Dour Festival / ©Corentin Loubet

5 artistes qu’on ne manquera pas au Dour Festival 2021

Si Dour, l’un des plus célèbres fes­ti­vals belges, ne tien­dra pas sa 32ème édi­tion à cause de vous savez quoi, les pro­gram­ma­teurs ont vite tourné la tête vers 2021 en annonçant il y a quelques jours une alléchante liste de pre­miers noms. Tsu­gi s’est penché dessus et lâche son top 5, avec en prime, le petit mot du pro­gram­ma­teur.

 

Freeze Corleone

Pro­duc­tions lentes, flow sac­cadé, références à la lean, Freeze Cor­leone sem­ble nag­er à contre-courant du rap français. Ses nom­breux clins d’œil au rap d’outre-Atlantique et son style laisse à penser que le natif de Seine-Saint-Denis s’est imprégné de la jeune généra­tion dés­abusée des rappeurs sound­cloud­ers. Tout s’ac­célère pour lui en 2016 avec la sor­tie du banger « Madara », tiré de F.D.T où les plus de 3,5 mil­lions de vues le propulse sur le devant de la scène hexag­o­nale. Ses thèmes préférés ? La drogue, le bas­ket, la sève de l’ac­tu­al­ité améri­caine, mais surtout les théories du com­plot (il a dévelop­pé le 667, un squad de rappeurs au lan­gage codé dont fait notam­ment par­tie Osirus Jack).

  • Le mot du pro­gram­ma­teur : « Le super­héros indis­pens­able au rap français dont per­son­ne ne con­naît encore les pou­voirs, mais dont la devise ‘Ekip’ sort le rap d’au­jour­d’hui du moule dans lequel trop d’artistes ten­tent de s’in­staller. »

 

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Princess Nokia

Celle que l’on appelle Princess Nokia – cette ado vis­sée sur son vélo, télé­phone à l’or­eille, alors qu’elle arpen­tait les rues de Harlem pour ven­dre de l’herbe aux clients – débar­que dans le milieu du rap US en 2017 comme une comète, à la dif­férence près qu’elle ne s’est jamais éteinte. Son pass crédi­bil­ité se nomme « Tomboy » sur sa mix­tape 1992 Deluxe (2017). Une release agres­sive où le débit de voix de la jeune améri­caine pousserait presque la com­para­i­son avec l’i­conique M.I.A.. Trois ans après sa pre­mière sor­tie, la Por­tor­i­caine vient de sor­tir deux albums cette année, une idée légère­ment bipo­laire où elle scinde son iden­tité en deux, une pour chaque facette de sa per­son­nal­ité. Ain­si le som­bre Every­thing Sucks, où tout part lit­térale­ment en vrille, est une ode au chaos et au pes­simisme de l’artiste. Son autre ver­sant, Every­thing Is Beau­ti­ful laisse penser qu’il lui reste une lueur d’e­spoir et de foi en ce monde. Un tal­ent à (re)découvrir l’été prochain.

  • Le mot du pro­gram­ma­teur : « La fraicheur new-yorkaise mêlée au fémin­isme engagé avec un côté badass authen­tique, à contre-courant des clichés du genre. »

 

Palms Trax

L’an­cien de Lob­ster Theremin s’est rapi­de­ment fait un nom en pro­posant une house à mi-chemin entre les deux écoles, que sont Detroit et Chica­go. Une plus-value qui n’est pas tombée dans l’or­eille d’un sourd puisque ce n’est autre que le pres­tigieux label Dek­man­tel qui l’enrôlera dans son ros­ter en 2015. Une aubaine pour Jay Don­ald­son, de son vrai nom, qui affûtera son style lors des événe­ments annuels du label hol­landais ou sur les ondes anglais­es de NTS Radio ou la BBC Radio.

  • Le mot du pro­gram­ma­teur : « Le Pro­fesseur Tour­nesol du dig­ging dont le pen­d­ule ne ren­seigne que des tré­sors ensevelis et les expéri­ences font explos­er les pistes de danse. »

 

Honey Dijon

Chica­go, Hon­ey Dijon y est orig­i­naire, et cela s’en­tend dans ses sets. Sa voix soul se marie par­faite­ment, aus­si bien sur des beats house, dis­co que tech­no. Sinon, elle touche aus­si au milieu de la mode et est une ardente défenseure de la cause trans­genre. Activiste d’une scène Queer qui se démoc­ra­tise (enfin), elle en sera la représen­tante pour cette édi­tion 2021.

  • Le mot du pro­gram­ma­teur : « On promeut beau­coup de hip-hop à Bourges et on voulait faire un focus sur les artistes féminines. Ce n’est pas qu’il n’y en a pas, mais elles ont du mal à être médi­atisées. Quand on a vu que nos amis de La Souter­raine s’étaient penchés sur le sujet, on a voulu s’appuyer dessus. On a aus­si appelé ça “Rap Souter­raine” parce que c’est un rap très under­ground, très engagé, très rageur. »

 

Kings Of The Rollers & Inja

Prenez les trois mem­bres qui for­ment Kings Of The Rollers avec Inja – l’un des pro­duc­teurs bri­tan­nique les plus influ­ents de ces dernières décen­nies – et vous obtenez un cock­tail explosif nav­iguant entre jun­gle, drum & bass et UK bass. Leurs pro­duc­tions, à huit mains, explorent le large spec­tre musi­cal qu’est de la scène under­ground anglaise. Leurs afi­ciona­dos sont prévenus.

  • Le mot du pro­gram­ma­teur : « Une mil­ice de pro­duc­teurs, DJs et MCs qui mitrail­lent les dance­floors de bangers drum’n’bass au canon scié. »

La 32e édi­tion du Dour Fes­ti­val se tien­dra du 14 au 18 Juil­let 2021

Ouver­ture de la bil­let­terie super early-bird le 1er juil­let

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