Alicia Silverstone dans le clip de "Crazy" d'Aerosmith

Aerosmith a sorti les meilleures power ballads de l’histoire

par Tsugi

Cette semaine, Tsu­gi vous invite à lire ou relire cinq arti­cles de la série con­sacrée aux pop stars, ini­tiale­ment pub­liée dans le zine bor­de­lais Le Gospel (le #6 se chope ici). Aujourd’hui, Julien Lan­gen­dorff se penche sur Aero­smith et sa sci­ence des pow­er bal­lads, des slows puis­sants tail­lés pour les stades, les autoroutes FM et les ban­des orig­i­nales de films cat­a­stro­phes.

Par Julien Lan­gen­dorff

Dans une séquence qui n’a jamais autant ressem­blé à un crossover entre Twin Peaks et Spinal Tap, Steven Tyler emmène Oprah Win­frey dans les bois en direc­tion du parterre de mousse où il vient régulière­ment s’asseoir pour com­mu­nier avec les esprits de la forêt, avant de se lancer dans un dis­cours laconique sur la présence de Dieu, qu’il explique dis­traite­ment avoir « ren­con­tré quelque part entre la beauté de la nature et la musique ». Bien qu’il juge utile de pré­cis­er que son usage passé des drogues ne lui aurait jamais don­né la pos­si­bil­ité de véri­ta­ble­ment sen­tir l’odeur de cette tige que l’animatrice TV améri­caine la plus con­nue de tous les temps lui fourre sous le nez (après l’avoir arraché d’un geste machi­nal qui ébran­le légère­ment le cli­max de ce moment de recueille­ment new age), le chanteur d’Aerosmith ne parvient pas tout à fait à don­ner l’impression qu’il est redescen­du des som­mets d’exagération hédon­iste du haut desquels son groupe a dom­iné le rock US dans la deux­ième moitié des 70’s, avant de dis­paraître aus­si vite qu’il est apparu dans un nuage d’héroïne et de lose.

Du retour en grâce inespéré en attra­pant suc­ces­sive­ment la vague de deux courants que tout alors oppose, le hip-hop et le hair met­al, à la présence de Tyler dans le jury de Amer­i­can Idol aux côtés de J‑LO, Aero­smith a fini par s’inscrire pour le meilleur et pour le pire dans l’imaginaire amer­i­cana, au gré d’une odyssée en trois actes unanime­ment con­sid­érée sans précé­dent dans l’histoire du music busi­ness. Et si sa per­ti­nence en tant qu’entité artis­tique de bon goût n’a fait que s’effriter depuis le vœu de sobriété de son duo créatif (les rési­dences à Las Vegas, un grand huit à Dis­ney World ou la mous­tache Fu Manchu de Joe Per­ry n’ayant pas for­cé­ment aidé non plus), le groupe a longtemps réus­si l’exploit impos­si­ble que beau­coup d’autres de sa généra­tion ont ten­té (Rolling Stones inclus) sans jamais y par­venir totale­ment : tra­vers­er les années 80 puis les années 90 en épou­sant chaque trans­for­ma­tion du paysage socio-culturel à coup de tim­ings par­faits, de clips attrape-jeunesse et sans doute de pas mal de chance aus­si.

