A voir : “Castelmaure”, le dernier clip enivré de Flavien Berger

In vino ver­i­tas? Après le vio­lent “Bru­tal­isme” et le poé­tique “Mad­dy la nuit”, Flavien Berg­er vient de dévoil­er le clip de “Castel­mau­re”, nou­v­el extrait de son deux­ième album Contre‐Temps sor­ti en sep­tem­bre dernier. Un titre inspiré par le nom du vin qu’il buvait lors de la créa­tion de la chan­son : “la bouteille se vidait comme un sabli­er, et la nuit tombait dans la petite fenêtre de la mansarde”. Cela donne le ton de cette vidéo hyp­no­ti­sante et for­cé­ment enivrée. 

Une basse ronde, une bat­terie min­i­mal­iste, des notes blanch­es posées sur un syn­thé et des paroles amoureuses sur une rela­tion qui a per­du sa flamme : “La vie d’avant ne m’allait pas / Évidem­ment que j’avais tort / Téléphone‐moi encore / Je promets que je ne répondrai pas / Tu changes et ça me dévore”. Comme une langue qui se délie grâce au vin, quand on veut rap­pel­er son amour d’antan après quelques ver­res -un “Why’d You Only Call Me When You’re High?” à la française. Le titre et le clip racon­tent l’histoire d’un cou­ple défail­lant, dont les amants sont désor­mais éloignés et ne com­mu­niquent que par télé­phone… Pour se réu­nir seule­ment dans des mon­des rêvés, des endroits imag­inés. Pour Flavien Berg­er, le clip de “Castel­mau­re est une col­lab­o­ra­tion à vif, à fleur de peau, “les yeux humides, des ves­tiges de larmes chaudes”. Le chanteur racon­te qu’après avoir ren­con­tré Marine Dri­cot -la réal­isatrice du clip‐, le besoin de partager leurs univers est vite devenu indis­pens­able. “C’est une ten­dre sym­bol­iste qui tisse des images men­tales, il y a du sur­réal­isme et des éclats de vérité.” Une déf­i­ni­tion qu’on pour­rait égale­ment rat­tach­er à Contre‐Temps, album aux accents kafkaïens, bâti comme un labyrinthe à tra­vers le temps et l’espace. 

Retrou­vez Flavien Berg­er pour deux con­certs à l’Olympia, d’abord le 19 novem­bre (com­plet) ou bien le 27 mars 2019. En atten­dant, (re-)découvrez son dernier long‐format.

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