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19 avril 2014

Panoramas, jour 1

par rédaction Tsugi

Le vent qui s’engouffre dans la vallée du centre-ville sous les piles du viaduc de Morlaix nous rappelle que non, nous ne sommes pas en été, et que dans certains coins, il faut encore se coller une petite laine pour ne pas frissonner. Il nous a manqué un pull Armor Lux pour nous sentir parfaitement à l’aise hier soir sur le site principal de Panoramas, au parc de Langolvas. Mais les festivaliers, eux, avaient chaud, on a donc suivi leur exemple.

20h40 : Blind Digital Citizen commence à jouer sans beaucoup de public et c’est bien dommage, car leur pop indé à la française est aussi habitée qu’elle est réjouissante, surtout en ce début de soirée. Les premiers arrivés sur le site se massent majoritairement devant S-Crew, le quatuor développant une patate qui fait certes plaisir à voir, pas sûr cependant qu’on tienne là notre vision préférée du rap français.

21h30 : On a croisé JB de dDamage dans les loges un peu plus tôt, il nous a expliqué la stratégie de scène de son groupe Cobra : « on va passer un gros hit techno juste à la fin, histoire de niquer le set de celui qui joue après nous ». Pas sûr que Kölsch ait eu à souffrir de cette entreprise machiavélique mais on approuve l’aspect rock’n’roll de l’idée. Cobra, c’est comme si un vieux groupe de hardcore français 80’s se retrouvait au pieu avec la Compagnie Créole. Les visuels projetés sur les écrans sont édifiants de magnificence, la voix des deux (ou trois) chanteurs est cristalline, les samples sont groovy à souhait et la guitare saignante. Mention spéciale au hit techno sus-cité « Ma Chérie ».

whomadewho

22h30 : Après avoir jeté un œil à la chevelure orangée et aux basses de la québécoise Vilify (ça latte et le côté dubby de l’histoire nous séduit), direction WhoMadeWho, qu’on a pourtant déjà vu 24h plus tôt au Stereolux. Set-list identique, certes, mais scène bien plus balèze et lights qui turbinent derrière (photo ci-dessus), donc impression de puissance décuplée. Ces types sont particulièrement généreux sur scène, on ne va donc pas se gêner de danser malgré notre impression mitigée sur le dernier album !

23h15 : Kölsch fait du Kölsch, l’ordre du monde est respecté, on en profite pour s’octroyer une petite pause à l’espace VIP… dans lequel on croise Erwan Castex aka Rone, qui, avant de commencer une interview avec une confrère, nous confie être particulièrement décalqué après une tournée aux States qui s’est achevée juste à temps pour qu’il vienne jouer en Bretagne. Le tout avec le sourire, comme à son habitude.

À le voir s’affairer avec cinq de ses collègues derrière son ordi sur scène juste avant le début de son set, on se pose la question : avarie technique ou partie épique de 2048 ? Tout semble réglé à temps, Rone peut dispenser son office rêveur à un public venu en masse pour le voir. Si on le trouve parfois un peu trop frontal et maximaliste par rapport aux années précédentes, on ne peut qu’écraser une larme devant le sublime « So So So ».

1h00 : Le tunnel « Bloes Brothers Night » commence avec Nico Pusch au Club Sésame, et la formule est déjà écrite dès le début : house propre, mélodique, un peu groovy et assez sirupeuse, très peu pour nous pour l’instant. On préfère passer dire bonjour à nos confrères Mattcul et Erwan Perron qui passent des galettes au Bar VIP, avant d’aller voir un smiley qui tourne.

1h50 : Boys Noize n’a pas emmené son crâne clignotant sur scène avec lui, il vient en tant que DJ. Et il est toujours très doué pour ce job. On ira évidemment checker le déroulement des sets de Klingande et Goldfish, mais on reviendra toujours voir papa, qui va nous faire transpirer notre mère jusque tard sans jamais qu’on arrive à déscotcher. Chapeau Alex, t’es toujours le patron.

3h45 : On retombe sur un dilemme à peu près identique à ce qu’on a déjà vécu ces quatre dernières heures… Bakermat ou Mr Oizo ? On va tenter les deux, dans l’ordre précédemment cité. Bakermat n’a pas eu le temps de jouer « One Day (Vandaag) » pendant que nous étions devant sa pomme, mais le Batave mène sa barque comme on pouvait se l’imaginer : avec précision, sans rien qui dépasse, tel une Prius sur l’autoroute des vacances. Quentin Dupieux, c’est un autre style : lui qui défend la sortie d’une bande originale, celle de Wrong Cops, il pioche dans tout son répertoire perso (bien diversifié, n’est-ce pas) pour mieux latter le conduit auditif des bonnets de nuit qui n’en peuvent plus de danser. Dodo.

Meilleur moment : « si on n’avait qu’un seul message à donner ce soir, ça serait celui-là : faites de la muscu ». Merci Cobra.

Pire moment : fréquenter les toilettes passé minuit, une autre idée du Mordor.

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