Chronique & écoute : Maxime Dangles — Resilience

Si la tech­no a effec­tué son grand retour en France, avec son lot de nou­veaux et tal­entueux artistes, ne per­dons pas de vue ses acteurs his­toriques pour autant. Antoine alias Elec­tric Res­cue et son label Skryp­töm en font par­tie, tout comme Maxime Dan­gles qui signe aujourd’hui le pre­mier long for­mat de la struc­ture. Ce dernier, que l’on a con­nu pro­duisant de la tech­no mélodique “sud­iste” sur Scan­di­um et Kom­pakt, puis de la min­i­male pro­gres­sive pas tou­jours très fine, sur Bedrock notam­ment, revient aux fon­da­men­taux tech­no. Autant le dire d’emblée, ce pre­mier album est une excel­lente sur­prise. D’une part parce que après dix années de pro­duc­tions inten­sives notre homme maîtrise son sujet. Plusieurs petites bombes parsè­ment le disque comme le min­i­mal­iste “Rough”, le deep “Doctor’s Rule” ou les épiques “Ven­tricule” et “Resilience” que l’on imag­ine bien rav­ager un dance­floor pen­dant le peak­time.  Et d’autre part, parce que lorsqu’il s’écarte du car­can “four on the floor” et emprunte des voies plus breakées aux sonorités élec­tron­i­ca, Maxime s’en sort là aus­si avec les hon­neurs. On pense notam­ment aux oniriques “VII”, “Bor­der­land”, “Burn”, ou encore “Pres­sure” aux faux airs de Plaid. Les bons albums de tech­no sont rares. Les bons albums de tech­no française encore plus. (Nico­las Bresson)

 

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