Extrait du film "Midnight In Paris"

Améliorer les nuits parisiennes : la Mairie de Paris lance une consultation en ligne

La nuit, tout n’est pas sans bruit. Les trente mem­bres du Comité des noc­tam­bules, qui par­ticipent active­ment au Con­seil de la Nuit de la Mairie de Paris, veu­lent porter la voix des usagers de la nuit à Paris. Ils lan­cent une con­sul­ta­tion inti­t­ulée “Com­ment amélior­er les nuits parisi­ennes?”, ouverte en ligne jusqu’au 26 octo­bre et accom­pa­g­née d’un ques­tion­naire por­tant sur le déroule­ment de vos soirées. Les pré­con­i­sa­tions seront com­mu­niquées à Frédéric Hoc­quard, adjoint à la Mairie chargé de la vie noc­turne et de l’é­conomie cul­turelle. Le risque? Que cette con­sul­ta­tion ne fasse réa­gir que des riverains et des habi­tants mécon­tents, qui voudraient encadr­er les nuits parisi­ennes de façon seule­ment répres­sive… Per­pé­tu­ant la tra­di­tion des râleurs parisiens. Pour­tant, plusieurs propo­si­tions sont réfléchies et avan­cent vers les compromis.

La cap­i­tale regorge d’ac­tiv­ités noc­turnes : 13.000 bars et restau­rants, 150 boîtes de nuits, quelques 300 spec­ta­cles par semaine dans 130 salles, cinquante équipements sportifs ouverts jusqu’à minu­it, mais aus­si des parcs ouverts sans inter­rup­tion en péri­ode esti­vale, des lieux éphémères… Cha­cun pour­rait donc vivre sa nuit selon ses envies. Ces derniers mois, la Mairie de Paris esti­mait avoir trou­vé l’équili­bre entre d’un côté, le développe­ment économique de l’of­fre de sor­ties noc­turnes et de l’autre, la préven­tion des nui­sances, alors que les entre­pre­neurs de la nuit récla­maient encore plus de lib­erté… Com­pliqué de con­tenter tout le monde. Alors par­mi les idées déjà pro­posées, on ne s’é­tonne pas en retrou­vant des com­men­taires véhé­ments, comme cet homme qui veut “calmer le bruit et les fumeurs en ter­rasse” en pro­posant une solu­tion rad­i­cale : “arriv­er le plus vite pos­si­ble au paquet à 15€ et inter­dire le tabac à rouler” (hors-sujet, vous dites?)… Ou encore une charte sur le droit au som­meil qui pré­cise que “la pri­va­tion de som­meil est une forme de mal­trai­tance physique”. On y déniche égale­ment des solu­tions con­crètes, comme les trans­ports et les bib­lio­thèques disponibles 24h/24 et 7jours/7, ou la propo­si­tion “Paris Esprit Libre” qui oblig­erait les étab­lisse­ments soit à fer­mer trente min­utes avant les derniers métros, soit à rester ouverts jusqu’à 6h ‑pour per­me­t­tre aux clients d’at­trap­er les pre­miers métros. Mais aus­si des idées à appli­quer sur le long terme, con­cer­nant l’amé­nage­ment urbain pour régler les prob­lèmes de nui­sance, une acces­si­bil­ité facil­itée et une meilleure ges­tion des mobil­ités, pour “garan­tir le droit à la nuit” et replac­er l’usager au coeur des poli­tiques publiques.

Com­ment mieux vivre les soirées parisi­ennes? La dis­cus­sion est ouverte, les propo­si­tions ne sont pas encore légion alors on vous invite solen­nelle­ment à pren­dre un peu de temps pour y réfléchir avant le 26 octo­bre, si le coeur vous en dit. Pour que ceux qui com­mu­niquent et parta­gent leurs idées ne soient pas tou­jours les mêmes, et que les Parisiens repren­nent le dia­logue pour con­stru­ire ensem­ble leur vie nocturne.

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