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17 octobre 2013

Tsugi Parie Sur : RY X, l’interview

par rédaction Tsugi

Ry Cuming, de son vrai nom, est Australien. Un peu comme cette chère Lana Del Rey il a déjà eu une carrière sous son nom complet et un premier album passé inaperçu. Un peu comme Lana Del Rey toujours, le bonhomme refuse d’en parler. Il répondra volontiers aux autres questions sur un ton poétique, à l’imagie de sa musique, folk élégiaque, dépouillé, rappelant une version épurée de Grizzly Bear.

Où as-tu grandi ?
Sur une île en Australie… entre le sel et la terre. Il y avait toujours beaucoup d’espace, toujours l’océan.

Tes parents ont-ils joué sur ta passion pour la musique ?
La famille c’est le commencemenet de tout… C’est comme l’utérus qui nous abrite du monde extérieur, donc tout est forcément lié. Ce sont eux qui m’ont mis le pied à l’étriller et ils jouent toujours le rôle de professeurs silencieux et de miroirs de ce que je deviens.

Comment t’es-tu mis à la musique ?
Mon père a été le premier à mettre la musique entre mes mains quand j’étais petit. J’ai appris la guitare, appris à élargir mes goûts musicaux auprès de mes amis à l’édolescence, j’étais un grand fan de grunge. Puis j’ai trouvé cet espace qui m’était propre et m’a permis de me mettre à écrire moi-même.

Quelles sont tes influences principales ?
Récemment c’est la musique de Ravi Shankar, Steve Reich et beaucoup de choses de Berlin, puisque c’est souvent là-bas que je suis. En ce qui concerne le passé c’était donc le grunge, Nirvana, les Pixies, puis la Motown et beaucoup de soul, j’ai aussi eu ma phase Jeff Buckley etc.

De quoi parlait ta toute première chanson ?
La toute première je n’arrive pas à m’en rappeler… Je l’ai forcément extraite de mon expérience de vie, c’est comme ça que je faisais en commençant, c’est toujours comme ça que je fais aujourd’hui. J’étais probablement encore très maladroit mais peu importe, m’exprimer était le plus important.

Paraît-il que tu surfes aussi beaucoup ?
Oui mais mon amour de la mer est à part, différent de toutes les autres choses de ma vie. La mer est comme une personne à part entière dans ma vie. La musique c’est ce que je vis et ce avec quoi j’avance dans la vue. La mer c’est comme quelqu’un que je visite.

Tu as travaillé avec Frank Wiedemann (moitié du duo Âme). Comment est-ce arrivé ?
Francky est devenu un genre de frère, on s’est rencontrés par Skype à la base. On a fait un morceau ensemble, « Howling » et aujourd’hui c’est devenu le nom de notre duo, nous sommes en train de finir un album. C’est une relation facile et naturelle, quelque chose qui va se poursuivre pendant très longtemps.

 
tu es un grand fan de musique électronique ? C’est loin de ce que tu fais seul.
Je ne l’étais pas du tout mais je le suis devenu… J’ai fini par comprendre l’électro, la house, la techno. C’est comme une nouvelle frontière à explorer pour moi. Je passe beaucoup de temps à Berlin et beaucoup avec le label de Howling, la famille Innervisions. On dit d’eux qu’ils sont les inventeurs de la « techno tendre », alors finalement ça ne doit pas être si loin de ma musique.

Quels sont les plans pour les prochains mois ?
Une tournée rapide en Europe, peut-être Paris, Londres et Berlin… ensuite retour en Australie pour retrouver la mer et mon foyer, et pour écrire. Un nouvel EP de RY X bientôt je l’espère, puis l’album et la tournée de Howling l’été prochain.

Quel est ton morceau préféré de tous les temps ?
Il y en a tant… Mais « Dharma at big sur » de John Adams est au Panthéon en ce moment pour moi.

Le morceau qui te hante ces jours-ci ?
Arthur russel – « Soon to be innocent »
Four tet & burial – « Nova »

 

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