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23 août 2012

Chronique : Usthiax – MMXI

par rédaction Tsugi

Protégé de Charlélie Couture, Usthiax n’avait pas convaincu tout le monde avec son premier disque, suite malhabile de “folk songs à la (variété) française” inspirées, mais qui sonnaient creux. Il devenait donc urgent de s’encanailler après son Bleu Palpitant qu’on aurait plus volontiers retrouvé sur une playlist France Bleu Provence que sur le Bleu Pétrole de Bashung sorti au même moment. Usthiax avait prévu de rebondir en deux étapes : d’abord s’attacher les services électroniques de Nasser, pour remettre la chanson française dans l’air du temps. Puis brancher les guitares pour, du même coup, “changer l’eau en vin”. Résultat : de petits poèmes en prose arrosent ce nouvel album plus sophistiqué (“Mes Paumes nues”), voire hybride, et en cela captivant. Le chanteur parle de superficialité sur une production clubbesque (“Belles Photographies”), ose le beat électro (“Je pars”), puis s’en va tant puiser dans l’efficacité de JP Nataf que dans la radicalité de Dick Annegarn (“Seed”). On trouvera bien à redire sur “Narcisse” ou “Je sens mille sangs” mais globalement cet album révèle, sans abuser d’artifices, son lot de belles pierres brutes. Ce MMXI – traduisez, 2011 – est un joli sursaut qui laisse présager d’une suite alléchante. (David de Araujo)

MMXI (Washo Washa/Warner)

 

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