©Danielle Todd

Artiste Tsugi à suivre : maintenant c’est sûr, Malcolm devient l’un des espoirs électro français

Le DJ et pro­duc­teur français Mal­colm, armé de son tout nou­v­el EP au nom très évo­ca­teur, sur son pro­pre label Glob­al Warm­ing Records, gagne sa carte de mem­bre du club très fer­mé des “artistes à suiv­re de Tsugi”.

Entre des lignes de bass­es amples, une ryth­mique décon­stru­ite et lanci­nante et de som­bres nappes, l’u­nivers que nous pro­pose le jeune Français Mal­colm avec son deux­ième EP Every­one Knows Mal­colm Is Full Of S**t étonne par sa noirceur et sa den­sité. Le rési­dent de Rinse France et fon­da­teur du label Glob­al Warm­ing Records nous dévoile un style maitrisé qui emprunte au punk, à la drum & bass et au dub, à la UK tech­no et à l’EBM (Elec­tron­ic Body Music), dans lequel on retrou­ve une dimen­sion ciné­matographique prég­nante, hyp­no­ti­sante, épique.

Après son pre­mier EP Baptem, sor­ti sur Bio­log­ic cette année et unanime­ment salué par Tsu­gi, ain­si qu’une suite de tracks sor­tis sur divers­es com­pi­la­tions et pro­jets, tous plus épatants les uns que les autres, nous en sommes à présent sûrs : Mal­colm a trou­vé sa pat­te, et nous, l’un des meilleurs espoirs de la musique élec­tron­ique française.

Cet EP est dif­fi­cile à faire écouter à ses par­ents, sans pour autant qu’ils se dis­ent qu’ils ont merdé quelque part…”

Raconte-nous un peu l’histoire der­rière ton dernier disque… 

J’ai com­pilé dans ce nou­veau disque les tracks les plus som­bres et bru­taux sur lesquels j’ai tra­vail­lé ces 12 derniers mois. Une fois que j’é­tais par­ti dans ce délire, je n’ai plus réus­si à m’arrêter. En cours de route, ma nana m’a mon­tré l’excellent doc­u­men­taire Filth & Fury sur les Sex Pis­tols dans lequel Sid Vicious (défon­cé h24) insulte son man­ag­er Mal­colm Mclaren, et bal­ance en inter­view : « Every­one on the plan­et knows Mal­colm is full of s**t ». J’ai sam­plé ça, j’en ai fait le drop d’un des morceaux, et comme ça a fait mar­rer mes potes, c’est devenu le titre du morceau, puis le nom de l’EP.

 Tu vivais quoi au moment de la pro­duc­tion de ce disque ?

Dans le détail, je me sou­viens du morceau « Every­one Knows Mal­colm Is Full Of S**t », que j’ai fait un après-midi de Pâques après un déje­uner de famille. Sinon, le reste, c’est trois salles trois ambiances : ces tracks ont été com­mencés l’année dernière dans un Paris bouil­lon­nant et hyper­ac­t­if, dévelop­pés l’hiver dernier à Palerme où j’ai séjourné pen­dant plus d’un mois, dans une atmo­sphère à la Lost In Trans­la­tion sicilien, en plein hiv­er, puis aboutis et ter­minés à la cam­pagne chez moi, en plein con­fine­ment, dans le calme le plus total.

 

Malcolm

Art­work

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En quoi ce disque est dif­férent de ce que tu fais d’habitude ? 

J’ai un set up hyper min­i­mal­iste : je bosse unique­ment avec mon Mac­book, Able­ton et beau­coup de VST (Vir­tu­al Stu­dio Tech­nol­o­gy) que je cracke ou récupère à droite et à gauche. Tout ça avec un casque, un écran externe et une souris. J’ai rien con­tre le MIDI, les con­trôleurs et matos analogiques, mais je ne sais pas m’en servir. Je suis aus­si con­tent de la lib­erté de mou­ve­ment que ça m’apporte. Cette fois-ci j’ai tra­vail­lé avec plus de sam­ples que d’habitude, on peut enten­dre le jeu de Travis Bark­er, des bruitages issus de GTA San Andreas, Incubus (désolé Ouai Stéphane de t’avoir péta ce sam­ple, mais il mar­chait vrai­ment trop bien !), Aphex Twin et même Men In Black 2… Mais ça reste entre nous hein.

Si tu devais le décrire en quelques mots à tes par­ents, que dirais-tu ? 

Franche­ment, celui là il est dif­fi­cile à faire écouter à ses par­ents, sans pour autant qu’ils se dis­ent qu’ils ont merdé quelque part…

MALCOLM

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