Gabrielle, Louis et Joseph / ©Matteo Verzini

✅ Artiste Tsugi à suivre : Keep Dancing Inc, sur les traces de Parcels

Après leur pre­mier album Embrace sor­ti en octo­bre dernier, le jeune trio électro-pop français Keep Danc­ing Inc a récem­ment sor­ti un EP de remix­es autour du sin­gle “Old Child”, dont l’un est signé Palm­bomen II. Excel­lent pre­mier long-format plus bons goûts élec­tron­iques : c’est bon pour nous, voici leur carte de mem­bre du club des artistes Tsu­gi à suivre. 

Il y a des signes qui ne trompent pas : ils n’avaient pas 20 ans quand le trio parisien se fai­sait remar­quer par l’un des plus class­es fes­ti­vals du Sud de la France, le MIDI Fes­ti­val, puis par le label Un Plan Sim­ple. Le plan était d’ailleurs très sim­ple : on sort un album, direct. Risqué ? C’est pas le sen­ti­ment qu’on a quand on écoute Embrace, tant ils ont déjà leur pat­te bien à eux, un ensem­ble ultra clean de pop tein­tée d’élec­tron­ique qui rap­pelle tan­tôt Foals tan­tôt Parcels. Le disque est sor­ti en octo­bre dernier, pour­tant c’est bien l’été qu’il con­voque – et avec, tout un tas d’e­spoirs (pour eux comme pour nous).

Gabrielle Cresseaux à la bat­terie, Louis de Mar­li­ave à la gui­tare et au chant, Joseph Sig­noret à la basse ; les trois amis parisiens ont même un style musi­cal qui s’ac­corde avec la club music : ils ont ain­si req­uis les ser­vices de trois artistes qu’ils appré­cient pour remix­er leur sin­gle “Old Child”, le titre le plus pêchu de leur album. Glob­al Net­work, Work­ing Men’s Club, Palm­bomen II, ain­si qu’eux-mêmes ont ain­si livré Old Child Remix­es le 26 mars. Lumière sur un groupe sur lequel il va doré­na­vant fal­loir compter.

Keep Dancing Inc

©Mat­teo Verzini

Com­ment tout a com­mencé pour vous ?

Louis : J’ai ren­con­tré un cer­tain gail­lard qui s’ap­pelle Charles à un con­cert de Pal­ma Vio­lets et on a décidé de fonder un con­sor­tium musi­cal et dansant (d’où le nom du groupe), sym­pa à écouter entre amis pen­dant un apéro-dinatoire, mais aus­si pour les dis­cothèques et les salles de con­certs miteuses. Comme c’é­tait plus apéro qu’autre chose, Joseph nous a rejoint pour rajouter du kick et Gaby est venue pour qu’on soit crédi­ble auprès des groupes de trash met­al du coin. Puis Charles a pris les clés de la Vol­vo et est par­ti vers d’autres hori­zons musicaux.

Vous venez de sor­tir un EP de remix de “Old Child”. C’est pour mon­tr­er votre côté club ?

Joseph : Car­ré­ment, c’était un bon moyen d’aller plus loin dans le côté dance de ce morceau et de le ren­dre jouable en club, moins pop. Et puis ça per­met de créer des passerelles avec les remixeurs et de touch­er de nou­veaux publics.

Louis : Plus de pub­lic veut dire plus d’ar­gent, plus d’ar­gent veut dire plus de drogue, plus de drogue veut dire plus de tabloïds, plus de tabloïds veut dire plus de pub­lic et ain­si de suite : abyssus abyssum invo­cat.

 

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Com­ment vous faites la teuf ? Plutôt bars, clubs, hangars ?

Joseph : Plutôt appart’ pour moi. J’ai jamais été super à l’aise en boîte et je suis pas trop fêtard en général.

Louis : Plutôt bar pas cher qui ferme tard pour un max­i­mum de plaisir et de bière.

Gaby : Bar à fond. Après mes pas de danse ter­ri­bles dans le clip de “Old Child”, je n’irai plus jamais danser.

Qui sont les remixeurs pour vous ?

Joseph : On ne les con­naît pas per­son­nelle­ment, c’est juste des artistes qu’on aime beau­coup et qui ont accep­té notre demande. Palm­bomen II est tout de même une de mes inspi­ra­tions ultimes, pos­si­ble­ment mon pro­duc­teur préféré de tous les temps, donc j’avoue que j’ai un peu fait dans mon froc quand j’ai appris qu’il avait dit oui.

Racontez-moi ce qu’il s’est passé pour vous après la sor­tie de ce pre­mier album.

Joseph : Franche­ment, en prenant compte du con­texte actuel, il s’est passé que des bons trucs. On a eu de bons retours dans la presse, plein de pas­sage radio en Angleterre et en Alle­magne notam­ment, fait des streams, ven­du pas mal de vinyles, tourné des clips et live ses­sions. Bref, beau­coup plus que ce qu’on espérait, avec juste les con­certs en moins.

Keep Dancing Inc

©Mat­teo Verzini

Si vous deviez décrire cet album en quelques mots à vos par­ents, que diriez-vous ?

Jo : Voilà le fruit de vos investisse­ments depuis les vingt dernières années. Mer­ci pour tout, j’espère que vous n’êtes pas trop déçus.

Louis : C’é­tait bien la peine d’a­cheter Gui­tar Hero III au mar­mot pour qu’il ponde un truc pareil.

Gaby : Oui maman, c’est moi qui fait de la bat­terie sur les morceaux.

C’est quoi la suite ?

Jo : Là, on attend tran­quille­ment que tout le monde se fasse vac­cin­er pour que les salles de con­certs rou­vrent enfin et qu’on puisse tailler la route. On a déjà une tournée de prévue en Angleterre à la fin de l’année et on espère book­er bien­tôt des dates dans toute l’Europe.

 

 

 

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