Aero­smith et Run-DMC, heureux d’être ensem­ble

En fil­igrane de cette suc­ces­sion de hits pack­agés comme des tirs de fléchettes lancés en plein cœur d’une Amérique à ten­dance majori­taire­ment blanche, un art de la pow­er bal­lad impa­ra­ble, devenu au fil des décen­nies presque un genre en soi : la pow­er bal­lad à la Aero­smith. On pour­rait ten­ter de décrire ces objets vecteurs de con­sen­sus généra­tionnel comme des petites frian­dis­es épiques sous forte influ­ence McCart­ney, con­stam­ment sauvées de la mièvrerie ou de la grandil­o­quence par tout ce qui rend juste­ment Steven Tyler habituelle­ment irri­tant : en slalo­mant habile­ment entre inter­pré­ta­tion affec­tée et gouaille de décon­neur céleste dont le devenir sem­ble se résumer à une inter­minable vari­a­tion du film Almost Famous, celui-ci évite autant les écueils hard FM trop pronon­cés que la dis­tance aris­to­cra­tique d’un Jag­ger par exem­ple, et parvient, avec l’aide d’un dénom­mé Desmond Child (co-responsable notam­ment du rapt des mass­es par Kiss et Scor­pi­ons jusqu’à Ricky Mar­tin ou Katy Per­ry), à sus­citer l’adhésion d’un groupe démo­graphique regroupant aus­si bien la maman qui con­tin­ue de fumer son joint occa­sion­nel en écoutant Rumours, le col bleu red­neck et le ban­quier déviant que leurs enfants fans de métal, de grunge ou de transfuges du Mick­ey Mouse Club.

Retour (non-exhaustif) sur une recette à 150 mil­lions de dis­ques ven­dus.

Angel (1988)

Forts d’une lucid­ité retrou­vée dans des rehabs ici et là, les mem­bres d’Aerosmith décou­vrent avec joie les rouages du con­cept d’instinct de survie en plein boom Rea­gan, et font val­oir leur statut de géni­teurs mal­gré eux de la horde de petits malins per­ox­y­dés par­tis à la pêche aux mil­lions en span­dex zèbre. Aucune sur­prise donc à retrou­ver les codes de l’esthétique glam met­al en vigueur dans ce sin­gle clip­pé sur mesure pour le MTV des 80’s. Mon­tage alterné de séquences qui mon­trent les musi­ciens jouant de leurs instru­ments cha­cun dans leur coin, pas­sant de l’introspection à la décom­pen­sa­tion dans des piaules vague­ment pré­caires éclairées à la lumière d’une lune urbaine (à l’exception de Joe Per­ry, dont le don d’ubiquité lui per­met vis­i­ble­ment de s’échapper aus­si dans le désert pour tra­vailler ses gammes pen­ta­toniques – ce dont se sou­vien­dra Slash quelques années plus tard) et de footage live recréant l’expérience d’un con­cert d’Aerosmith en arène, le clip pro­pose une trame sup­plé­men­taire cen­sée illus­tr­er les paroles du morceau, bien qu’on ait du mal à tout à fait définir la nature de cette appari­tion angélique qui vient hanter Steven Tyler jusqu’au pre­mier rang de son audi­toire. Fan­tôme d’une bien-aimée défunte, stricte hal­lu­ci­na­tion graphique ou matéri­al­i­sa­tion du sou­venir d’un break-up douloureux ? La trans­for­ma­tion du chanteur en Humphrey Bog­a­rt espi­onnant une sil­hou­ette de gogo dancer der­rière un rideau n’aidera pas for­cé­ment à trou­ver une réponse claire, tout comme cet épi­logue filmé de dos où on le voit quit­ter le con­cert rou­blard au bras d’une blonde. Cœur d’artichaut ou endeuil­lé volage, ce dernier prof­ite néan­moins du médi­um video pour asseoir son statut de leader au sein du groupe avec ce traite­ment nar­ratif par­ti­c­uli­er, ain­si qu’une cham­bre net­te­ment plus lux­ueuse que celles des autres.

Janie’s Got A Gun (1989)

