Nakhane. Crédit :: Tarryn Hatchett

10 découvertes à ne pas louper aux prochaines Trans Musicales de Rennes

L’air com­mence à se rafraîchir, on sort les gros man­teaux. Cela veut dire que c’est bien­tôt… Noël ? Non, franche­ment, ça, on s’en fiche. Mais c’est bien­tôt les Trans — enfin, les “39èmes Ren­con­tres Trans Musi­cales de Rennes”, ne soyons pas trop fam­i­liers non plus. Comme chaque année, la pro­gram­ma­tion est riche en décou­vertes. On sait très bien que vous n’avez pas besoin de nous pour aller écouter le prince house et vogu­ing Kid­dy Smile, que vous avez sûre­ment déjà dan­sé à la Machine du Moulin Rouge devant le rési­dent Théo Muller, que vous n’avez pas pu pass­er à côté de la défer­lante Columbine, que vous irez sûre­ment voir la créa­tion inédite du pro de la pop‐deep‐house Fed­er ou que, vu que vous avez du goût, vous irez jeter une oreille au live spé­cial et tech­no de Voiron. Mais quoi d’autre ? Où aller fureter du 6 au 10 décem­bre prochain ? Déjà, au Lib­erté : Green Room a cette année encore embar­qué Tsu­gi Radio dans sa valise verte, pour deux émis­sions, jeu­di 7 et ven­dre­di 8, de 17 heures à 19 heures, en direct, en entrée libre et en pub­lic — passez donc nous dire bon­jour ! On recevra le jeu­di Jean‐Louis Brossard, le pro­gram­ma­teur du fes­ti­val, Kid­dy Smile, Mod­esta­mente, Kris­menn et Ghet­to Kum­bé pour un show­case, tan­dis que débar­queront au micro le ven­dre­di Glo­ria, Altin Gün, Théo Muller et Sab­ri­na & Saman­tha en live.

Côté décou­vertes, on ne peut que vous inviter à par­courir toute la pro­gram­ma­tion (la playlist réca­pit­u­la­tive gen­ti­ment con­coc­tée par Tsu­gi se trou­ve en bas de l’article). Pour les feignass­es, voilà dix groupes et artistes à ne vrai­ment pas louper :

1‐ Nakhane

Artiste poly­va­lent, on peut trou­ver Nakhane sur scène comme sur grand écran dans le film sud‐africain Les Ini­tiés, présen­té à la dernière Berli­nale. Côté musique, il a été choisi cette année pour inve­stir l’Aire Libre du 6 au 10 décem­bre le temps d’une créa­tion orig­i­nale pour les Trans Musi­cales — suc­cé­dant ain­si à Stro­mae, Jeanne Added, Ben­jamin Clemen­tine, Par­adis ou encore Fish­bach. Ce fan de David Bowie et d’Ali Far­ka Touré est sur le point de sor­tir son deux­ième album où il déroule une soul élec­tron­ique et pro­gres­sive. La preuve avec ce tube en devenir (enfin on l’espère), “Clair­voy­ant” :

2‐ Krismenn

Kris­menn n’est pas un petit nou­veau. Mais son pro­jet n’en est pas moins sin­guli­er. Ce rappeur local, un de nos coups de coeur de l’année, présen­tera le jeu­di 7 décem­bre dans le Hall 8 un nou­veau pro­jet en trio con­stru­it sur des rythmes élec­tron­iques et hip‐hop… Avec des textes en bre­ton. Alors évidem­ment, on n’y com­prend pas grand‐chose, mais c’est d’une inten­sité rare, et, for­cé­ment, unique.

3‐ Ghetto Kumbé

Orig­i­naire de Bogo­ta, le trio Ghet­to Kum­bé affole les dance­floors en revis­i­tant le pat­ri­moine sonores des tropiques, les per­cus­sions des Caraïbes, racon­tant par la même occa­sion la part som­bre de l’histoire afro‐colombienne… Tout en y incor­po­rant des élé­ments house plus actuels. A décou­vrir jeu­di 7 décem­bre sur la scène Green Room, de retour aux Trans cette année avec un beau pro­gramme spé­cial Colom­bie.

