­gram­ma­tion indé, dark rock, new wave, indus, par­fois tech­no… J’y ai vu là-bas des artistes aus­si dingues que Bernardi­no Fem­miniel­li, Infec­ti­cide et même mon cama­rade Paul Seul.

Ton mag­a­sin de disque préféré ?
Pêle-Mêle. C’est une sol­derie, un peu comme les Emmaüs, il y en a plusieurs dans la ville, au centre-ville boule­vard Anspach, ou encore chaussée de Water­loo à Ixelles… J’achète pas mal de CDs, ma pla­tine vinyle est en panne depuis de nom­breuses années. J’aime bien que le CD soit com­plète­ment déval­ué alors j’achète et j’écoute n’importe quoi, entre musiques de film, bande-son pour restau­rant italien…

Quel est ton restau­rant préféré, qu’aimes-tu y manger ?
Mon nou­veau coin préféré s’appelle le Lom­bric, c’est sur le rond-point Alti­tude 100, rue Ever­ard à For­est. Déjà parce qu’il est ouvert quand tous les autres sont fer­més et parce que les pro­duits sont locaux, qu’on y boit et mange super bien, large­ment au-dessus de la moyenne. Et l’accueil est plus que chaleureux.

Tu as une adresse fétiche, qui n’est pas liée à l’univers de la musique ?
La Chapelle, place de la Chapelle dans le quarti­er des marolles. La déco est super goth­ique et baroque à l’intérieur, c’est un sacré spectacle.

Quel est ton bon plan pour flâner ?
Le musée Hor­ta ! C’est rapi­de à faire, superbe, c’est une mai­son d’architecte. Un très bon plan, après tu peux marcher jusqu’au parc roy­al (ce n’est pas à côté, mais il y a le tram 92) pour essay­er d’apprivoiser les per­ruch­es en écoutant de la musique et en buvant un coup il y a le bar de la web radio, Kiosk Radio.

En dehors de la vie noc­turne, que ne faut-il pas rater à Brux­elles quand on vient y pass­er un week-end ?
Il faut aller dans le quarti­er des marolles voir les mag­a­sins d’antiquités, il y en a pour tous les goûts, la bro­cante Place du Jeu de Balle, un incon­tourn­able, puis une soupe à l’oignon à la clé d’or, classico-classique !

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