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Gabrielle, Louis et Joseph / ©Matteo Verzini
6 avril 2021

✅ Artiste Tsugi à suivre : Keep Dancing Inc, sur les traces de Parcels

par Antoine Barsacq

Après leur premier album Embrace sorti en octobre dernier, le jeune trio électro-pop français Keep Dancing Inc a récemment sorti un EP de remixes autour du single « Old Child », dont l’un est signé Palmbomen II. Excellent premier long-format plus bons goûts électroniques : c’est bon pour nous, voici leur carte de membre du club des artistes Tsugi à suivre.

Il y a des signes qui ne trompent pas : ils n’avaient pas 20 ans quand le trio parisien se faisait remarquer par l’un des plus classes festivals du Sud de la France, le MIDI Festival, puis par le label Un Plan Simple. Le plan était d’ailleurs très simple : on sort un album, direct. Risqué ? C’est pas le sentiment qu’on a quand on écoute Embrace, tant ils ont déjà leur patte bien à eux, un ensemble ultra clean de pop teintée d’électronique qui rappelle tantôt Foals tantôt Parcels. Le disque est sorti en octobre dernier, pourtant c’est bien l’été qu’il convoque – et avec, tout un tas d’espoirs (pour eux comme pour nous).

Gabrielle Cresseaux à la batterie, Louis de Marliave à la guitare et au chant, Joseph Signoret à la basse ; les trois amis parisiens ont même un style musical qui s’accorde avec la club music : ils ont ainsi requis les services de trois artistes qu’ils apprécient pour remixer leur single « Old Child », le titre le plus pêchu de leur album. Global Network, Working Men’s Club, Palmbomen II, ainsi qu’eux-mêmes ont ainsi livré Old Child Remixes le 26 mars. Lumière sur un groupe sur lequel il va dorénavant falloir compter.

Keep Dancing Inc

©Matteo Verzini

Comment tout a commencé pour vous ?

Louis : J’ai rencontré un certain gaillard qui s’appelle Charles à un concert de Palma Violets et on a décidé de fonder un consortium musical et dansant (d’où le nom du groupe), sympa à écouter entre amis pendant un apéro-dinatoire, mais aussi pour les discothèques et les salles de concerts miteuses. Comme c’était plus apéro qu’autre chose, Joseph nous a rejoint pour rajouter du kick et Gaby est venue pour qu’on soit crédible auprès des groupes de trash metal du coin. Puis Charles a pris les clés de la Volvo et est parti vers d’autres horizons musicaux.

Vous venez de sortir un EP de remix de « Old Child ». C’est pour montrer votre côté club ?

Joseph : Carrément, c’était un bon moyen d’aller plus loin dans le côté dance de ce morceau et de le rendre jouable en club, moins pop. Et puis ça permet de créer des passerelles avec les remixeurs et de toucher de nouveaux publics.

Louis : Plus de public veut dire plus d’argent, plus d’argent veut dire plus de drogue, plus de drogue veut dire plus de tabloïds, plus de tabloïds veut dire plus de public et ainsi de suite : abyssus abyssum invocat.

 

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Comment vous faites la teuf ? Plutôt bars, clubs, hangars ?

Joseph : Plutôt appart’ pour moi. J’ai jamais été super à l’aise en boîte et je suis pas trop fêtard en général.

Louis : Plutôt bar pas cher qui ferme tard pour un maximum de plaisir et de bière.

Gaby : Bar à fond. Après mes pas de danse terribles dans le clip de « Old Child », je n’irai plus jamais danser.

Qui sont les remixeurs pour vous ?

Joseph : On ne les connaît pas personnellement, c’est juste des artistes qu’on aime beaucoup et qui ont accepté notre demande. Palmbomen II est tout de même une de mes inspirations ultimes, possiblement mon producteur préféré de tous les temps, donc j’avoue que j’ai un peu fait dans mon froc quand j’ai appris qu’il avait dit oui.

Racontez-moi ce qu’il s’est passé pour vous après la sortie de ce premier album.

Joseph : Franchement, en prenant compte du contexte actuel, il s’est passé que des bons trucs. On a eu de bons retours dans la presse, plein de passage radio en Angleterre et en Allemagne notamment, fait des streams, vendu pas mal de vinyles, tourné des clips et live sessions. Bref, beaucoup plus que ce qu’on espérait, avec juste les concerts en moins.

Keep Dancing Inc

©Matteo Verzini

Si vous deviez décrire cet album en quelques mots à vos parents, que diriez-vous ?

Jo : Voilà le fruit de vos investissements depuis les vingt dernières années. Merci pour tout, j’espère que vous n’êtes pas trop déçus.

Louis : C’était bien la peine d’acheter Guitar Hero III au marmot pour qu’il ponde un truc pareil.

Gaby : Oui maman, c’est moi qui fait de la batterie sur les morceaux.

C’est quoi la suite ?

Jo : Là, on attend tranquillement que tout le monde se fasse vacciner pour que les salles de concerts rouvrent enfin et qu’on puisse tailler la route. On a déjà une tournée de prévue en Angleterre à la fin de l’année et on espère booker bientôt des dates dans toute l’Europe.

 

 

 

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