Le groupe pour­suit sa croisade en ter­res yup­pies avec des hymnes plas­tiques de plus en plus crétines, et fait défini­tive­ment oubli­er le sen­ti­ment de dan­ger byronien qu’il a un temps pour­tant sus­cité. Les nou­veaux pré­ten­dants à ce trône se nom­ment désor­mais Guns N’ Ros­es, dis­ci­ples tur­bu­lents à qui Aero­smith va emprunter au détour de cette pow­er bal­lad sociale­ment con­sciente un con­tenu ancré dans un réal­isme dur (le titre évoque l’inceste). En racon­tant l’histoire (inspirée d’un fait divers) de cette ado­les­cente qui finit par tuer un père abusif que le silence com­plice de ses proches pro­tégeait, Tyler et sa bande parvi­en­nent à prou­ver qu’il peu­vent être autre chose que des ex-stoners quadras décon­nec­tés du réel, s’adressant avec justesse et bien­veil­lance à une jeunesse dont le quo­ti­di­en se situe bien sou­vent à des années lumières d’un clip de War­rant. Mis en images par David Finch­er qui en prof­ite pour se famil­iaris­er avec l’exercice de filmer des inspecteurs en intérieurs clairs-obscurs, ce morceau ovni dans le réper­toire du groupe, allégé du pathos infâme d’un U2 notam­ment grâce à une éton­nante ligne de basse slap­pée et des pré-refrains aux accents dylanesques, couronne Aero­smith de son pre­mier Gram­my Award, et inspir­era trois décen­nies plus tard à Steven Tyler la créa­tion de refuges pour jeunes filles abusées à Mem­phis et Atlanta.

What It Takes (1990)

Auréolé d’un nou­veau souf­fle main­stream qui dépasse sans doute toutes les espérances ini­tiales de sa mai­son de dis­ques, Aero­smith n’en oublie pas d’envoyer une carte postale à son fol­low­ing péque­naud avec le clip honky tonk de What It Takes, dont la con­struc­tion mélodique pose les jalons d’une for­mule gag­nante qui se con­solid­era quelques années plus tard. Les sig­naux que veut envoy­er ici le groupe sont clairs : en quit­tant la scène d’un stade bondé via un pas­sage Slid­ers qui les mène tout droit sur les planch­es d’un bouge red­neck, ses mem­bres lan­cent un rap­pel d’invitation à tous les truck­ers que comptent les routes du Mid­west, et expri­ment le désir de s’inscrire dans un clas­sic rock atem­porel à la Neil Young – des cow­girls au décol­leté plongeant en plus.

Crying (1993)

Aero­smith a tout juste le temps de voir pass­er le tsuna­mi grunge avant de procéder aux derniers ajuste­ments néces­saires à l’alignement final de ses planètes : avec la sor­tie de Get a Grip en l’an 1 après Kurt Cobain, le groupe retrou­ve un son organique tail­lé pour le revival 70’s qui souf­fle alors sur une par­tie de Seat­tle, et engage comme fil con­duc­teur de ses plus gros sin­gles une égérie ado­les­cente badass en flanelle, dont le per­son­nage de girl next door lim­ite incar­ne la cau­tion lifestyle inhérente au pic de pop­u­lar­ité que con­naî­tra la for­ma­tion entre 1993 et 1995. Dans le clip de Cry­ing, com­plainte solaire et nerveuse jus­ti­fi­ant à elle seule l’existence de tous les karaokés du monde, Ali­cia Sil­ver­stone fait vœu de vengeance d’un amant infidèle en se lançant dans une quête d’émancipation per­son­nelle – selon les critères MTV de l’époque. Cette errance aveu­gle au volant d’une décapotable (celle de son petit ami, dont elle s’empare grâce à un bon cro­chet du droit) l’amène du salon de tatouage au salon de pierc­ing à un bel­lâtre dragueur qui essaie de lui vol­er son sac à main (ter­rassé lui aus­si cette fois par un karate kick), pour se ter­min­er sur une sim­u­la­tion de saut de l’ange depuis un pont. Mal­gré une ten­ta­tive de pos­ture fémin­iste encore un peu mal­adroite (le cliché de la femme hys­térique), Aero­smith con­tribue à sa manière – et sans doute avec oppor­tunisme – à enfon­cer le dernier clou du cer­cueil d’un cer­tain rock blanc mas­culin que l’arrivée de jeunes musi­ciens pro­gres­sistes en haut des charts a achevé d’un coup de Fend­er Mus­tang. Fear of a female plan­et baby.

