Chronique et écoute : Ron Trent presents “Prescription : Word, Sound & Power”

Extrait de Tsu­gi 99, disponible en kiosque ou à la com­mande ici

Au risque de solil­o­quer, on ne louera jamais assez le rôle de la struc­ture néer­landaise Rush Hour dans l’exhumation de pans entiers de l’histoire de l’électronique nord‐américaine. Après Elbee Bad, The Bur­rell Broth­ers, Vir­go Four, Antho­ny Shake Shakir ou Ken­ny Larkin, Rush Hour se met aujourd’hui au ser­vice de Pre­scrip­tion, l’essentiel label mon­té par Ron Trent et Chez Dami­er en 1993 et qui, en presque six ans d’existence, a peut‐être signé les plus beaux titres de la house de Chica­go. Répar­tis sur six vinyles, les vingt‐quatre morceaux se con­cen­trent prin­ci­pale­ment sur les pro­duc­tions de Ron Trent, en solo (et sous ses mul­ti­ples pseu­dos) ou en col­lab­o­ra­tion avec Chez Dami­er (le sub­limis­sime “Some­times I Feel Like”) ou Antho­ny Nichol­son (l’incroyable odyssée de “Night Places Dark­ness Upon The Earth”, sous le nom de Warp Dub Sound Sys­tem), sans jamais répon­dre à la ques­tion qui taraude (et divise) les fans de Ron Trent depuis 20 ans : est‐ce de la house ou de la tech­no ? Qu’importe, Ron Trent et le son de Pre­scrip­tion restent iné­galés.

Ron Trent présents Pre­scrip­tion : Word, Sound & Pow­er (Rush Hour), par Ron Trent, sor­ti le 20 févri­er.

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