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5 septembre 2013

Au cœur du Red Bull Studio Paris

par rédaction Tsugi

Comme chacun sait, la marque autrichienne au taureau-zébulon, qui distribue de l’énergie aux plus sautillants d’entre nous, a un long passif avec la musique. Ce lien est régulièrement entretenu lors d’événements démentiels (si vous ne connaissez pas la Red Bull Music Academy, on vous conseille de vous mettre au parfum), de concerts, de soirées, de diffusions de contenu de tous poils (émissions de radio, mixes, journaux et story-relling en tout genre), mais aussi lors de projets à plus long terme, qui prennent place dans un bâti, et qui cristallisent cette synergie éphémère entre musiciens en devenir et politiques de développement musical.

Dans cette optique, un nouveau Red Bull Studio, le dixième (et le plus récent) à avoir pris forme dans le monde, a récemment ouvert à Paris. L’occasion d’en passer les portes pour vous expliquer de quoi il retourne exactement…

 

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Une fois passées les lourdes portes de l’entrée, on dit bonjour à l’accueil. Nous voici dans un hall d’entrée plus qu’élégant. En sachant que la plupart des studios « indé » de paris est située dans des caves, des pièces insalubres, petites, mal éclairées, on a un peu l’impression d’atterrir aux célèbres studios Plus Trente. Sauf que c’est pas vraiment le même délire.

 

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La « Control Room » en panoramie. Guillaume Sorge, directeur artistique du studio, nous résume le « créneau » du lieu, qui se situe pile-poil dans un univers indépendant, sans se poser de questions de style. Le but ? Faire tourner la boutique en accueillant le plus de projets intéressants possible.

 

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Pour l’instant, sont passés dans cette pièce Leonie Pernet, Arnaud Rebotini, Matias Aguayo, la team Sound Pellegrino, Joakim… Bref, des artistes pour la plupart confirmés et créatifs, dans la sphère indépendante, certains étant par ailleurs des bêtes de connaissance niveau matos (on pense au patron de Tigersushi pré-cité).

 

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Pas d’investissement au rabais, c’est pas le style de la maison. Le rack d’effets est complet, et comprend quelques pièces vintage. La console, une Solid State Logic SL4000G datant des années 80, est décrite par Thibault, ingé-son du studio, comme un « être vivant ». Son rôle ? Être à la disposition des musiciens, sans jouer le rôle de « producteur par défaut » que peuvent avoir certains techniciens en chef dans des lieux plus « musicalement identifiés ». En gros, il s’agit de donner l’éclairage nécessaire à l’avancement du projet de chaque groupe ou artiste, qu’il soit en résidence pour préparer un live, qu’il enregistre un mix, ou qu’il prépare un EP (c’était le cas de Leonie Pernet, par exemple).

 

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La salle d’enregistrement, close comme il faut par une vraie porte blindée, est raisonnablement spacieuse, et possède une acoustique particulièrement soignée. Traînent dans les coins un combo baffle + tête d’ampli Ampeg, un Fender Rhodes et d’autres joyeusetés que l’on ne retrouve pas partout.

 

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La salle de détente. Un peu vide pour l’instant, elle a pour vocation de se doter d’une vraie cuisine, d’une collection de livres, bref, de quoi déconnecter un peu entre deux sessions studio, en sachant que le lieu est ouvert de 9h à 19h. « les horaires sont peu conventionnels pour les musiciens, qui sont davantage habitués à bosser l’après-midi et la nuit, mais vu ce qu’on propose comme conditions, ils sont assez assidus », assure Guillaume Sorge.

 

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Du 18 au 21 septembre, Le crew du label Ed Banger Records va squatter les murs du Red Bull Studio pour une émission nommée Ed Wreck. De 18h à 22h, Busy P va jouer les maîtres de cérémonie et enchaîner les mixes et les interviews de nombreux musiciens de la bande, en mode « radio libre ». Un video broadcast sera également disponible ». Le genre d’événement « gagnant-gagnant » qui s’inscrit dans la ligne artistique du Studio, qui peut ainsi créer du contenu hautement qualitatif autour du processus artistique, et permettre à des artistes de mener à bien des projets impossibles autrement.

 

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D’ailleurs, un artiste, ça entre comment au Red Bull Studio ? « On reçoit des tonnes de demandes, avoue Guillaume Sorge. Pour l’instant, c’est un panachage entre des projets qui souhaitent utiliser le studio, et des gens que l’on va chercher pour leur faire découvrir les lieux, et leur donner une résonance. On n’a pas encore tente de développement artistique en partant ‘de rien’, mais c’est quelque chose que l’on pourra envisager. Le seul truc que l’on demande aux musiciens, c’est de donner quelques minutes par jour pour que l’on puisse prendre des photos, bref, que l’on puisse dire à l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur ». Le Red Bull Studio compte également organiser des showcases de temps en temps, pour faire vivre le lieu tout en y amenant un public. Un petit centre bouillonnant de la créativité made in Paris, voilà ce qu’est censé devenir le Red Bull Studio… que l’on va surveiller de près.

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