Amazing (1993)

Geek appeal et pro­pos meta pour le clip de cette deux­ième bal­lade rouleau-compresseur (et cinquième sin­gle extrait de Get a Grip), dont l’exploitation du fan­tasme de réal­ité virtuelle vient illus­tr­er un morceau con­fes­sion aux paroles auto-référencées (Tyler y évoque ses péri­odes d’addiction et d’épiphanie, en faisant des allu­sions obliques aux titres de dif­férents albums clés d’Aerosmith – inclu­ant intel­ligem­ment celui qu’il est en train de pro­mou­voir). Le pro­tag­o­niste de la video, un ado nerd plus proche du man­nequin Marc Jacobs que de Screech, réalise le désir de tous les gamins tombés sous le charme edgy d’Alicia Sil­ver­stone en allant rejoin­dre celle-ci dans la matrice de Cry­ing pour une virée en moto sexy. Après un cli­max atteint lors d’une séance de sky­div­ing ryth­mée par le solo de gui­tare  inter­minable de Joe Per­ry (qui part encore une fois se dédou­bler dans le désert), un twist nar­ratif nous indique que cette mini-fresque intérieure a en réal­ité été expéri­men­tée du point de vue d’Alicia, qui en tirait elle-même les ficelles depuis son ordi­na­teur. Une façon astu­cieuse de con­firmer le tour­nant girl pow­er entamé dans le clip précé­dent, ain­si que de démon­tr­er en sub­stance que même les rêves les plus fous ne sont jamais tout à fait impos­si­bles – aus­si longtemps que les mem­bres d’Aerosmith en restent les démi­urges, évidem­ment.

Crazy (1994)

Dernier volet de la trilo­gie Ali­cia Sil­ver­stone (qui écopera invari­able­ment jusqu’à Clue­less de la sim­ple appel­la­tion ‘the Aero­smith chick’), le clip de Crazy, sans doute le plus iconique d’Aerosmith, représente l’apogée du con­trat pop­uliste qui lie le groupe et son pub­lic à ce moment pré­cis (c’est l’une des videos les plus réclamées sur MTV en 1994), et mar­que la nais­sance du phénomène Liv Tyler (fille de), dont le pas­sage à l’âge adulte sera immor­tal­isé deux ans plus tard dans le bobo mais irré­sistible Beauté Volée de Bertoluc­ci. Rétro­spec­tive­ment un peu étouf­fant dans sa con­cep­tion con­ser­va­trice d’une cer­taine idée de l’Amérique, ce road trip aux promess­es vague­ment saphiques déploie en effet, sous sa nar­ra­tion insou­ciante bercée d’airs de man­do­line, une ode incroy­able­ment déma­go à la jeunesse priv­ilégiée améri­caine : les deux écol­ières flam­boy­antes, lancées en plein réc­it ini­ti­a­tique après s’être échap­pées du lycée par les toi­lettes des filles, par­courent l’arrière-pays rur­al en décapotable, et y appren­nent à ensor­cel­er les ploucs de station-service afin de se servir en bibelots white trash puis à gag­n­er de l’argent facile dans un strip club sans avoir à se désha­biller.

Le mon­tage alterné de plans miroirs où Liv Tyler singe le jeu de scène de son père exploite l’effet dra­ma­tique d’un lien fil­ial retrou­vé sous l’œil pub­lic (la jeune fille a été élevée par Todd Rund­gren, avant d’apprendre l’identité de son géni­teur), autant qu’il impose une forme de des­tinée de classe que les héroïnes sem­blent jus­ti­fi­er en faisant de la cam­pagne ouvrière leur ter­rain de jeu espiè­gle. Le grand per­dant désigné de ce sin­gle esti­val est le jeune geek aven­tureux du clip de Amaz­ing, qui fait une appari­tion éclair à la fin de la vidéo en auto-stoppeur vraisem­blable­ment coincé dans une dimen­sion par­al­lèle, ignoré sci­em­ment par les fugueuses hilares, sans doute trop pressées d’arriver à l’heure pour le con­cert d’Aerosmith à Wood­stock ’94, où les papas cools clô­tureront la soirée du same­di der­rière Metal­li­ca et Nine Inch Nails.

