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De gauche à droite, UNIIQU3, SHERELLE, I.JORDAN, LB aka LABAT, Azo © Dour Festival
28 juin 2022

8 artistes électroniques qu’on adore, à ne surtout pas manquer à Dour

par Guillaume Monnier

Festival aux quelques 220 artistes répartis sur cinq jours et huit scènes, elles-même dissimulées sur un immense terrain foulé par 251 000 festivaliers (chiffre de 2019, année record)… Dour vous donne le tournis ? C’est rien, c’est « Doureuuuh ». Pour vous aider voici une sélection bien tsugienne d’artistes de musiques électroniques, pas encore tout à fait en haut de l’affiche, qu’il ne faudra pas manquer lors de ce festival XXL.

Du New Jersey aux townships de Pretoria en passant par Lyon ou Londres, ce sont huit artistes de tous horizons de la dance music que nous vous suggérons au travers de cette sélection.

UNIIQU3

Indéboulonnable « Queen » du Jersey Club, UNIIQU3 traumatise les dancefloors depuis 2014 à coups de basses lancées entre 130 et 140 BPM ponctuées de breakbeats et de samples R&B typique du genre. La DJ est également productrice. L’Américaine est à la création du superbe projet HeartBeats où elle reprend les codes du Jersey Club. Dedans, la sensualité d’habitude exprimée par des samples de grincement de lit laisse place à la voix autotunée de UNIIQU3. Ajoutez à cela les basses, et ça bounce.

SHERELLE

Reconnue pour ses DJ-sets rave et drum n’bass, la Britannique de 28 ans n’en est plus à son coup d’essai à Dour. En novembre dernier, le club mythique Fabric lui a même dédié un de ses formats DJ Mix. En 2020, SHERELLE est reconnue meilleure DJ britannique de l’année par DJMag, elle gagne également le mix 2020 de BBC Radio 1 Essential… Seulement un an après s’être fait remarquer lors d’une Boiler Room mémorable, marquée par le mix survolté du banger drum n’bass « Ripgroove«  de Double 99 vs Fixate. Dour, prêt pour un aller simple direction Londres ?

Vigro Deep

Il est certainement l’un des producteurs les plus intéressants d’Afrique du Sud et l’un des chefs de file de l’amapiano actuel. Vigro Deep a choisi de mixer les morceaux envoutants du genre, descendant du Kwaito et infusé de house music, proche de la dance music là où d’autres ont choisi de rester proche de l’essence du Kwaito, beaucoup plus jazz et soul. La musique de Vigro Deep est une porte ouverte sur toute la culture dancehall sud-africaine, alors ce serait dommage de rater ça.

 

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Azo

Les genres du dancehall c’est génial et c’est indéniable, mais que serait une bonne vieille sélection réalisée par nos soins sans sa touche de techno et d’acid mancunienne ? Les mixes de Azo sont la solution. La Belge propose une musique qui vous catapulte outre-Atlantique, à Détroit grâce à sa techno créée à partir de ses synthétiseurs et ses boîtes à rythmes analogiques. Une petite danse ?

I.Jordan

On lâche les symphonies analogiques de la techno pour la dance music anglaise d’India Jordan ou plutôt I.Jordan, comme elle souhaite être désormais appelée depuis le 30 mai. D’abord organisatrice saluée de soirées de l’autre côté de la Manche. I.Jordan s’est ensuite fait remarquer pour ses talents de productrice. La native de Doncaster propose des instrumentales au tempo rapide et dansant à souhait, empruntes de rythmiques house et breakées. Besoin d’écouter ? Son troisième EP, Watch Out!, vous tend les bras.

LB aka LABAT

Depuis le lancement de son label Poumpet Records, LB aka LABAT s’est donné pour objectif de sortir un morceau par mois. Tantôt dans une ambiance hip-house tantôt plus breakées, ses productions évoluent au fil de ses envies et de ses influences. Après avoir tout retourné aux TransMusicales à Rennes ou à Nuits Sonores du côté de Lyon, sa ville natale, on ne doute pas une seule seconde de sa capacité à emmener avec lui un public multiculturel comme celui de Dour.

 

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crystallmess 

LB aka LABAT les apprécie, crystalmess en a fait sa spécialité dans ses DJ sets… La DJ parisienne se démarque avec des morceaux footwork, trap et rap hardcore dans ses mixes. Un savant mélange qui lui a permis avec son EP Mere Noises de se faire repérer par les quelques VTSS, Kode9 ou encore Split. Un joli gage de qualité, non ?

Yung Singh

On finit ce tour d’horizon des artistes à ne pas manquer à Dour en repassant par Londres, ville du grand patron du Punjabi Garage, Yung Singh. Ce DJ-producteur, comme tant d’autres issus du mouvement Asian Underground, mixe ses influences indiennes de la région du Pendjab au Nord-Ouest de l’Inde avec les sonorités électroniques de la scène britannique. Le résultat qui s’en dégage est un savoureux mélange entre musique traditionnelle du Pendjab et drum n’bass, entre la rave et la house du Royaume-Uni.

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