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©Dan Medhurst
5 février 2021

🔊 Ce nouvel album de Bicep aurait dĂ» tous nous rendre fous en live

par Tsugi

C’Ă©tait l’un des albums les plus attendus de la scĂšne Ă©lectronique : Isles de Bicep est enfin en Ă©coute. AprĂšs en avoir devinĂ© son ADN avant sa sortie, petit extrait de notre entretien avec le duo irlandais, Ă  paraĂźtre dans son intĂ©gralitĂ© le 5 fĂ©vrier dans le Tsugi 137 : Bicep, la house prend feu (maintenant disponible en kiosque et Ă  la commande en ligne).

Blogueurs fauchĂ©s il y a moins de 10 ans, les Bicep se sont imposĂ©es ces derniĂšres annĂ©es comme la principale force de frappe live de la scĂšne Ă©lectronique britannique, reprenant le flambeau des Chemical Brothers. Une ascension irrĂ©sistible que seule une pandĂ©mie pouvait freiner. EnfermĂ© dans son studio londonien depuis plusieurs mois, le duo nord-irlandais n’a qu’une hĂąte : prĂ©senter son nouvel album en concert.

Par GĂ©rĂŽme Darmendrail

De la musique underground. À proprement parler. De l’autre cĂŽtĂ© de l’écran, Matt McBriar se saisit de son ordinateur, afin que sa webcam puisse balayer la piĂšce dans laquelle il se trouve en compagnie d’Andy Ferguson. Sous une lumiĂšre rose violacĂ©e, qui pourrait laissait penser qu’on y cultive de l’herbe ou qu’on y vend du plaisir pour pas cher, une multitude de synthĂ©tiseurs, sĂ©quenceurs et boĂźtes Ă  rythmes tapissent les murs, soigneusement accrochĂ©s. Un Ă©quipement qui ferait sans doute saliver bon nombre d’aspirants producteurs, mais ce n’est pas cela que Matt cherche Ă  nous montrer. « Comme tu peux voir, il n’y a pas de fenĂȘtre ! lance-t-il en souriant. C’est lĂ  oĂč on a passĂ© une bonne partie de l’annĂ©e, sous terre, Ă  faire de la musique. » Cinq jours par semaine, de 10 h Ă  18 h, rĂ©glĂ©s comme des employĂ©s de bureau. Ils ne s’en plaignent pas. Dans le monde d’avant, lorsqu’ils n’étaient pas en tournĂ©e, ils s’astreignaient dĂ©jĂ  Ă  pareille routine.

« On a passĂ© une bonne partie de l’annĂ©e sous terre, Ă  faire de la musique. »

Le studio est situĂ© dans le quartier branchĂ© de Shoreditch, dans l’East End londonien, Ă  une quinzaine de minutes de leurs domiciles respectifs. « Ça nous donne une rĂ©gularitĂ©, une rigueur, qui nous permet d’avancer, explique Matt, le plus volubile des deux, dont le teint pĂąle et les cheveux blonds qui tirent vers le roux trahissent ses origines irlandaises. Mais Ă©videmment, les concerts nous manquent. » La rĂ©flexion pourra sembler paradoxale de la part d’un groupe dont la renommĂ©e s’est d’abord forgĂ©e en ligne, il y a un peu plus de dix ans. Une autre Ă©poque, il est vrai, quand les blogs musicaux, pas encore dĂ©boulonnĂ©s par les plateformes de streaming, vivaient la fin de leur Ăąge d’or. Celui de Matt et Andy, crĂ©Ă© en 2008, s’appelait Feel My Bicep. Un nom choisi pour son cĂŽtĂ© absurde et parce qu’il sonnait italo-disco, l’un des genres musicaux explorĂ©s par les deux blogueurs, en quĂȘte de titres rares et dĂ©calĂ©s, influencĂ©s alors par Optimo, duo Ă©cossais connu pour sa propension Ă  faire danser les gens sur des pĂ©pites mĂ©connues…

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Retrouvez la suite de notre entretien avec Bicep dans le Tsugi 137, disponible en kiosque et en ligne

 

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