Ada Kaleh — Dene Descris

Encore con­fi­den­tielle il y a quelques anne?es, la sce?ne roumaine a de?sormais con­quis les plateaux des gros fes­ti­vals de tech­no europe?ens, sans avoir change? d’un iota sa ligne musi­cale si bien de?finie. On connai?t ses te?tes de file comme Raresh, le plus acces­si­ble, et son cama­rade Petre Insperes­cu, le plus sophis­tique?. Derrie?re eux e?merge une sec­onde vague de jeunes pro­duc­teurs aux ide?es aiguise?es, de Cristi Cons a? Vid en pas­sant par Cal­ly, qui poussent plus loin cette ide?e d’une micro-house sta­tique en haute de?finition. Re?cente recrue, Ada Kaleh rajoute sa touche a? ce tra­vail de pre?cision avec un pre­mier album pluto?t range? en com­para­i­son avec ses inge?nieux max­is. Sans inter­rup­tion, six tracks s’y de?roulent sur soix­ante min­utes de beats soigneux, drape?s dans un tis­su ultra-de?taille? de bruisse­ments et de field record­ings, rap­pelant les ses­sions d’endurance les plus e?piques de Vil­lalo­bos. Comme chez le Chilien, le temps est sus­pendu, l’espace appro­fon­di et les ambiances esquisse?es — les ingre?dients clas­siques d’un jeu sur la per­ma­nence et sur les proprie?te?s de la dance music. S’il ne re?forme pas les codes du genre, Ada Kaleh e?tablit ici une zone sonore fer­tile dans laque­lle il fait bon vagabon­der, a? l’image de l’i?le sur le Danube a? laque­lle il doit son nom. (Thomas Corlin)

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