Banks — The Altar

Extrait du numéro 96 de Tsu­gi (octo­bre 2016) 

Il y a deux ans, quand Banks sor­tait son pre­mier album God­dess, le néo‑R&B était partout, gon­flé à l’électronique, mi-branché mi-populaire et quan­tité de jeunes pouss­es se trou­vaient à cheval entre la sen­sa­tion indé et le suc­cès de masse. Jil­lian Rose Banks était elle aus­si à ce moment charnière, et si led­it disque avait ses qual­ités et quelques jolis tubes, le bruit autour de Banks s’essouffla vite. La faute, peut-être, à des per­for­mances live franche­ment ban­cales. Deux ans plus tard, la revoilà déjà avec peu ou prou la même recette, un R&B élec­tron­ique sen­suel et som­bre, ver­sion glam­our et plus pop du The Week­nd des débuts. De fait l’on a un peu l’impression d’entendre un album de chutes de stu­dio du pre­mier. Banks sem­ble aus­si avoir priv­ilégié les bal­lades et les rythmes lents sur ce deux­ième long for­mat qui en devient par­fois étouf­fant. Nos oreilles sont aus­si moins récep­tives à des pro­duc­tions qu’on jur­erait avoir enten­du des mil­liers de fois ces trois dernières années. Restent quelques jolis morceaux, comme l’ouverture “Gem­i­ni Feed” (pro­duite par SOHN) et les arabesques vocales de “Pol­ter­geist”. (François Blanc)

The Altar (Capitol/Universal), sor­ti le 30 septembre

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