4‐ Flamingods

Avec leur pop psy­chédélique, les Flamin­gods peu­vent rap­pel­er Tame Impala, Pond voire MGMT. Ce quatuor ne vient pour­tant ni d’Australie ni des Etats‐Unis… Mais débar­queront tout droit du Bahreïn le ven­dre­di 8 décem­bre dans le Hall 3. Le style vire­volte autour de rythmes venus du monde entier, aus­si bien arabes que népalais, pour un résul­tat for­cé­ment hyp­no­tique.

5‐ Sabrina & Samantha

Entre “Boys Boys Boys” et Saman­tha Fox, Lau­rent Bar­dainne (Poni Hoax, Lim­ou­sine, LOST) et Julien Brif­faz (Tekel, Bot’ox) n’ont pas pu choisir nom de scène plus cheesy — et génial. Mais pas de sonorités eight­ies kitsch chez Sab­ri­na & Saman­tha, plutôt de l’électro, de l’acid, du psy­chédélisme qui fait ond­uler les hanch­es et, par­fois, du saxo. Sexy, dansant, et une date le ven­dre­di 8 décem­bre à la Green Room atten­due comme le messie chez Tsu­gi.

6‐ Too Many T’s

Décidé­ment, cette date du ven­dre­di 8 décem­bre réserve pas mal de belles sur­pris­es. Nous avons en effet rendez‐vous avec les speed Lon­doniens de Too Many T’s et leur air hip‐hop punk à la Beast­ie Boys. Un regret cepen­dant : met­tre 45 sec­onds d’intro sur le clip d’un titre qui dépote autant que “Pan­ther”, c’est du gâchis. Pas grave, ils se rat­trap­er­ont dans le Hall 8 de 3h30 à 4h30 — s’il nous reste assez d’énergie.

7‐ Sama’

On la con­nais­sait jusque là sous l’alias Sky­Walk­er : Sama’, Sama Abdul­ha­di de son vrai nom, sera sur la Green Room le same­di 9 décem­bre, pour un des rares DJ‐sets du fes­ti­val. Signe dis­tinc­tif ? Quand elle a com­mencé à mix­er il y a une dizaine d’années, elle était tout sim­ple­ment la pre­mière femme DJ de Pales­tine, la pre­mière DJ tout court de Ramal­lah, en Cisjor­danie, dont elle est orig­i­naire — DJ house ou tech­no et non pas général­iste, bien sûr. Au delà de ça, Sama’ est con­nue pour sa tech­no froide et min­i­male.

8‐ Saro

Vous avez déjà assis­ter à un con­cert de beat­box­ing ? Nous non plus, et c’est pourquoi on ira prêter une oreille à Saro ven­dre­di 8 décem­bre dans le Hall 9 : le Bre­ton a rem­porté cette année la Grand Beat­box Loop­sta­tion Bat­tle, la plus impor­tante com­péti­tion inter­na­tionale en la matière. Mais atten­tion, Saro ne se con­tente pas d’aligner les bruits de bouche pen­dant une heure, son con­cert s’articulant autour de loops et d’une élec­tro lumineuse et feel‐good.

9‐ Tshegue

Chant, basse, bat­terie, gui­tare, per­cus­sions : les Tshegue sont cinq sur scène, et il en faut pas moins pour insuf­fler une énergie aus­si rock à ce pro­jet afro‐punk. Le CV de la chanteuse Faty Sy Savanet s’y prête cela dit puisqu’avant de retourn­er nos petites oreilles frag­iles avec l’EP Sur­vivor, elle offi­ci­ait dans un groupe de punk. Un mélange des gen­res sin­guli­er à décou­vrir dcon­fi­de­nans le Hall 8 same­di 9 décem­bre,

10‐ Confidence Man

Par­fois, avant la musique, c’est un clip qui attire l’oeil vers un groupe. Con­fi­dence Man l’a bien com­pris : entre la vidéo de “Boyfriend (Repeat)” et celle de “Bet­ter Sit Down Boy” (à voir ci‐dessous), ultra pop, col­oré et drôle, le quatuor aus­tralien dis­co et dance fait mouche. A voir si la may­on­naise prend autant sans les images, mais vu que le groupe a l’air d’être con­stam­ment sous amphet, ça risque d’être mar­rant.

Retrou­vez la pro­gram­ma­tion com­plète de ces 39ème Ren­con­tres Trans Musi­cales de Rennes sur une playlist :

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