Ça sort aujourd’hui : vendredi 8 septembre

C’est ven­dre­di, c’est jour de sor­tie ! Vu qu’il est par­fois dif­fi­cile de s’y retrou­ver avec tous les dis­ques qui sor­tent chaque semaine, Tsu­gi a décidé de vous faciliter la tâche en vous faisant une petite sélec­tion de galettes – LPs et EPs con­fon­dus – qui vien­nent de paraître et qui nous font vrai­ment envie. Voici donc de quoi accom­pa­g­n­er votre week-end !

Odesza — A Moment Apart [Counter Records]

Après deux LPs - Sum­mer’s Gone, auto-produit en 2012, et le plus accom­pli In Return de 2014 — les Améri­cains revi­en­nent cette année avec un album et une tournée. En reprenant les élé­ments qui ont fait leur suc­cès, gim­micks en pagaille, choeurs de voix atmo­sphériques et défor­mées, et des kicks très appuyés, Odesza nous dévoile aujour­d’hui A Moment Apart, sur Counter Records, sous-label de Nin­ja Tune. Un album qui mon­tre une cer­taine matu­rité, surtout au niveau instru­men­tal, où l’on retrou­ve comme à l’ac­cou­tumée les sen­ti­ments de nos­tal­gie et d’op­ti­misme. Avec les col­lab­o­ra­tions de RY X, Leon Bridges et Regi­na Spek­tor, Odesza nous offre un mélange éclec­tique et var­ié.

Etapp Kyle — Alpha [Ostgut Ton]

Après plusieurs sor­ties sur le label de Ben Klock, Klock­works, l’Ukrainien Etapp Kyle sort aujour­d’hui son pre­mier EP sur le label du Berghain, Ostgut Ton. Son dernier EPCon­tin­u­um, était sor­ti sur un sous-label de ce dernier, Unter­ton. Il appa­raît évi­dent que l’artiste con­tin­ue l’his­toire com­mencée l’an­née dernière à tra­vers une tech­no mélodique à con­tre courant d’un même genre, plus indus­triel, linéaire et brut de décof­frage. Les nappes syn­thé­tiques cou­plées aux lignes de bass­es per­cu­tantes don­nent un résul­tat qui nous plonge dans un univers de science-fiction psy­chédélique, plus songeur que cauchemardesque — men­tion spé­ciale pour “Rit­u­al” que l’on s’imag­ine en clos­ing au petit matin.

Sam Pagani­ni — Zenith [Jam]

Ce n’est pas à pro­pre­ment par­lé un retour : avec une foule de max­is pub­liés régulière­ment, Sam Pagani­ni n’é­tait jamais vrai­ment par­ti. Il s’est même offert le luxe de sor­tir un album, Satel­lite, il y a trois ans. L’I­tal­ien habitué de Drum­code est aujour­d’hui de retour sur son pro­pre label JAM et file tou­jours la métaphore astronomique avec Zenith, une heure de morceaux ori­en­tés vers le dance­floor et enreg­istrés avec tout un tas de syn­thés vin­tage. A not­er : le très effi­cace et var­ié “Komet” ou le plus atmo­sphérique “Frozen”.

Var­i­ous Artists — Halal Col­lec­tion [Dis­co Halal]

Le label alle­mand a déjà con­quis le coeur des dig­gers de vinyles depuis longtemps, mais aujour­d’hui pour célébr­er son pas­sage au dig­i­tal et son nou­veau parte­nar­i­at avec le dis­trib­u­teur !K7, Dis­co Halal nous offre une com­pi­la­tion avec la crème de la crème du label. Au pro­gramme, une belle bande d’Is­raéliens avec Autar­kic, Red Axes, Naduve et Mosco­man dont les morceaux s’assem­blent et se répon­dent par­faite­ment à tra­vers des bass­es très deep accom­pa­g­nées de mélodies qui respirent le Moyen-Orient — men­tion spé­ciale pour le seul morceau inédit de l’al­bum “How To Cheat” d’Au­tar­kic remixé par Red Axes. Les frères Lip­sky de Sim­ple Sym­me­try nous plon­gent, quant à eux, dans des atmo­sphères plus lour­des et hyp­no­tiques tan­dis que TCP —  pour Tony Carey Project — nous embar­que sur un sen­tier funk à souhait avec “Twon­ga”.

Chad Van­Gaalen — Light Infor­ma­tion [Sub Pop / [PIAS]]

Etre père m’a ouvert à de nou­velles per­spec­tives, à un nou­veau type de prise de con­science à tra­vers inter­net notam­ment. Je n’ai pas gran­di tant que ça et c’est sans doute ce qui me rap­proche égoïste­ment de mes enfants”, racon­te l’artiste cana­di­en à l’oc­ca­sion de la sor­tie de son album. Sur Light Infor­ma­tion, il mul­ti­plie encore une fois les cas­quettes. Il écrit, joue, pro­duit et illus­tre même sa pochette. D’un folk-rock, auquel s’a­joute par moment des nappes élec­tron­iques, Chad Van­Gaalen nous envoûte facile­ment de sa voix pop, entre bal­lade (“You Fool”), pépite rock “à l’anglaise” (“Gold­en Ocean”), qui atteint net­te­ment son apogée sur “Old Heads”. 

 

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