Hole In My Soul (1997)

Est-ce pour se faire par­don­ner du des­tin funeste infligé au geek déchu de la « trilo­gie Sil­ver­stone » ou dans une ten­ta­tive de sus­citer la curiosité d’un nou­veau marché d’outsiders sen­si­bles qu’Aerosmith se place cette fois du côté des mou­tons noirs du lycée ? Quelque part entre Antoine Doinel et Code Lisa, le scé­nario du clip de Hole In My Soul pour­rait à lui seul être une chan­son de Weez­er : un matheux irra­tionnel, per­sé­cuté par une classe de jocks et de pestes, part en pleine nuit se fab­ri­quer une copine sur mesure dans son labo secret, et parvient ain­si à laver son hon­neur en trans­for­mant une plante verte en Eva Mendes (dont c’est l’une des pre­mières appari­tions à l’écran). Il plonge ensuite dans un cer­cle infer­nal quand celle-ci le quitte pour le pre­mier frat boy venu, renou­ve­lant l’expérience inter­dite avec une mélo­mane en kimono qu’il se fait un peu trop facile­ment piquer par Sti­fler (bien que le clip soit pré-Amer­i­can Pie, Sean William Scott ne sem­blait raisonnable­ment déjà pas pou­voir se des­tin­er à un autre choix de car­rière), avant d’être sauvé in extrem­is de sa folie par la beauté dis­crète au cœur d’or qu’il était alors trop van­i­teux pour remar­quer. La chan­son, quant à elle, se dis­tingue prin­ci­pale­ment par son manque d’ambition affiché (une intro­duc­tion auto-plagiant un pre­mier hit his­torique – le déjà peut-être sures­timé Dream On – ne lais­sant jamais augur­er du meilleur). Mais l’exigence artis­tique est-elle encore l’enjeu d’Aerosmith à ce stade ?

I Don’t Want To Miss A Thing (1998)

Un suc­cès immense pour cette pow­er bal­lad à gross­es ficelles qui offre à Aero­smith le pre­mier (et unique) #1 de sa car­rière, et qu’on résumera en un seul mot : Armaged­don.

Jaded (2001)

Les esprits des bois sem­blent déjà chu­chot­er à l’oreille de Steven Tyler si l’on en croit la video witchy-chic de Jad­ed, où Mila Kunis campe une diva per­dant pied avec la réal­ité dans les couliss­es felliniens d’un théâtre roco­co, et com­mu­nique avec un miroir qui lui enjoint de ‘trou­ver la forêt’ si elle veut ‘ressen­tir’ de nou­veau (ce qu’elle finit par réus­sir à faire en emprun­tant une trappe secrète, à pri­ori logée dans les méan­dres de sa psy­ché malade). Aero­smith abor­de le change­ment de mil­lé­naire en cap­i­tal­isant une nou­velle fois sur sa propen­sion aux refrains aériens impa­ra­bles (ain­si que sur des coupes de cheveux plus cour­tes), l’esthétique som­bre (selon les canons habituels du groupe) du clip de ce joli mid-tempo sous ten­sion sem­blant, elle, refléter la néces­sité de trou­ver la voie de son refuge intérieur en pleine angoisse de fin du monde annon­cée. Ce jour arrivera finale­ment à la fin du mois de jan­vi­er 2001, durant cette mi-temps de Super­bowl où le mash up improb­a­ble et hys­térique d’Aerosmith avec Brit­ney Spears, Justin Tim­ber­lake et Mary J. Blige sur Walk This Way en con­stituera la par­faite bande-son apoc­a­lyp­tique.

L’article orig­i­nal a été pub­lié sur Le Gospel ici. Le zine #6 est disponible par là.

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