Chronique : King Of The Mountains — Zoetrope

En moins d’un an, les cofon­da­teurs des excel­lents Work­ing For A Nuclear Free City ont sor­ti cha­cun leur album solo, dont le con­traste styl­is­tique illus­tre aus­si bien la richesse de leur tra­vail com­mun que la dis­tance les séparant désor­mais. Si Gary McClure a pris un virage très acous­tique, Phil Kay s’est lancé à corps per­du dans l’électronique.

Musi­cien expéri­men­té, il parvient à créer un disque des plus agréables, sans pour autant trou­ver sa voie. Ceci dit, mon­sieur a très bon goût : pour com­mencer, “Undone” et “Sur­round­ed” rap­pel­lent rien moins que Cari­bou et Hold­en. Plus loin, “Stranger Things Have Hap­pened” sem­ble avoir été emprun­té à Mino­taur Shock. Pour finir, dif­fi­cile de ne pas voir “Zebra Girls” à tra­vers le prisme de Boards Of Cana­da, ou d’écouter “Zoetrope” sans penser aux dernières pro­duc­tions de Jon Hop­kins. Jou­et optique inven­té en 1834, le zootrope se fonde sur la per­sis­tance rétini­enne pour don­ner l’illusion de mou­ve­ment. De même, King Of The Moun­tains occupe bien l’espace, mais ne fait pas avancer le schmil­blick. De quoi patien­ter avant le retour de Work­ing For A Nuclear Free City, néan­moins. (Benoît Repoux)

Zoetrope (Melodic/La Baleine)

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