Clone Records réédite un hommage à Kraftwerk par le fondateur de Drexciya

Les fans de Drex­ciya peu­vent se frot­ter les mains. La pre­mière réédi­tion vinyle d’Eleck­troids est sor­tie dans un pop-up store du label Clone à l’oc­ca­sion de l’ADE (Ams­ter­dam Dance Event). Depuis presque dix ans, Clone Aqualung Series met un point d’hon­neur à faire revivre la légende Drex­ciya en repres­sant dif­férents dis­ques du groupe fondé à Détroit en 1989, ain­si que tout un tas de pro­jets par­al­lèles de ses deux fon­da­teurs, James Mar­cel Stin­son et Ger­ald Car­oll Don­ald. Après Zerka­lo, Der Zyk­lus, Glass Domain, L.A.M., Clarence, Zwis­chen­welt, et Jack Peo­ple pour ne citer qu’eux, c’est au tour d’un autre alias porté par James Stin­son d’ap­pa­raître dans le cat­a­logue du label de Rot­ter­dam.

Sor­tis sur Warp en 1995, l’EP Kilo­hertz (ci-dessus) et l’al­bum Eleck­troworld (ci-dessous) ont longtemps sus­cité des ques­tions quant à leur(s?) compositeur(s?). Dès la sor­tie de Kilo­hertz, il était déjà pos­si­ble de percevoir les prémices d’un trolling en règle. Présen­tés comme un quatuor âgé d’en­tre quinze et vingts ans dont le père est élec­tricien, les jeunes améri­cains ont pour prin­ci­pal intérêt les femmes aux larges fessiers — restons polis — et les camions décem­ment sonorisés posés sur de gros pneus. Dieu serait par ailleurs leur moti­va­tion musi­cale prin­ci­pale… Un peu plus sérieuse­ment, on note que James Stin­son était chauf­feur routi­er par­al­lèle­ment à sa qual­ité de pro­duc­teur de musique, le petit clin d’oeil était donc bien là depuis le départ.

Accom­pa­g­nant l’al­bum Eleck­troworld sor­ti à peine deux mois plus tard, le sec­ond com­mu­niqué de Warp présente l’u­nique long for­mat du groupe comme un hom­mage per­son­nel aux pio­nniers de l’ ”electro-disco-beat”; Kraftwerk. On com­prend un peu mieux, mais cette jolie his­toire frater­nelle reste énig­ma­tique. Ce n’est qu’en 2008, à l’oc­ca­sion d’une réédi­tion CD de l’EP Kilo­hertz que l’i­conique label de Sheffield a men­tion­né la par­tic­i­pa­tion de James Stin­son, et en y inté­grant une piste cachée qui n’é­tait finale­ment autre que Tri­an­gu­lar Hydro­gen Strain, présente sur le pre­mier album de Drex­ciya — Nep­tune’s Liar — sor­ti en 1999. À ce jour, on ne sait tou­jours pas grand chose quant aux qua­tre frères, sinon que les âges annon­cés était faux puisque Stin­son avait 26 ans en 1995.

Qu’im­porte, les mys­tères liés à Drex­ciya en font aus­si le charme…

L’EP Kilo­hertz est disponible ici, et le retour dans les bacs de l’al­bum Eleck­troworld est immi­nent.

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